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Dernières préparations du bois

Cette première semaine de juin s’est vue être la dernière quant à la préparation du bois.

En effet, il restait quelques pièces de bois à scier, raboter et façonner en raison de la panne survenue sur la scierie la semaine précédant le deuxième transport.

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Le moteur ayant été changé la dernière semaine de mai,

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j’ai pu scier :

– une centaine de couvre-joints,

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– une trentaine de m² de plancher,

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– 25 m² de planche pour faire du lambris.

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Mais là encore une surprise, le nouvel arrivage de grumes se faisant tarder, Nicolas pour honorer sa clientèle, a dû scier les deux grumes que j’aurais dû travailler le mois dernier.

Cependant, une livraison de cèdre étant arrivée, j’ai fini avec cette essence de bois.

Le cèdre ne pose pas de problème :

– de classe 3 comme le douglas,

– sa densité est 1/3 supérieur au douglas environ 750 kg/m3,

– son tanin curry clair,

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Et voilà, vendredi en milieu de matinée c’est terminé, tout est sur la remorque.

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Quoiqu’en disant tout est terminé, attendons que toutes les pièces de ce gigantesque puzzle soient assemblées pour affirmer qu’il n’y a plus besoin de bois.

La semaine prochaine, c’est reparti pour 4 semaines de chantier pour finir la sous face du plancher, réaliser le bardage extérieur, avancer la mise en place des fluides et plus si affinité….

Fin juin le bâtiment devrait avoir pris une nouvelle dimension.

 

 

 

Finalisation du sciage

Après 11 jours de montage,

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avec Philippe nous sommes redescendus dans l’Aude pour y passer quelques semaines durant lesquelles le travail de sciage se poursuit.

Dans un premier temps il m’a fallu reprendre la feuille de coupe et y rajouter certains détails qui sont apparus lors du montage, suite à des modifications pour des raisons techniques ou d’esthétisme, voir d’oublis.

En effet, gérer un tel projet de A à Z seul, reste particulièrement complexe et certains détails apparaissent au fur et à mesure de son avancement.

Pour le moment je ne me plaind pas, car aucune grosse ou mauvaise surprise n’est venue perturber la réalisation.

mauvaise surprise

Pendant ces 5 semaines il faudra réaliser près de 1200 pièces de bois, dans diverses longueurs, largeurs et épaisseurs :

– sciage,

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– rabotage, délignage,

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– rainurage, bouvetage,

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Puis le 26 avril nous procèderons au chargement de la deuxième et dernière semi-remorque, avec pour l’essentiel de la volige, du bardage et du lambris.

L’important c’est que de semaines en semaines :

–  le stock de grumes diminue,

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– celui de pièces de bois sciées, mais en attente de finition, circule,

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– quant à celui de pièces de bois finies, il augmente.

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Aller, encore deux petites semaines et le sciage devrait être fini.

Livraison à Montjoyer le 29 avril au matin.

Babeth prépares le terrain, on arrive.

 

 

 

 

Album photos

La structure étant pratiquement assemblée, un petit rappel en images:

2 perspective est  3 terrain

Début 2013 la carte communale est approuvée par la préfecture,

projet final masse      3D sud 2

l’engagement sur le terrain pris, la conception et la finalisation du projet peuvent se réaliser,

foret de belesta 7

Juillet 2013 visite sur les lieux de la coupe en forêt de Belesta,

mise à niveau de la plate forme 3 coulage beton 3

Août 2013 terrassement, fondations et réalisation des murs de sous-bassement,

alimentation de la limite à la maison SAM_3244 SAM_3310

Septembre 2013 VRD et finalisation des murs de sous-bassement,

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Mi-septembre 2013 livraison des grumes pour l’ossature,

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Fin septembre début du sciage,

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Novembre, réalisation de la structure sous forme de caissons,

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Janvier 2014 livraison du Douglas après 2 mois d’attente en raison des pluies,

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Samedi 01 mars 2014, chargement pour un premier transport,

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Mardi 04 mars 2014, déchargement sur les lieux du chantier,

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Mercredi 05 à vendredi 07 mars 2014 montage de la structure du plancher,

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Lundi 10 à vendredi 14 montage de la structure verticale « murs »,

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Lundi 17 à mercredi 19 mars 2014 montage de la structure de toiture.

