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La couverture, mise en place de la terre

Ce jour, mercredi 24 septembre a été consacré à la mise en place de la terre afin que la couverture de la maison soit enfin finie.

En effet, nous avions il y a quelques mois mis en place de la membrane EPDM pour assurer l’étanchéité, mais le terrain étant encombré par l’ensemble des éléments de construction (volige, lambris, ossature, bardage) pour la finition intérieure, l’aspect extérieur et le garage, nous n’avions pas eu la place pour finir la toiture.

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Ce jour donc, a corrigé ce détail puisque le bois a soit été utilisé pour l’habitation, soit a été déplacé pour permettre le passage.

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L’accès a été rétabli.

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Entre temps nous avons subi quelques attaques du mistral, causant à deux reprises des déchirures de la membrane.

Cela nous a permis de tester les colles de réparation. On se contentera de cette maigre satisfaction bien qu’on s’en serait dispensé.

La terre végétale a été enrichie par du composte de lavande.

Ah, mais c’est notre ami Rémy qui est de retour avec son télescopique.

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Le compost mélangé à la terre, l’ensemble est donc monté sur la toiture.

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La terre est étalée sur la membrane EPDM (pelles, râteaux) mais attention à conserver beaucoup de délicatesse afin de ne pas percer celle-ci.

la surface à couvrir est de 160 m².

L’épaisseur de la couche est de 15 à 20 cm.

Le cubage de mélange approche le 28 m3.

Le tonnage du mélange paille terre pour une masse volumique d’environ 900 Kg/m3 est de 25 tonnes.

La masse au m² est d’environ 156 Kg.

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Début des travaux 10 heures 30 mn fin de ceux-ci 16 heures 30 mn a trois sur le toit (Babeth, Gérard et moi) et un à l’engin (Rémy) avec toutefois une pose déjeuner entre 13 heures et 14 heures 15 mn.

Et une fois de plus Gérard a répondu présent.

Et voila le travail à 16 heurs 30 mn.

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angle N-O                         angle S-O                       angle S-E                         angle N-E

Babeth devrait semer ce week-end la jachère fleurie puis mettre en terre les jonquilles mises en attente pour qu’au printemps, espérons le, le tableau soit du plus bel effet.

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Mais pour le constat, il nous faut tous attendre le printemps…..

La couverture 3 : l’étanchéité

Cette semaine sera consacrée à la réalisation de l’étanchéité de la couverture.

Pour cela il nous faudra :

– huiler la volige,

– mettre en place une couche de protection de soubassement de fondation pour permettre une ventilation afin d’évacuer les excédents de vapeur d’eau provenant de l’activité intérieure de l’habitation,

– effectuer la fixation de carrelets sur toute la longueur du bâtiment, destinés à maintenir la couche de protection de soubassement, mais également pour bloquer un éventuel glissement de la membrane EPDM.

La saturation en huile de la volige s’est réalisée au fur et à mesure de la progression de la mise en place de la protection de soubassement, afin de limiter les risques de glissade.

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La protection de soubassement se présente sous forme de rouleaux de 20 ml sur 1,5 m de large.

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Pour lui permettre de jouer son rôle dans la respiration de la couverture, cette protection doit au minimum dépasser l’aplomb des murs périphériques.

toiture échanges1   toiture échange2

La membrane EPDM ne pouvant permettre la ventilation, cette dernière ne peut être possible uniquement par la sous-face des débords de toiture.

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Les rouleaux sont posés pour permettre l’écoulement de l’eau.

pose en tuiles

Cependant, le premier est déroulé en bordure de faîtage.

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Ils sont fixés au moyen de pointes spéciales.

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Les suivants, sont déroulés puis glissés de 10 à 20 cm sous le précédent.

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Sur chaque chevauchement, un carrelet est fixé au niveau des pannes de l’ossature sur toute la longueur du bâtiment.

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Les protections de soubassements en place, les carrelets fixés :

– nous pouvons dérouler la membrane d’étanchéité,

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– la mettre en place.

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Tenir compte des débords sur l’extérieur afin :

–> de couvrir la pièce de bois à usage de retenue de terre,

–> de laisser suffisamment de retombée (environ 20 cm) pour permettre la fixation par le bardage.

– réaliser la traversée du conduit,

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en découpant le passage de celui-ci, puis une fois la membrane en place, en y mettant un mortier de chaux pour finaliser la souche.

