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Protection contre le risque d’incendie des points sensibles (boîtes encastrées)

Comme chacun d’entre nous le sait, les risques d’incendie liés aux circuits électriques restent une réalité.

symbol elec  protection de l'installation

– mauvais serrage des connections,

– utilisation d’appareillage trop puissant pour les possibilités du circuit, ou trop nombreux branchements sur une même ligne,

– absence de protection ou mauvaise protection des circuits,

– mauvaise isolation au niveau des diverses boîtes de connexion.

Pour ne citer que les principales causes des départs d’incendie sur les installations électriques.

Et lorsque des matériaux sensibles au risque d’incendie sont utiliser, il vaut mieux redoubler de précautions.

Alors comment protéger les matières sensibles des risques pouvant survenir des boîtes de connexions encastrées telles :

SAM_4299

– dérivation,

– DCL,

– branchements.

Tout simplement en entourant la boîte de plâtre.

SAM_4294  SAM_4317

Cette technique a 3 avantages :

– le plâtre étant de nature incombustible, bien réparti en une bonne couche, il rend votre réalisation coupe feu,

– la ou les gaine(s) reliée(s) à la boîte est (ou sont) rendue(s) solidaire(s),

– le coût de la réalisation est particulièrement faible.

 

Plan du circuit de protection par la terre

Dans un article précédent, le sujet abordé était la mise à la terre. Sans rentrer dans les détails du circuit, il traitait plutôt de la liaison principale et de la prise implantée dans le sol.

mise à la terre

Cet article abordera le côté des liaisons de protection entre les différents équipements ou installations que l’on peut trouver dans une habitation individuelle.

Schéma de principe de la mise à la terre d’une maison individuelle :

schémat général

La liaison équipotentielle principale :

Cette liaison (LEP) relie à la barrette de terre  barette de terre 2  l’ensemble des équipements :

– arrivant au bornier de terre du tableau principal et éventuellement tableau (x) secondaire (s) où arrivent :

–> les circuits normaux prises,

–> les circuits spécialisés prises ou sorties de câbles,

–> les circuits d’éclairage.

– les liaisons équipotentielles supplémentaires (LES), ou locales par lintermédiaire de la barrette de répartition,

borne principale de terre  :

–> l’ensemble des matériaux ferreux (donc conducteurs) apparents constitutifs de la construction tels charpentes, poteaux, structures de plancher et planchers métalliques,

–> les huisseries, portes, fenêtres, baies coulissantes,

–> les canalisations d’eau, gaz, fuel, chauffage etc…,

–> la plupart des équipements de la salle de bain.

Comment définir la section du conducteur principal de protection :

Sa section dépend des conducteurs alimentant l’installation,

section du cable    cependant il doit avoir :

– la même section que les conducteurs d’alimentation du tableau principal, si ceux-ci ont une section inférieure ou égale à 16mm²,

– une section de 16mm², si les conducteurs d’alimentation ont une section de 25 ou 35mm²,

– une section minimale égale à la moitié de celle des conducteurs d’alimentation, si ils ont une section supérieure à 35 mm².

– pour connaissances d’homme du monde, car la situation est peu courante, certains équipements qui peuvent avoir besoin pour fonctionner d’une liaison au moyen d’un conducteur de mise à la terre.

Il s’agit d’une mise à la terre fonctionnelle et dans ce cas la couleur du fil ne sera jamais en jaune/vert.

Liaison équipotentielle des appareils et équipements situés dans une salle de bain :

liaison équipotentielle 2

Cette liaison équipotentielle peut être réalisée de 2 façons :

– en reliant les équipements en série puis à la terre, d’une prise de courant par exemple,

– en installant hors volumes, une boîte de connexion spécifique.