Et voilà où nous en sommes fin mars 2014 :

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l’équarissage et le sciage d’une grume en vidéos

L’équarissage consite à tailler quatre faces à angles droits dans une grume.

La grume est positionnée sur le banc de sciage puis calée contre les béquilles à l’aide des chandelles à vis.

Les premiers passages permettent d’obtenir en fonction de la décroissance,  les dosses (partie arrondie du tronc), puis des planches dans l’aubier.

Ces planches demandent à être délignées afin d’avoir leurs bords rectilignes.

Vidéo : sciage d’une grume face 1 :

Tourner manuellement la grume demande un effort considérable en cas de gros diamètre.

Il peut être utilisé un tourne-bille rendant la manoeuvre bien plus aisée.

Pour cette manoeuvre, positionner le tourne-bille à l’une des extrémités de la grume, s’assurer que la griffe pénètre bien le bois, puis faire pivoter la grume en manoeuvrant d’un quart de tour l’outil.

La grume est appuyée contre la béquille puis maintenue à nouveau avec la chandelle à vis.

Vidéo : tournage d’une grume face 2 :

Vidéo : sciage d’une grume face 2 :

Ce sciage, permet d’obtenir le premier angle droit ainsi que le délignage d’un côté des planches obtenues.

Il faut également dans cette phase, commencer à calibrer la pièce de bois en cours d’équarissage.

Vidéo : tournage d’une grume face 3 :

Vidéo : sciage d’une grume face 3 :

Ce travail sur la grume, permet d’obtenir un deuxième angle droit ainsi que deux faces de grume opposées et parallèles.

Il faut dans cette phase, calibrer la hauteur séparant les deux faces opposées de la pièce de bois en cours d’équarissage qui servira soit de retombée,

calibrage de l'équarissage

soit de hauteur dans laquelle sera débitée l’épaisseur des planches.

Vidéo : tournage d’une grume face 4 :

Vidéo : sciage d’une grume face 4 :

Cette étape, permet le dernier calibrage, puis le sciage des pièces de bois dans leur épaisseur.

Et voila, à la suivante…….

Comptabilité du sciage

Comme je vous en ai informé dans un article précédent, en début de sciage, la méthode choisie pour le comptage des pièces de bois sciées m’avait empêché de dormir pendant trois nuits et il m’a fallu ensuite plusieurs jours pour refaire le point et trouver une gestion bien plus simple et précise.

la reflexion

Alors je vais vous en faire profiter, bien qu’il y en ai certainement d’autres, mais après avoir réfléchi sur plusieurs possibilités c’est celle-ci que personnellement, je retiendrai pour mon prochain projet.

à moins que  idée je trouve mieux…..

Avec la livraison des fustes, le forestier remet la liste de cubage sur laquelle pour chaque fuste est attribué :

– un numéro,

– une longueur,

– un cubage.

Fiche cubage bois 2 090913           Fiche cubage bois 1 090913

A partir du numéro et des mensurations de la fuste,

mensurations

il peut en être tiré des sections pour la réalisation de montants, lisses, entretoises, traverses, bardages, voliges etc……

Tableaux de référence :

Avant toutes choses, l’ensemble des pièces de bois doivent être recensées :

– pour l’habitation :

long bois habitation 1 long bois habitation 2 long bois habitation 3

– pour le garage :

long bois garage 1long bois garage 2

Tableaux de comptage :

Le premier tableau concerne la gestion du sciage de chaque grume. Il s’agit du comptage journalier.