– la fixer sur toutes les faces,

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dans un premier temps au moyen de tasseaux, puisque par la suite elle sera maintenue par le bardage des débords de toiture ainsi qu’un couvre-joint sur le dessus.

Et voila un mortier de chaux sur les boisseaux et la finition du conduit est réalisée.

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L’étanchéité est obtenue comme pour un solin en zinc ou plomb. La membrane est prise en sandwich entre les couches de mortier.

Et voila, une fois le bardage extérieur posé, il ne restera pour cette toiture, plus qu’à y déposer la terre, semer et attendre que ça pousse.

Pose d’une membrane EPDM. Vidéos particulièrement intéressantes :

La couverture 2

Une fois le plafond réalisé et la volige en place au-dessus des terrasses couvertes, nous pouvons :

– passer les gaines électriques passant en toiture,

– poser les boîtes DLC pour les points lumineux centraux,

(retrouvez ces 2 alinéas dans un article dédié)

– garnir l’ossature de paille de lavande,

SAM_4265 – un big-bag comme moyen de transport,

SAM_4285 – un bac acier comme pont entre la benne et la toiture.

et c’est parti par le côté Est :

SAM_4286 garnissage,  SAM_4289 tassement,  SAM_4288  voligeage au fur et à mesure.

Après une première et bonne journée à 6 soit 42 heures :

SAM_4304 la benne se vide, le garnissage avance.

– clouer la volige support de l’étanchéité et de la finition de la toiture.

SAM_4303 Le soir, la partie de couverture au-dessus du salon, salle à manger, cuisine est voligée.

SAM_4310  Mise en place d’une bâche d’ensilage pour la protection contre les pluies.

La deuxième journée à 2 soit 20 heures, nous a permis de garnir les 2 tiers de ce qu’il restait et d’en voliger 1/4.

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Il nous aura fallu 1 benne 1/3 de paille de lavande pour garnir l’ossature de la toiture.

SAM_4322 -première benne, SAM_4354  – deuxième benne.

Cela représente 35 m3 environ et un total de 45 big-bag.

La troisième journée à 2.

Le matin, nous finissons le remplissage avec la paille

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et la mise en place de la volige.

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L’après-midi sera consacrée à la découpe des voliges débordant ainsi qu’à la mise en place des bordures destinées à maintenir la terre sur les façades Nord, Est et Ouest.

SAM_4353  SAM_4355 EPDM : épaisseur 1,14 mm / 23,50 ml x 9,15 ml soit 215 m² et 301 kg.

Et voila, 14 heures plus tard à 2.

En fin de journée, l’entreprise de maçonnerie Moulin vient nous monter la membrane EPDM sur la toiture au moyen de son Mécalac.

Merci pour ce service.

La semaine prochaine, nous procèderons à la mise en place de l’étanchéité de notre toiture.

 

 

 

Conception de notre couverture

Comme je l’écrivais dans l’article précédent, la couverture compte 7 couches.

10 couverture du projet

– la végétation de type jachère fleurie enrichie par des iris, jonquilles et diverses fleurs ou plantes permettant une coloration tout au long de l’année.

– le mélange de terre et de paille de lavande décomposée pour réduire le poids, d’une épaisseur de 150 mm,

2 végétalisation toiture

– la membrane (bâche) EPDM 1,15 mm assurant l’étanchéité de la couverture.

C’est un revêtement monocouche synthétique en caoutchouc, destiné à réaliser l’étanchéité de toitures-terrasses planes ou courbes, et toitures inclinées, dont l’élément porteur est constitué de maçonnerie, bois et panneaux dérivés de bois, isolés ou non isolés, de tôles d’acier nervurées isolées.

L’EPDM est un matériau recyclable et inerte qui ne contient pas de chlore ou plastifiants et qui bénéficie d’un impact environnemental bas pendant sa production et son utilisation. Firestone RubberGard EPDM bénéficie de la certification ISO 14001 (certification de gestion environnementale). C’est aussi une membrane fortement durable offrant une résistance forte à l’ozone et à la radiation UV.

L’EPDM est une membrane d’étanchéité qui possède de nombreux avantages :

– Bonne résistance : l’ EPDM a une résistance élévée aux UV, à l’ozone, aux acides (le contact avec les acides forts, les produits dérivés d’huile qui peuvent endommager la membrane, doit être évité), aux températures extrêmes comprises entre -50 et 130°C. Elle possède une capacité d’allongement de 380 %. Sa durée de vie est de plus de 50 ans. La membrane EPDM est garantie 20 ans par le fabricant.