Sont concernés, tous les équipements, matériels électriques ou matériaux conducteurs (cuivre ou métallique) tels :

– les tuyaux d’arrivée d’eau chaude et froide si ils sont conducteurs (PER et autres « synthétiques » non concernés),

– les canalisations de chauffage central,

– le corps de la baignoire ou du receveur de douche (acier ou fonte),

– les bondes de vidange (baignoire, douche, lavabo) si elles sont reliées à des canalisations conductrices (PVC non concerné),

– les huisseries métalliques de portes et de fenêtres,

– les bouches de ventilation si la gaine est métallique,

– les armatures métalliques du sol.

Il n’est pas nécessaire de relier les accessoires métalliques : grille d’aération naturelle, porte-serviette, armoire métallique, … si ils ne sont pas électriques.

La liaison équipotentielle secondaire :

Elle est réalisée par un conducteur dont la section est :

– 2,5mm² si il est protégé mécaniquement (posé sous conduit ou sous moulure),

– 4mm² si il ne l’est pas et si il est fixé directement aux parois.

Les conducteurs ne doivent pas être noyés directement dans les  parois. Ils sont obligatoirement de couleur vert/jaune.

Plan de protection de notre projet :

plan mise à la terre

Installation électrique : le circuit lumière.

Les circuits lumières servent à alimenter l’éclairage du bâtiment.

Dans ces circuits, les prises commandées par un interrupteur sont prises en charge.

matériels :

matériels lumières

Ces circuits sont alimentés en fils de 1.5 mm² et protégés par un disjoncteur 16 A.

Le nombre maximum de points lumineux autorisés est de 8, sachant qu’un point lumineux peut être composé de plusieurs ampoules :

–  sur un même luminaire,

point lumineux plusieurs ampoules

– en différents luminaires.

point lumineux plusieurs luminaires

Nombe minimum de point d’éclairage par pièce, imposé par la norme NF C 15-100 :

– séjour, 1 Point central équipé d’une boîte DCL,

– chambre 1 Point central équipé d’une boîte DCL,

– cuisine 1 Point central équipé d’une boîte DCL,

– autres pièces (sup 4 m² hors WC) 1 Point équipé d’une boîte DCL (centre ou applique),

– entrée 1 Point d’éclairage extérieur,

– salle de bains 1 Point d’éclairage équipé d’une boîte DCL avec obturateur ou luminaire IP 4X.

La commande de l’éclairage est réalisée par interrupteur (s) :

– simple,

– va et vient (généralement 2 interrupteurs, bien qu’un branchement spécifique permet 3 interrupteurs),

télérupteur lorsque plusieurs interrupteurs sont nécessaires (en général au-dessus de 2),

– détection ou automatique.

qui peuvent être :

– variateurs,

–  temporisés,

– avec commande à distance,

– tactiles,

–  multi-scénarios.

Schémas de branchement et de connexions :

schéma de branchement 1 point 1 éclairage

Chaque interrupteur peut commander 1 ou plusieurs ampoules.

schéma de branchement va et vientLe va et vient permet de commander 1 ou plusieurs luminaires de 2 endroits différents.

schéma de branchement télérupteurtLe télérupteur permet de commander 1 ou plusieurs luminaires de plus de 2 endroits.

schéma de branchement par connecteurLes connecteurs remplacent les dominos (ou sucres).

Ils sont automatiques ou à leviers.

Leurs avantages :

– encombrement réduit,

– chaque fils a son orifice de connection,

– permettent de 1 à plusieurs connections,

– offrent un contact sans risque de jeu, ou de desserrage,

– permettent la connexion de différents diamètres de fils.

Tableaux de rappel puissance/section/ protection :

section_puissance_longueur_1   section_puissance_longueur_2

S’il est intéressant, dans la mesure du possible, pour les circuits prises, de passer les gaines et câbles sous les planchers, par le vide-sanitaire, ou une cave, il en est tout autre pour les circuits lumières, qu’il est préférable de passer en partie haute au-dessus des plafonds ou dans les combes.

Comme pour les circuits prises, si vous avez la possibilité de placer une boîte de dérivation par circuit et judicieusement positionnée au plus prés des pièces concernées, cela devrait vous simplifier l’installation.