Dans ce tableau, doit ressortir :

– les retombées,

– les longueurs,

– les épaisseurs,

– la superficie pour la volige.

comptage journalier

Pour chaque grume il suffit de reporter les pièces de bois réalisées.

Le deuxième tableau reprend le sciage de chaque semaine et permet une vision plus globale.

En cours de sciage cela permet de faire le point sur les pièces de bois qui pourraient ne pas avoir été réalisées en raison de grumes trop petites soit en diamètre, soit en longueur.

En fin de sciage l’ensemble des semaines peut être comptabilisé rapidement, leurs longueurs additionnées par catégorie et celles-ci comparées avec les longueurs additionnées dans le tableau de recensement des pièces de bois (tableau de référence).

comptage hebdomadaire

Toutefois, ce n’est pas parceque l’on dispose de la longueur additionnée, que l’on pourra réaliser toutes les pièces de bois indispensables à la construction.

D’autant plus que lorsque vous commandez des grumes à un forestier, celui-ci ne fait pas d’épicerie.

En effet, le forestier et le transporteur s’ils ne sont pas les mêmes, rentabilisent le transport avec des longueurs correspondant au véhicule utilisé (camion simple, camion + remorque, grumier), mais ces longueurs, ne sont pas toujours adaptées à vos dimensions.

Ce qu’il faut savoir :

– plus les grumes seront longues, moins vous risquerez d’avoir de la perte, mais faut-il encore pouvoir les stocker, car pour les travailler il suffit de les couper aux dimensions adaptées au projet.

– les grumes de 4 m sont difficilement gérables et mal adaptées à la construction de caissons pour des hauteurs sous plafond « normalisées ».

Bien que dans notre cas nous en avions beaucoup, je suis arrivé à pratiquement zéro perte, mais avec quelques noeux au cerveau. Peut être que notre projet par le plus grand des hazards s’adaptait bien aux grumes. Cependant, des grumes de 5 à 6 mètres auraient simplifié bien des choses.

Le troisième tableau quant à lui, recense l’ensemble des pièces finies destinées à la construction.

C’est en remplissant ce tableau que l’on voit si toutes les pièces ont été réalisées

comptage raprochement des pièces

Le quatrième tableau quant à lui, est déstiné à la gestion principale des sections qui seront utilisées pour l’extérieur tel le bardage, le plancher de la terrasse, les solives sous terrasse, les poteaux, tableaux de fenêtres, les planches de rives et autres pièces de bois, ainsi que pour les pièces non réalisées en fin de premier sciage (6 solives de 0.25 x 0.045 x 5.20 m pour le plancher et 10 solive de 0.30 x 0.045 x 6.10 m pour la toiture).

comptage douglas

Les colonnes de droites sont complétées en fonction du nombre de jours nécessaires à la réalisation du bardage.

Je pense que sur un tel projet, la gestion globale du bois reste le poste le plus complexe et délicat à gérer.

Il reste particulièrement important d’y apporter une attention et une précision toute particulière.

Les supports doivent être simples et tenus à jour avec la plus grande minutie.

Conception des caissons A

Les caissons A sont au nombre de 12, dont un en mur de refend séparant la partie jour (salon-salle à manger et cuisine) et la partie nuit (chambres, salle d’eau et wc).

Ils seront utilisés pour les façades Nord (9), Est (2) et pour une partie du mur de refend (1), l’autre partie de ce mur sera réalisé en pierre, comme mur d’inertie afin d’emmagasiner la chaleur produite par le poêle à bois et son système de récupération de chaleur, l’intégrant comme face arrière.

La première étape consiste à acheminer les sections de bois jusqu’à l’aire couverte où seront fabriqués les caissons.

Puis, le bois est  positionné sur le banc de la scierie pour être raboté à la cote souhaitée, soit dans notre cas : 0.25 m.

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Pour cela, au moment du sciage il faut prévoir de garder la marge pour le rabotage.