– Respect de l’environnement : stable chimiquement, l’EPDM ne relargue pas de produit indésirable dans les eaux d’évacuation pluviales. L’EPDM est reclyclable à 100 %.

– Facile à mettre en oeuvre : la surface étanchée est rapidement recouverte grâce aux grandes largeurs de rouleaux disponibles.

– des accessoires comme coins, rélevés, jonctions, joints, ancrage, etc. existent pour simplifier la mise en oeuvre.

– Le collage et l’assemblage se font à froid (vulcanisation).

– Compatible avec la végétalisation des toitures : elle résiste à la perforation des racines issues des végétaux des systèmes de culture extensifs, semi-intensifs et intensifs.

Les dimensions permettent de prendre en compte l’ensemble des recouvrements et peuvent permettre de n’avoir aucun raccord afin de garantir une parfaite étanchéité (maximum environ 60 ml X 15 ml soit 900 m²)

3 étanchéité de la couverture     epdm

– une protection pour murs de soubassement. Elle permet une circulation de l’air, ainsi que l’évacuation de la vapeur d’eau excédente pour assurer le principe du mur respirant.

protection soubassement    circulation de l'air

Pour cette fonction, les picots seront mis côté volige, et entre chaque bande de protection, un chevron sera fixé pour le maintien en place.

4 ventilation sous membrane EPDM

– une volige de 17 mm qui supportera et répartira les charges sur l’ossature,

5 volige support de couverture

– l’ossature de 300 mm pour la résistance de la structure, garnie en paille de lavande pour l’isolation,

SAM_4074   7 solives et isolation

– le frein-vapeur, pour permettre la transmission de la vapeur de l’intérieur vers l’extérieur. Cette caractéristique technique s’appelle la perméance,

frein vapeur   8 frein vapeur

– le lambris de douglas calibré en trois largeurs (11, 15 et 19 cm) pour une épaisseur de 19 mm.

9 revêtement de plafond

Dans cette conception, je ne mets pas de pare-pluie, partant du principe que les caractéristiques de la membrane EPDM font que si celle-ci doit être transpercée, cela entraînera le percement de ce qu’il y aura dessous et donc du pare-pluie.

Nous avons donc commandé une membrane EPDM de 9,15 mètres pour le sens de la pente par 23,50 mètres pour couvrir la longueur, les remontées étant incluses dans ces dimensions. Son poids est d’environ 300 Kg.

 

Préparation de la couverture

L’ossature de toiture sera terminée probablement début mai, puisqu’il ne nous reste plus qu’à mettre en place :

– les poteaux et pannes de soutènement de la partie recouvrant les terrasses,

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– la découpe des pannes, côté sablière (façade sud),

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– la mise en place des pannes de rives.

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L’étape suivante va être de réaliser la sous-face qui restera apparente, puisqu’à usage de plafond.

La charpente/couverture comptera 7 couches :

coupe toiture

– le lambris

– le frein-vapeur,

– l’ossature,

– la volige ,

– une protection de soubassement,

– la bâche EPDM,

– le mélange de terre et de paille de lavande décomposée ,

– la végétation.

Un prochain article détaillera plus la conception de notre toiture.

 

 

Récupération des eaux pluviales

Dans certaines de nos régions, l’eau se fait parfois rare et suivant les saisons il peut être mis en place des mesures de restriction. Cependant, lorsque vous disposez d’un jardin quel qu’il soit, le besoin d’eau peut se faire ressentir.

Même sans jardin cette eau peut être utilisée pour :

– les toilettes, la machine à laver le linge,

wc

– la mise à niveau d’une piscine ou d’un bassin,

piscine

– l’animation d’un petit plan d’eau ou d’une fontaine en circuit fermé,

fontaine

–  l’abreuvement d’animaux,

abevreument

– les nettoyages divers tels que terrasse, voiture, etc…

lavage voiture

La solution est de se faire sa propre réserve, car en effet, les pluies ne se commandent pas, mais leur stockage lui, peut être géré à la demande.

Une eau stockée en cuve fermée et non exposée aux UV, vous conservera l’eau de pluie pour de nombreuses utilisations.