Toutefois, dimensionnez bien les boîtes de dérivation, car si pour un circuit prises votre boîte pourra compter au maximum 9 orifices d’entrées ou sorties [ cas d’un circuit ou chaque prise est alimentée directement de la boîte (circuit en pieuvre)], il en sera différemment pour le circuit lumière, pour lequel, pour un socle, vous pourriez avoir :

– 1 télérupteur avec 3 ou 4 boutons poussoirs et 2 ou 3 points d’éclairage, soit déja 7 ou 8 orifices d’entrées ou sorties,

alors que vous pouvez encore sur ce même circuit alimenter 7 autres points (socles) lumiaire.

Dans ce cas, pensez à redistribuer vers d’autres boîtes de dérivations pour soulager la boîte principale :

branchement en pieuvre

Dans le schèma ci-dessus, le circuit compte 4 lignes :

– un socle avec télérupteur 4 boutons poussoirs commandant 3 points lumineux,

– un socle avec va et vient 2 interrupteurs commandant 2 points lumineux,

– 2 socles indépendants avec 1 interrupteur, chacun commandant chacun 1 point lumineux.

Cependant, il pourrait y être rajouté de nouveau, les mêmes équipements pour arriver au maximum de 8 socles.

Pour ces 4 lignes, il faudrait une boîte comptant 16 entrées ou sorties et dans le cas où l’on doublerait à l’identique pour obtenir 8 socles, il faudrait 31 entrées ou sorties.

Imaginez la grosseur de la boîte et le bor…. qui y règnerait :

boites de dérivation gros modèle

les circuits lumières doivent également :

– être reliés à la terre,

mise à la terre

– être interdits dans des périmètres définis aux environs de points d’eau (douche, bain, évier, lavabo) ou répondre à la norme d’étanchéité indice de protection IP.

L’indice de protection IP comporte 2 chiffres.

Le premier chiffre correspond à la protection contre la pénétration des corps solides.

Le deuxième chiffre correspond à la protection contre la pénétration des liquides.

Cependant, dans le cas d’une boîte de dérivation indice IP 55 correspondant à une protection contre les jets d’eau de toutes directions à la lance (buse de 22,5 mm, 12,5 l/min), je n’ai pas trouvé la correspondance avec les indices utilisés actuellement par la norme (sauf erreur de ma part) puisque les indices mis en avant actuellement sont : X 0, X 1, X 4, X 7 ???????

indices de protection

L’indice de protection peut également comporter une lettre A, B, C, ou D correspondant à la protection par contact :

– A par le dos de la main,

– B avec le doigt,

– C avec un objet de 2,5 mm de diamètre,

– D avec un objet de 1 mm de diamètre.

volume d protection

volume 0 : IP X7,

volume 1 : IP X4,

volume 2: IP X4,

volume 3 : IP X1,

Toutefois, certaines rares mesures peuvent compléter cette protection, il est donc judicieux de se reporter aux fiches techniques du matériel devant être installer.

Chaque point lumineux doit :

– être de type DCL depuis 2001 pour les installations neuves ainsi que pour les rénovations,

boîtes DCL

– être branché :

=> en provisoire par une douille adaptée,

=> définitivement par une fiche spéciale,

=> la phase, câble toutes couleurs autres que bleu et jaune/vert à droite,

=> le neutre, câble bleu à gauche,

=> la terre, câble jaune/vert au centre.

Bon, je pense avoir fait le tour de la question sans pour autant prétendre faire des lecteurs des électriciens, l’idée étant toujours la même, dégrossir le terrain avec je l’espère, des informations simples et surtout compréhensibles, ce qui est parfois difficile à trouver.

Je vous rappelle toutefois que l’électricité est un domaine très technique avec une normalisation complexe et qu’il existe de bons livres illustrés dans le commerce et que pour quelques petites dizaines d’euros cet investissement peut vous éviter bien des déboires en commençant par le contrôle du « CONSUEL » dont le montant s’éléve à 116,96 sous la TAV 19.6.