Celle-ci doit tenir compte de la précision du sciage qui peut en fonction des lames, présenter quelques défauts. Cependant 1 cm ou 1.5 cm permet les corrections.

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Les pièces rabotées, sont sciées aux dimensions d’assemblage.

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Là, c’est moi. Je serai rarement sur les pages, car en général, je prend les photos.

Les caissons A sont les plus simples, mais ils représentent environ 1 tiers du travail.

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Leurs dimensions sont celles de base : largeur 2.40 m, hauteur 2.75 m et profondeur 0.25 m.

Ils se composent de :

– 2 extrémités de 2.40 m qui seront en contact avec les lisses basses et hautes,

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– 6 montants de 2.65 m,

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– 10 entretoises dont 8 de 0.43 m et 2 dont les dimensions peuvent varier en fonction des épaisseurs réelles des montants.

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Concernant le caisson qui doit être placé comme mur de refend au droit du plan de travail de la partie cuisine, je vais profiter des espaces entre montants et entretoises pour faire des volumes de rangement.

Pour cela, j’ai supprimé un montant, et rajouté un niveau d’entretoises.

caisson cuisine

Une fois les pièces sciées, elles sont posées au sol pour être assemblées.

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les extrémités sont clouées aux montants avec 3 pointes. 2 de 140  et une de 110.

Le DTU prévoit pour un assemblage par pointes (torsadées, crantées ou annelées), 2 points pénétrant la pièce d’au moins une fois l’épaisseur de la dernière pièce assemblée.

Dans notre cas, les pièces faisant 45 mm, nous pourrions utiliser des pointes de 90.

Nous commençons l’assemblage des extrémités basse et haute aux montants extérieurs.

Après avoir assemblé la périphérie et avant la fixation des entretoises, un premier contrôle avec une équerre de bonnes dimensions, permet la correction des perpendiculaires.

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Puis nous fixons les entretoises aux montants en prenant soin d’avancer des extérieurs au centre.

Des piges permettent d’obtenir le positionnement des entretoises.

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L’équerre permet de placer l’entretoise correctement.

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Pour finir, nous clouons les extrémités aux montants.

L’assemblage terminé, un nouveau contôle permet de vérifier que l’ensemble est resté bien d’équerre.

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260 kg représentent le poids moyen d’un caisson.

Pour les manutentionner, il faut soit être très fort soit être malin. J’ai donc fait le choix d’être malin, car lorsque je me retrouve seul…..

Le stockage doit être fait de niveau, car il faut éviter les déformations.

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Deux madriers positionnés à l’horizontale au moyen de cales sont mis en place.

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Les caissons sont empilés les uns sur les autres, séparés par des rabelettes.

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Avec Yohan, dans la journée de mercredi et 08 heures de travail chacun, nous avons réalisé 4 caissons. Avec celui d’hier, cela représente pratiquement la moitié de ce type.

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La journée de jeudi nous a permis d’en fabriquer 05 sur 8 heures.

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Vendredi je me suis retrouvé seul, fait 6 heures et réalisé 2 caissons, dont celui de la cuisine.

Le soir, les 12 caissons de type A sont terminés et empilés.

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La semaine prochaine, lundi, nous reprendrons par les caissons G, G’ et H.

Le sciage quatrième semaine

La semaine quatre a vu la fin du sciage de la première livraison, soit 44,434 m3 brut.

Elle a permis d’affiner le sciage de certaines fins de série et plus particulièrement celles des pièces de 0.20 de retombée.

D’ autant que les grumes restantes étaient les plus petites en diamètre.

Cette semaine j’ai bossé seul sur quatre jours et environ 40 heures.

j’ai même découvert la mise en oeuvre de la mimi-pelle.

mini pelle

En autodidacte forcément, suite à une anecdote.

Allez, je raconte.

Cette semaine j’ai bossé seul car Nicolas avait du travail par rapport à son entreprise et, jeudi matin avant de partir, il devait me préparer des grumes à côté du banc de sciage.

Grumes que je devais faire rouler pour leur mise en place.