En fonction de la fréquence des précipitations, de la superficie de votre toiture et de la consommation envisagée, il reste facile de calculer le volume d’eau à stocker pour être le plus autonome possible.

précipitation

exemple :

Une chasse d’eau représente 6 à 9 litres d’eau. Si nous prenons 9 litres, avec une cuve de 1000 litres vous pouvez tirer 111 fois la chasse. Si vous tirez 10 fois la chasse par jour, vous tiendrez en autonomie 11 jours.

Une précipitation de 5 millimètres pour une toiture de 100 m² complètera votre réserve de 500 litres soit 5,5 jours d’autonomie.

Si vous installez une cuve de 3000 litres, il faudra pour cette même toiture de 100 m² :

30 mm de précipitation ==> 3000 / 500 = 6 précipitations ==> 6 X 5 mm = 30 mm.

Le volume de la cuve défini, il ne reste plus qu’à choisir son emplacement ainsi que sa position enterrée ou hors sol.

Il va de soi qu’une cuve enterrée aura plusieurs avantages :

– pas de gêne visuelle puisque invisible, bien qu’elle puisse être habillée,

– pas d’emprise au sol, donc pas d’imposition sur celle-ci, la place disponible au-dessus peut être aménagée en massif,

– possibilité de collecter toutes les eaux au-dessus de son niveau. Un article sera consacré à la récupération des eaux ménagères saines,

– une meilleure conservation, car non exposée aux UV ainsi qu’aux températures positives,

mais quelques inconvénients :

– des travaux de terrassement plus contraignants,

– l’obligation de mettre une pompe, l’écoulement naturel ne pouvant pas fonctionner.

Toutefois, l’utilisation d’un vide sanitaire ou d’un sous-sol, si celui-ci le permet, peut être un emplacement intéressant.

Quelle cuve choisir :

Alors là, on entre encore dans le commercial, car si vous prêtez une petite attention sur une majeure partie des cuves, vous vous apercevrez du peu de différence entre certaines, destinées à la récupération des eaux pluviales et les fosses toutes eaux.

fosse eaux de pluie 1cherchez l’erreur ?         fosse toutes eaux 1

Les revendeurs vous expliqueront bien que la différence entre les deux est que l’une a vocation à rester pleine alors que l’autre à être régulièrement vidée.

Donc, il va de soi que celle destinée à la récupération de l’eau est de conception bien plus résistante pour résister à la poussée du terrain.

Quelle belle attention, car si vous comparez les cuves ou fosses visuellement semblables souvent exposées les unes à côté des autres chez ces mêmes revendeurs, vous pourrez constater qu’elles ont la même conception à l’exception des « systèmes » internes de gestion de l’eau.

Alors, il faudrait que l’on m’explique pourquoi le cas de la résistance aux poussées du terrain n’est pas mise en avant lorsque ces mêmes revendeurs vous vendent une membrane EPDM pour la réalisation d’une réserve d’eau couverte.

réserve d'eau en EPDM

Pour information :

Chez moi je dispose d’une réserve couverte de 8 m3 d’eau utile en membrane EPDM recouvrant un trou formant un parallélépipède de 2 m x 3 mx 1,7 m et n’ai jamais eu de soucis.

J’ai réalisé trois réserves d’eau avec des fosses toutes eaux, parallélépipédes de 3000 litres.

Mais question tarif, c’est autre chose, cela est particulièrement intéressant.

Pour notre installation, la cuve a été installée en partie haute du terrain (dénivelé moyen : 4%).

Nous n’avons pas pu descendre en-dessous de 120 cm (rocher), mais le terrain a été remblayé d’environ 70 cm.

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Les écoulements d’eaux pluviales ne poseront pas de problèmes, seule la récupération de l’eau ménagère propre est un peu contrariée, cependant j’ai déjà la solution, mais celle-ci fera l’objet d’un autre article….

Pose de la cuve sur lit de sable afin de la protéger des roches et pour sa mise à niveau.

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Remblayage autour avec du sable.

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Un PVC de diamètre 100 mm est en attente pour récolter l’eau en sortie de descente d’eau.

Un autre en sortie de cuve à usage de trop plein a été dirigé vers le drain pour évacuer l’excédent.

trop plein

Par la suite, une pompe avec un sur-presseur sera installée dans le vide sanitaire. Elle servira à refouler l’eau de la cuve vers un robinet extérieur, mais également vers le sanitaire qui sera équipé d’une vanne 2 voies pour basculer soit sur l’eau de ville, soit sur l’eau de la cuve. (Un article sera réalisé sur ce branchement).

pompe surpresseur