Installation électrique : le circuit des prises

Les circuits prises servent à alimenter l’ensemble des équipements et matériels. Cependant, les prises commandées par un interrupteur ne font pas parties du circuit « prises », mais du circuit « lumières ».

Il s’agit donc principalement, la liste n’étant pas exhaustive, de :

– l’électroménager (petit robot de cuisine, ou gros lave linge),

électroménager

– l’informatique, l’électronique, la hifi,

informatique etc

– les lampes autres que celles des circuits lumières (lampes d’appoint),

lampes

– l’outillage :

==> électroportatif (perçeuse, scie circulaire….),

==> machines outils diverses (combinet bois, tour….),

électroportatif

matériels :

matériels prises

Ces circuits se regroupent en deux catégories :

– circuits normaux de 2 types :

==> alimentés en fils de 1.5 mm²,

protégés par un disjoncteur 16 A,

nombre maximum de prises autorisées 5,

prises 3 x1

==> alimentés en fils de 2.5 mm²,

protégés par un disjoncteur 20 A,

nombre maximum de prises autorisées 8,

prise 3 x 2

Il est possible de réaliser les circuits comme ci-dessus, en étoile ou en araignée, en distribuant chaque prise à partir d’une boîte de dérivation, elle-même alimentée par un câble directement pris sur le tableau au départ d’une protection.

Cependant, ils peuvent être réalisés en série en pontant d’une prise à l’autre, ou encore en combinant les deux possibilités.

Personnellement, je préfère et conseille le circuit en étoile ou en araignée, qui demande en général plus de câbles, une boîte de dérivation et des connecteurs.

Toutefois, il est plus clair et pratique à réaliser dans le cas possible du passage par un vide sanitaire ou un comble et donne l’avantage de ne pas surcharger les boîtes murales qui n’ont pas beaucoup de place disponible lorsqu’il faut brancher sur les équipements (prises) 2 x 3 fils de 2.5 mm².

– circuits spécialisés :

Il s’agit d’un circuit qui protège un seul appareil.

La norme précise un minimum de circuit :

– un circuit 32 A pour la plaque de cuisson : fils 6 mm²

– 3 circuits 16 A pour l’électroménager (lave-linge, four, lave-vaisselle) : fils 2,5 mm²

Cependant, la norme précise également que certains appareils doivent être branchés sur une protection dédiée, ce qui revient à un circuit spécialisé :

se mordre la queue d’où l’expression : se mordre la queue.

Alors pour faire simple, un circuit spécialisé devra être installé pour :

circuits spécialisés etc……

– VMC, si individuelle, avec une protection par un disjoncteur 2 A (fusible interdit),

– chauffe-eau,

– chauffage en salle de bain,

– chaudière et ses annexes,

– climatisation,

– automatismes, alarme, contrôle du bâtiment,

– piscine,

– circuits extérieurs indépendants du bâtiment.

Et pour finir, la prise du congélateur (fortement conseillée) avec une protection différentielle de type A (moins sensible) afin d’éviter au maximum les risques de coupures occasionnées par un autre appareil et qui pourraient entraîner la perte de son contenu en cas de réarmement tardif.

Les protections peuvent également être assurées par des coupe-circuits, cependant et personnellement je ne les site pas car le coupe-circuit est une protection assurée au moyen d’un fusible. Il s’agit d’un équipement d’un autre temps…..

Chaque circuit doit :

– être relié à la terre,

mise à la terre

– être équipé de la protection enfant par obturation des orifices,

protection prises

– être interdit dans des périmètres définis aux environs de points d’eau (douche, bain, évier, lavabo) ainsi que de points de chauffe (feux, plaque de cuisson), cependant autorisé pour le branchement de la hotte,

volume d protection

Les prises doivent :

– être à une hauteur minimale (l’axe) de 5 cm à l’exception de celles protégées par un disjoncteur 32 A qui doit être à 12 cm et celles répondant aux exigences sur l’accessibilité qui doivent se situer entre 0.80 et 1.30 m du sol.