Cependant, pris par le temps et comme il devait se rendre chez un client avec son tracteur lourd (1hre et demi de route) pour effectuer certains travaux, il en a profité pour me faire gagner du temps de me déplacer les voliges avec son puissant outil. Mais le monstre rugissant et soucieux de se rendre sur son chantier, il parti à l’issue, sans que ni lui, ni moi, nous nous préoccupions de la préparation des grumes.

C’est alors qu’arrivé sur mon aire de travail je vis le petit tracteur, la mini-pelle à l’emplacement des grumes et bien évidemment les grumes sur leur aire de stockage.

Il ne me restait qu’une chose à faire : apprendre à le métier de pelliste.

Le travail réalisé :

– environ 170 m² de volige brute, délignés

– 1 pièce de bois de 0.30 x 0.045 x 4 m

– 7 pièces de bois de 0.30 x 0.032 x 4 m

– 33 pièces de bois de 0.25 x 0.045 x 4 m

– 9 pièces de bois de 0.25 x 0.032 x 4 m

– 18 pièces de bois de 0.20 x 0.045 x 4 m

– 6 pièces de bois de 0.20 x 0.032 x 4 m

– 10 pièces de bois de 0.30 x 0.045 x 4 m

et voila le travail :

stock 4eme semaine stock 4 éme semaine 2

La semaine 5 va voir le début de la construction des caissons d’ossature.

Le sciage troisième semaine

Donc, les semaines se suivent et se ressemblent, sauf pour les stocks.

En effet et heureusement, chaque jour, voit le stock de grumes diminuer et celui des pièces de bois augmenter.

En fin de semaine, nous avons fait sur 4 jours environ 70 heures à deux.

Le travail réalisé :

– environ 100 m² de volige délignés brute,

– 10 pièces de bois de 0.30 x 0.045 x 4 m

– 41 pièces de bois de 0.25 x 0.045 x 8 m

– 4 pièces de bois de 0.20 x 0.045 x 8 m

– 37 pièces de bois de 0.20 x 0.045 x 4 m

Les pièces réalisées en cette fin de semaine permettent de faire un point sur la deuxième livraison de bois, car il reste en attente environ 12 m3 de douglas et 15 m3 d’épicéa.

Les estimations faites à la base ont été relativement bonnes et le bois exploité au maximum permet de tenir les chiffres. Mais attention, je ne garde pas que les pièces de bois aux quatre faces parfaites,sinon il faudrait revoir à la hausse le volume de grumes d’environ 25 bon %, avec une contrainte liée au diamètre de celles-ci pour les pièces de 0.30 m de retombée.

Demain, samedi 12 octobre avec Nicolas, nous allons voir une coupe en forêt pour du Douglas, car il n’est pas simple de trouver de cette essence dans le coin.

La visite de la coupe n’a pas été convaincante. Il n’y avait que 7 Douglas de bonne consistance parmi d’autres épicéas et petits Douglas, alors qu’il en faut le double. Il n’est donc pas rentable de prendre cette coupe, car il faudrait l’acheter et la couper dans sa totalité.

Cependant, de retour, nous sommes passés voir du Douglas coupé par Nicolas il y a trois ans (à la bonne Lune bien sûr) et toujours en zone d’attente. Nous avons donc fait une proposition d’achat au propriétaire qui avait un projet avec, mais qui pourrait accepter de s’en séparer d’une partie.

A suivre….

Le sciage deuxième semaine

Les deux soucis de la première semaines sont en partie résolus.

Pour ce qui est du transport de chez Nicolas à chez moi, il ne se fera pas. Nicolas m’a proposer de fabriquer les caissons chez lui, ce qui évite un transport retardant la fabrication, mais qui permettra l’accès facile ainsi que le chargement rapide et aisé de la semi-remorque sur le site ,contrairement à chez moi.

Concernant la gestion des pièces sciées, il est préférable de tenir à jour une comptabilité précise au jour le jour et surtout dès le premier coup de scie.

