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Préparation de la volige

La semaine du 18 au 22 novembre a été consacrée à la préparation de la volige, en raison d’une panne survenue sur la scierie dès le lundi, alors que je sciais une grume.

En effet, la régulation (système qui évite au moteur de prendre du régime et donc de tourner trop vite) du moteur ne fonctionnant plus d’une part et utilisant un nouveau casque contre le bruit plus performant que l’ancien, je me suis fait avoir.

Il arriva donc ce qui devait arriver lorsqu’un moteur s’emballe :

Une soupape d’admission a transpercé la culasse.

percement soupape

Avec Nicolas nous avons mis en route la réparation :

– la culasse a été démontée pour permettre le rebouchage par brasure à l’aluminium, dans une entreprise spécialisée, et la remise en fonctionnement du moteur thermique.

– Nicolas qui envisagait de modifier sa scierie en a profité pour installer un moteur électrique sur le chassis. Dans tous les cas l’un comme l’autre, la scierie ne sera pas prête avant au moins le milieu de la semaine prochaine.

J’ai donc profité de cette mésaventure pour commencer la préparation des voliges en épicéa, qui serviront :

– à la couverture de l’habitation et du garage soit 220 m²,

– à la sous-face du plancher de l’habitation soit 100 m²,

– au plafond et habillage des murs de la buanderie située à l’arrière du garage soit 62 m².

La volige en attente de finition et issue du sciage des grumes d’épicéa, devrait pratiquement couvrir l’ensemble. Dans le cas contraire, elle sera complétée par de la volige en Douglas.

Il est vrai que dans un premier temps, j’avais envisagé de faire les voliges de couverture et de sous-face de plancher en OSB, mais l’idée a évolué sur de la volige plus naturelle.

Comme toujours la comptabilité est reine.

La volige :

– celle-ci se posera sans contrainte spécifique, à l’exception du fait que lorsque l’on prépare soi-même le bois et si l’on ne veut pas perdre le bois d’oeuvre, il faut accepter la contrainte des largeurs de volige.

Dans notre projet, les voliges seront posées bord à bord et calibrées suivant 4 séries (dimensions en mètre de la largeur) : 0.07,/ 0.11 / 0.15 / 0.195 .

Le bardage :

– celui-ci présentera 2 types de finition :

==> pour l’intérieur, il sera calibré aux mêmes séries que la volige, mais sera posé avec un assemblage à mi-bois. Il sera issu de la partie extérieure de la grume (avec de l’aubier).

assemblage à mi-bois

==> pour l’extérieur, il sera calibré en une seule série, certainement à 0.15 m mais cependant sur 4 longueurs en mètre afin de ne pas faire de raccord (pose à la verticale) : 4.5 / 4 / 3.3 / 2.6 posé bord à bord, mais avec un couvre-joint de 0.05 m. Il sera issu de la partie centrale de la grume afin de préserver la classe 3 naturelle du bois.

assemblage couvre-joint

Les tableaux ci-dessous détaillent l’ensemble des surfaces à couvrir en volige ou bardage.

compta volige bardage     compta 2

La réalisation de ce travail est un ensemble d’opérations qui consistent à dégrossir le bois sur toutes ses faces. Au début du 20ème siècle, le corroyage permettait cet usinage sans grande finition. Mais aujourd’hui, on obtient un degrès de finition relativement bon surtout si l’on parle de bois d’oeuvre pour le bâtiment.

La corroyeuse est une machine qui permet ce travail de dégauchissage, rabotage, délignage , sur les 4 faces en même temps.

En fonction des finitions ou assemblages souhaités, des fers permettent certaines formes.

   SAM_3681 avant l’usinage SAM_3682 entrée dans la corroyeuse

SAM_3683 sortie de la corroyeuse

SAM_3687 après l’usinage

Concernant la volige, l’usinage le plus important est le respect de la largeur des planches dans leur série, toutefois, l’épaisseur n’étant pas constante (défaut lié au sciage), j’ai calibré celle-ci à 18 mm pour donner une épaisseur plus régulière sans chercher le côté esthétique.