Cependant, je ne comprend pas que l’on puisse pondre une anerie pareille à autoriser une prise située à 5 cm (l’axe) du sol avec le risque permanent de l’exposer aux contacts de l’eau (nettoyage, inondation et autres).

Mais attention à ne pas les positionner trop haut en raison du côté esthétique, car des fils qui descendent le long des murs ne font pas bon ménage avec la décoration.

25 à 30 cm (d’axe) est une hauteur répondant parfaitement à la sécurité ainsi qu’à l’esthétique.

– être fixées à la boîte encastrée pas vis, les griffes étant interdites,

– être branchées :

==> phase : câble toutes couleurs (autres que bleu et jaune/vert) à droite,

==> neutre : câble bleu à gauche,

==> la terre : câble jaune/vert au milieu le contact en haut.

branchement d'une prise

Tableaux de rappel puissance/section/ protection :

section_puissance_longueur_1  

Après avoir été branché, dirigeons nous vers la lumière.

 

La mise à la terre

La mise à la terre est une mesure de protection rendue obligatoire par la norme NFC 15.100 :

Elle est indissociable de la protection différentielle (disjoncteur différentiel) en assurant la mise hors tension de l’installation électrique, mais attention uniquement des circuits dépendants du disjoncteur différentiel.

Elle dirige dans le sol (la terre) les fuites de courant issues d’un défaut d’isolation.

L’information illustrée qui suit doit être complétée au moment de la réalisation par les données de la norme NFC 15.100. en raison d’éventuelles mises à jour.

Les normes, DTU et autres règlements, sont des documents qui permettent de répondre à : « nul n’est sensé ignorer la loi », mais si vous désirez en posséder, il vous en coûtera quelques dizaines d’euros par texte, qui sont souvent complexes à comprendre.

Cependant, les textes sont souvent repris par des auteurs de livres qui vont à l’essentiel, pour bien moins chers ou alors, certains ouvrages sont disponibles par l’intermédiaire des médiathèques ou bibliothèques d’établissements d’enseignement.

piquet de terre

La prise de terre

Il existe plusieurs méthodes :

Il est fortement conseillé d’obtenir une valeur de terre inférieure à 10 ohms.

Dans les cas difficiles d’obtention des valeurs minimales, des techniques spécifiques permettent d’améliorer la valeur de prise de terre.

Conducteur enfoui dans le sol :

Le conducteur est enfoui dans une tranchée horizontale à un mètre de profondeur environ. Il faudra veiller à recouvrir le conducteur de terre sans pierres ni cailloux qui pourraient nuire à l’efficacité de la prise de terre (valeur ohmique trop élevée). Le conducteur sera en cuivre 25mm².

cu 25 mm²

Conducteur enfoui en fond de fouilles :

Le conducteur enfoui en fond de fouilles (aussi appelé boucle à fond de fouilles) est utilisé en construction neuve, sous la fondation. Cette méthode est la plus efficace (par rapport à la tranchée verticale). Le conducteur sera en cuivre 25mm². Il est aussi possible d’utiliser du feuillard en galvanisé d’une section de 100mm² et de 3mm d’épaisseur ou un conducteur en galvanisé avec une section de 95mm² minimum.

Piquet vertical :

piquet terre

Le piquet de terre doit être d’une longueur d’au moins 1.5 mètre et enterré à 2 mètres de la surface du sol (afin de garder une valeur de terre correcte en cas de sècheresse ou de gel). La valeur de terre peut être améliorée en interconnectant plusieurs piquets qui seront distants entre eux d’au moins une fois leur longueur. Conseil : le piquet s’installe de préférence dans un sous-sol ou une cave, ce qui en plus le rend plus accessible, le protège encore mieux des intempéries et donc contribuera à sa bonne efficacité en toute saison.