Dans mon cas, je suis parti complètement de travers et pour reprendre les choses correctement, ça a été la croix et la bannière, mais je ferai un article sur la manière qui me semble adaptée pour le suivi du sciage.

En fin de semaine avec Nicolas, nous avons totalisé 80 heures à deux.

Le travail réalisé :

– environ 100 m² de volige brute, délignés

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– 20 pièces de bois de 0.30 x 0.045 x 8 m

– 41 pièces de bois de 0.25 x 0.045 x 8 m

– 33 pièces de bois de 0.20 x 0.045 x 8 m

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– 10 pièces de bois de 0.30 x 0.045 x 4 m

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Allez, je reviens en semaine trois.

Réalisation de la Volige, du Bardage, du Plancher…..

Au cours du sciage, pour obtenir des pièces de bois d’ossature, nous réalisons des sections de plus faibles épaisseurs en tournant la grume afin de confectionner les 4 façes planes de cette dernière (voir article sur le sciage d’une grume).

Après avoir retiré les dosses, nous réalisons des planches qui dans notre cas font 0.023 m d’épaisseur et qui serviront à confectionner l’ensemble des pièces pour :

– la sous face du plancher,

– la volige de toiture,

– le bardage intérieur pour les murs et le plafond.

Il sera procédé à l’identique pour le bardage extérieur mais en Douglas, jusqu’à la réalisation des pièces de section importantes, puis les grumes seront travaillées en totalité pour le bardage et le plancher de la terrasse.

Dans un premier temps, les planches issues du sciage sont mises de côté.

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Lorsqu’il y en a suffisamment, les planches sont positionnées sur le banc de sciage et maintenues entre elles avec un serre-joint.

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Le délignage peut commencer.

Pour cela, il faut définir la largeur des pièces de bois finies en tenant compte du passage à la corroyeuse afin d’obtenir un produit fini.

Pour notre projet nous envisageons des largeurs de 0.20, 0.16, 0.12,0.08 m. Cela permet d’obtenir un panachage et également de limiter les pertes en bois, car si vous n’envisagez que des pièces de 0.15 m de large, un nombre considérable de planches seront perdues, tout au moins pour la construction.

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Les planches sont retirées ou tournées au fur et à mesure des passages jusqu’à ce que leurs deux champs (de l’épaisseur) soient corrects.

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Dans notre cas, les voliges supérieures à 0.20 m, soit les 0.24, voir les 0.28, sont mises de côté pour être repassées à 0.16 (pour les 0.28) afin d’obtenir une volige de 0.16 et une de 0.12 et à 0.12 afin obtenir deux voliges de 0.12 (pour les 0.24)

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Une fois les deux côtés délignés, les voliges sont sorties du banc,

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pour être stockées.

Entre chaque rangée de volige, des rablettes sont mises en place pour permettre à l’air de circuler et de compléter le séchage.

Le tracteur permet le transfert de la zone de sciage à celle de stockage.

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l’ensemble des « chutes » est transformé soit :

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– en rablette, pour dans un premier temps permettre la ventilation entre les rangées de voliges ou autre pièces de bois, puis par la suite pourront trouver un usage en fonction de l’imagination de chacun……

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– en tasseaux ou autres pièces à usage divers,

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– comme combustible pour la cheminée ou le barbecue.

cochon   et bien dansle boisc’est la même chose

En effet, le bois c’est comme le cochon, tout se consomme.

Le délignage fini, les « voliges » sont stockées pour permettre leur séchage.

Entre deux rangées de volige, des rablettes sont positionnées pour permettre le passage de l’air, faciliter le séchage et éviter le contact entre elles afin de supprimer l’apparition de champignons qui feraient pourrir le bois.

Le bois sera ensuite passé à la corroyeuse pour être mis aux côtes finales et raboté sur sa face visible et éventuellement travaillé en fonction des profils souhaités.