Cependant, pour les bardages ou le plancher extérieur, ceux-ci étant apparents non seulement la largeur constante devra être respectée, mais la finition de la face visible devra être soignée.

En fin de semaine après 4 jours et 28 heures de travail seul, j’ai passé dans la machine environ 450 pièces de bois, représentant près de 1750 ml et 255 m². J’aurais pu faire mieux, mais il fallait récupérer les planches sur l’aire de stockage puis les rapporter pour les ranger par série.

Lundi 25 et mercredi 27 j’ai fini la volige en Epicéa 6 heures de travail, 177 pièces de bois représentant  708 ml et 110

Total de volige en Epicéa : 366 m²  qui devraient couvrir l’utilisation prévue (à une dizaine de m² près qui seront complètés par du Douglas).

La scierie n’étant pas prête en raison de quelques mises au point suite à la mise en place du moteur électrique, je me retrouve donc au « chômage technique ».

La pluie s’étant arrêtée depuis mercredi, il est à espérer que le forestier ait pu débarder le reste des grumes du lieu de coupe afin de faire la livraison.

En attendant et heureusement, Nicolas a quelques belles grumes d’avance dans lesquelles je vais pouvoir scier. Cela représente un double avantage :

– pour lui, les grumes tournent et donc se renouvellent,

– pour moi, je peux continuer à avancer sans perdre de temps avec un bois encore plus sec.

Comme quoi, un projet réalisé de la source à la réception, présente bien des avantages, mais peu réserver bien des surprises…..

Il est important avant de commencer, de bien en prendre conscience et d’être en mesure d’assurer moralement, voir parfois financièrement, ces aléas, mais :

problème solution doit rester un des dictons maîtres de l’autoconstructeur.

Rabotage des solives de plancher et de toiture

Une fois l’ensemble des caissons de la partie habitation réalisés,

SAM_3612

je me suis attaqué au rabotage des différentes solives constituant :

– le plancher de l’habitation,

plan ossature plancher hab

– l’ossature de la toiture de l’habitation,

plan ossature toit hab

– le support de la toiture du garage.

plan ossature toit

SAM_3614

Au cours du sciage, il m’a fallu apporter une modification sur les solives du plancher, car malgrès la qualité des grumes, il n’a pas été possible de rester sur des retombées de 0.3 m, par conséquent, nous aurons des retombées de 0.25 m. Malgrès ce contretemps, nous restons sur une valeur de résistance de plancher à : 5 au lieu de 5.9, permettant toutefois de rester sur une valeur BEPOS 2020 (Bâtiment à Energie POSitive) :

valeur RT 2012

Les solives de plancher sont rabotées sur les parties supérieures, celles qui recevront le plancher,

Les solives de toiture sont rabotées sur les parties en sous face, celles qui recevront la volige de plafond,

Et toujours des petits tours de remorque pour aller de l’aire de stockage au banc de rabotage, puis une fois l’usinage fait, du banc à l’aire de stockage.

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Cette fin de semaine représente 24 heures à deux.

 

Conception des caissons A

Les caissons A sont au nombre de 12, dont un en mur de refend séparant la partie jour (salon-salle à manger et cuisine) et la partie nuit (chambres, salle d’eau et wc).

Ils seront utilisés pour les façades Nord (9), Est (2) et pour une partie du mur de refend (1), l’autre partie de ce mur sera réalisé en pierre, comme mur d’inertie afin d’emmagasiner la chaleur produite par le poêle à bois et son système de récupération de chaleur, l’intégrant comme face arrière.

La première étape consiste à acheminer les sections de bois jusqu’à l’aire couverte où seront fabriqués les caissons.

Puis, le bois est  positionné sur le banc de la scierie pour être raboté à la cote souhaitée, soit dans notre cas : 0.25 m.

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Pour cela, au moment du sciage il faut prévoir de garder la marge pour le rabotage.

Celle-ci doit tenir compte de la précision du sciage qui peut en fonction des lames, présenter quelques défauts. Cependant 1 cm ou 1.5 cm permet les corrections.

SAM_3487

Les pièces rabotées, sont sciées aux dimensions d’assemblage.