A noter que le regard n’est pas obligatoire mais conseillé car il faut pouvoir en vérifier périodiquement le bon état du raccordement.

La grille de terre :

grille de terre

La grille de terre permet d’obtenir une très bonne valeur de terre. C’est important notamment lorsque l’installation est protégée par un parafoudre. Elle s’installe dans une tranchée horizontale, à une distance de 60 à 80 cm de la surface du sol. La connexion sera faite avec des raccords auto-cassants ou avec l’aluminothermie pour obtenir une connexion fiable et durable.
Reportez-vous au schéma du conducteur enfoui dans le sol. La tranchée devra être plus large pour accueillir la grille et respecter les 20 cm d’écart avec les différentes canalisations.

Le conducteur de terre

cu 25 mm²

Il assure la liaison entre la barrette de coupure et la prise de terre. Sa section sera en général 25mm² (cuivre nu) ou au minimum 16mm² en cuivre isolé vert/jaune. Il peut être protégé par une gaine. Il est possible de réaliser la connexion en galvanisé, sa section minimale sera alors de 50mm².

La barrette de coupure (ou barrette de mesure)

barette de terre 2

Elle permet de déconnecter l’installation de la prise de terre afin d’effectuer la mesure de la résistance de cette dernière. La barrette peut être installée dans la GTL (Gaine Technique de Logement) ou proche de la prise de terre. En temps normal, la barrette doit rester fermée, accessible et la déconnexion ne doit pouvoir se faire qu’à l’aide d’un outil.

La borne principale de terre

borne principale de terre

Elle assure la connexion entre le conducteur principal de protection et la liaison équipotentielle principale.

La liaison équipotentielle principale (LEP)

La LEP assure la mise à la terre des éléments métalliques et canalisations :
– d’eau (si possible avant compteur),

– de gaz de ville,

– de chauffage central,

– de gaz liquéfié et fuel (si les citernes sont en dehors de l’habitation),

– les parties métalliques accessibles de la structure de l’habitation (charpente métallique, menuiseries).

La section de la LEP doit être au minimum 6mm² ou au moins la moitié de la plus grosse section des conducteurs de protection de l’installation.
Les connexions aux parties métalliques seront assurées notamment avec des connecteurs spécifiques.

Le conducteur principal de protection

mise à la terre

Sa section dépend des conducteurs alimentant l’installation. Le conducteur principal de protection doit avoir :

– la même section que les conducteurs d’alimentation si ceux-ci ont une section inférieure ou égale à 16mm² – une section de 16mm² si les conducteurs d’alimentation ont une section de 25 ou 35mm² – une section minimale égale à la moitié de celle des conducteurs d’alimentation s’ils ont une section supérieure à 35 mm².

Cas les plus fréquents :

Si votre disjoncteur est calibré à 45 ampères, la section des conducteurs d’alimentation doit être au minimum de 10 mm².

Si votre disjoncteur est calibré à 60 ampères, la section des conducteurs d’alimentation doit être au minimum de 16 mm².

Dans les 2 cas, la section du conducteur principal de protection sera identique à celle de l’alimentation.

Le bornier terre

bornier terre

Le bornier de terre du tableau regroupe le conducteur principal de protection, les conducteurs de protection ainsi que les liaisons équipotentielles supplémentaires.

Les conducteurs de protection

conducteur gainé terre

Les circuits de l’installation comportent des conducteurs de protection (conducteurs vert/jaune), leur section devant être identique à celle des conducteurs actifs (lumières et prises).

Les liaisons équipotentielles supplémentaires (LES) ou locales

LEP

Elle est requise dans les salles de bain et consiste à relier entre eux les différents conducteurs de protections et autres éléments conducteurs, tels que canalisations d’eau, huisseries métalliques, etc.

La section minimale des liaisons équipotentielles doit être de 2.5mm² pour un conducteur isolé vert/jaune, ou de 4mm² pour un conducteur nu.

Les connexions des LES aux parties métalliques sont assurées par des connecteurs spécifiques, des colliers d’équipotentialité ou par soudure.

colier de mis eà la terre
Les éléments conducteurs peuvent être interconnectés dans une boîte de dérivation.

Dans ce cas, Il n’est pas nécessaire d’envoyer un conducteur de protection supplémentaire vers le tableau électrique, la liaison équipotentielle étant assurée par les conducteurs de protection des circuits électriques prises.

Il est également possible d’interconnecter directement les éléments conducteurs sans passer par une boîte de dérivation, dans la mesure où la section minimale de 2,5 mm² est assurée et que tous ces éléments sont bien reliés entre eux.

Les circuits d’éclairage étant de section 1,5 mm², leurs conducteurs de protection ne peuvent se suffire à assurer les liaisons équipotentielles. Cela ne nous dispense pas néanmoins, de devoir les relier aux autres éléments conducteurs.

Une astuce, le tambour de machine à laver.

Celui-ci étant en inox, il est protégé contre la rouille.

Le contact entre le tambour et le conducteur en cuivre nu arrivant de la barrette de coupure, doit être assuré soit par un boulonage traité contre la rouille (inox ou galvanisé) avec de grosses rondelles, soit part soudure.

SAM_3292 SAM_3288

Au même titre que la grille de terre, ce système non officiel, augmente considérablement le contact et donc la diffusion des fuites de courant dans le sol.

Pour assurer une diffusion maximale, l’organe doit impérativement être en contact avec de la terre sur le maximum de faces donc, dans le cas du tambour de machine à laver, ne pas oublier de le remplir et de bien tasser la terre.

Pour ce qui est du contrôle par le consuel (obligatoire), pour toute installation neuve ou modifiée ne pas oublier de rajouter un piquet de terre visible afin d’éviter les questions embarrassantes.

Une petite leçon de math :

la partie enterrée du dispositif de mise à la terre permet l’échange par sa surface de contact. Plus la surface est importante, plus l’échange est fluide.

Cas 1 / un piquet de mise à la terre d’un mètre représentant une surface de contact de :

caractéristique du piquet : 0.02 mètre de côté pour 1 mètre de long,

la surface de contact représente = 0.02 x 4 x 1 soit 0.08 m² et 0.16 m² pour 2 m.

Cas 2 / une grille de terre de 0.60 par 0.80, le calcul est un peut plus complexe, car une partie de celle-ci est ajourée.

Cependant, pour faciliter la comparaison, je vais prendre la surface totale de la grille en considérant que les vides sont comblés par la deuxième face ainsi que par les épaisseurs de la matière.

La surface estimée de contact représente plus ou moins = 0.60 x 0.80 soit 0.48 m².

Cas 3 / le tambour d’une machine à laver de diamètre 0.45 et de profondeur 0.35 et dont le chargement se fait par le dessus.

Les trous du tambour étant obtenus par emboutissage, je conserve pour le calcul la surface totale de la tôle.

Surface des disques = pi x r² soit 0.16 x 4 (4 faces) soit 0.64 m²

surface de la bande périphèrique = périmètre du disque x hauteur x 2 (2 façes),

périmètre = pi x D = 3.14 x 0.45 = 1.41 m x 0.35 x 2 soit 0.99 m²

Surface totale de contact = 0.64 + 0.99 soit 1.63 m²

Conclusion :

Le tambour de machine à laver présente une surface de contact 3.4 fois supérieure à celle de la grille et 20 fois supérieure à celle du piquet de terre de 1 m.

Toutefois, le tambour de machine à laver n’est pas cité dans la norme NFC 15-100, les fabriquants ne siègeant pas au comité de normalisation, mais :

Comme aurait pu le dire la mère Denis :

mère denis        tambour terre 2   tambour bc 2