SAM_3505  SAM_3504

Là, c’est moi. Je serai rarement sur les pages, car en général, je prend les photos.

Les caissons A sont les plus simples, mais ils représentent environ 1 tiers du travail.

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Leurs dimensions sont celles de base : largeur 2.40 m, hauteur 2.75 m et profondeur 0.25 m.

Ils se composent de :

– 2 extrémités de 2.40 m qui seront en contact avec les lisses basses et hautes,

SAM_3495

– 6 montants de 2.65 m,

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– 10 entretoises dont 8 de 0.43 m et 2 dont les dimensions peuvent varier en fonction des épaisseurs réelles des montants.

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Concernant le caisson qui doit être placé comme mur de refend au droit du plan de travail de la partie cuisine, je vais profiter des espaces entre montants et entretoises pour faire des volumes de rangement.

Pour cela, j’ai supprimé un montant, et rajouté un niveau d’entretoises.

caisson cuisine

Une fois les pièces sciées, elles sont posées au sol pour être assemblées.

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les extrémités sont clouées aux montants avec 3 pointes. 2 de 140  et une de 110.

Le DTU prévoit pour un assemblage par pointes (torsadées, crantées ou annelées), 2 points pénétrant la pièce d’au moins une fois l’épaisseur de la dernière pièce assemblée.

Dans notre cas, les pièces faisant 45 mm, nous pourrions utiliser des pointes de 90.

Nous commençons l’assemblage des extrémités basse et haute aux montants extérieurs.

Après avoir assemblé la périphérie et avant la fixation des entretoises, un premier contrôle avec une équerre de bonnes dimensions, permet la correction des perpendiculaires.

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Puis nous fixons les entretoises aux montants en prenant soin d’avancer des extérieurs au centre.

Des piges permettent d’obtenir le positionnement des entretoises.

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L’équerre permet de placer l’entretoise correctement.

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Pour finir, nous clouons les extrémités aux montants.

L’assemblage terminé, un nouveau contôle permet de vérifier que l’ensemble est resté bien d’équerre.

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260 kg représentent le poids moyen d’un caisson.

Pour les manutentionner, il faut soit être très fort soit être malin. J’ai donc fait le choix d’être malin, car lorsque je me retrouve seul…..

Le stockage doit être fait de niveau, car il faut éviter les déformations.

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Deux madriers positionnés à l’horizontale au moyen de cales sont mis en place.

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Les caissons sont empilés les uns sur les autres, séparés par des rabelettes.

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Avec Yohan, dans la journée de mercredi et 08 heures de travail chacun, nous avons réalisé 4 caissons. Avec celui d’hier, cela représente pratiquement la moitié de ce type.

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La journée de jeudi nous a permis d’en fabriquer 05 sur 8 heures.

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Vendredi je me suis retrouvé seul, fait 6 heures et réalisé 2 caissons, dont celui de la cuisine.

Le soir, les 12 caissons de type A sont terminés et empilés.

SAM_3528      caissons fait semaine 5

La semaine prochaine, lundi, nous reprendrons par les caissons G, G’ et H.

Conception des caissons

Une fois le bois scié, la fabrication de l’ossature peut commencer.

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Plan de montage des caissons bas.

Il servira également au suivi de la fabrication.

ressencement caissons

Mais avant, il y a quelques préparatifs :

– conditionnement de l’aire de travail,

sous le hangard, un bon coup de balai s’imposait,

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– mise en service du rabot adapté sur le banc de sciage,

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dernièrement Nicolas a reçu son rabot électrique utilisable sur le banc de sciage de sa scierie mobile.

– outillages,

scie à onglet radiale, équerres, marteau, piges, mètre, serre-joint, pied de biche.

SAM_3524   SAM_3525

– moyen de manutention,

tracteur, remorque :

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pour transférer les bois de l’aire de stockage à l’aire de travail,

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puis les caissons, sur leur aire de stockage.

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et yohan en stage chez Nicolas pour 3 semaines, qui va avoir la chance de monter l’ensemble de l’ossature avec moi.

Allez, on attaque dans le bois dur.