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Finalisation du sciage

Après 11 jours de montage,

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avec Philippe nous sommes redescendus dans l’Aude pour y passer quelques semaines durant lesquelles le travail de sciage se poursuit.

Dans un premier temps il m’a fallu reprendre la feuille de coupe et y rajouter certains détails qui sont apparus lors du montage, suite à des modifications pour des raisons techniques ou d’esthétisme, voir d’oublis.

En effet, gérer un tel projet de A à Z seul, reste particulièrement complexe et certains détails apparaissent au fur et à mesure de son avancement.

Pour le moment je ne me plaind pas, car aucune grosse ou mauvaise surprise n’est venue perturber la réalisation.

mauvaise surprise

Pendant ces 5 semaines il faudra réaliser près de 1200 pièces de bois, dans diverses longueurs, largeurs et épaisseurs :

– sciage,

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– rabotage, délignage,

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– rainurage, bouvetage,

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Puis le 26 avril nous procèderons au chargement de la deuxième et dernière semi-remorque, avec pour l’essentiel de la volige, du bardage et du lambris.

L’important c’est que de semaines en semaines :

–  le stock de grumes diminue,

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– celui de pièces de bois sciées, mais en attente de finition, circule,

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– quant à celui de pièces de bois finies, il augmente.

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Aller, encore deux petites semaines et le sciage devrait être fini.

Livraison à Montjoyer le 29 avril au matin.

Babeth prépares le terrain, on arrive.

 

 

 

 

Préparation de la volige

La semaine du 18 au 22 novembre a été consacrée à la préparation de la volige, en raison d’une panne survenue sur la scierie dès le lundi, alors que je sciais une grume.

En effet, la régulation (système qui évite au moteur de prendre du régime et donc de tourner trop vite) du moteur ne fonctionnant plus d’une part et utilisant un nouveau casque contre le bruit plus performant que l’ancien, je me suis fait avoir.

Il arriva donc ce qui devait arriver lorsqu’un moteur s’emballe :

Une soupape d’admission a transpercé la culasse.

percement soupape

Avec Nicolas nous avons mis en route la réparation :

– la culasse a été démontée pour permettre le rebouchage par brasure à l’aluminium, dans une entreprise spécialisée, et la remise en fonctionnement du moteur thermique.

– Nicolas qui envisagait de modifier sa scierie en a profité pour installer un moteur électrique sur le chassis. Dans tous les cas l’un comme l’autre, la scierie ne sera pas prête avant au moins le milieu de la semaine prochaine.

J’ai donc profité de cette mésaventure pour commencer la préparation des voliges en épicéa, qui serviront :

– à la couverture de l’habitation et du garage soit 220 m²,

– à la sous-face du plancher de l’habitation soit 100 m²,

– au plafond et habillage des murs de la buanderie située à l’arrière du garage soit 62 m².

La volige en attente de finition et issue du sciage des grumes d’épicéa, devrait pratiquement couvrir l’ensemble. Dans le cas contraire, elle sera complétée par de la volige en Douglas.

Il est vrai que dans un premier temps, j’avais envisagé de faire les voliges de couverture et de sous-face de plancher en OSB, mais l’idée a évolué sur de la volige plus naturelle.

Comme toujours la comptabilité est reine.

La volige :

– celle-ci se posera sans contrainte spécifique, à l’exception du fait que lorsque l’on prépare soi-même le bois et si l’on ne veut pas perdre le bois d’oeuvre, il faut accepter la contrainte des largeurs de volige.

Dans notre projet, les voliges seront posées bord à bord et calibrées suivant 4 séries (dimensions en mètre de la largeur) : 0.07,/ 0.11 / 0.15 / 0.195 .

Le bardage :

– celui-ci présentera 2 types de finition :

==> pour l’intérieur, il sera calibré aux mêmes séries que la volige, mais sera posé avec un assemblage à mi-bois. Il sera issu de la partie extérieure de la grume (avec de l’aubier).

assemblage à mi-bois

==> pour l’extérieur, il sera calibré en une seule série, certainement à 0.15 m mais cependant sur 4 longueurs en mètre afin de ne pas faire de raccord (pose à la verticale) : 4.5 / 4 / 3.3 / 2.6 posé bord à bord, mais avec un couvre-joint de 0.05 m. Il sera issu de la partie centrale de la grume afin de préserver la classe 3 naturelle du bois.

assemblage couvre-joint

Les tableaux ci-dessous détaillent l’ensemble des surfaces à couvrir en volige ou bardage.

compta volige bardage     compta 2

La réalisation de ce travail est un ensemble d’opérations qui consistent à dégrossir le bois sur toutes ses faces. Au début du 20ème siècle, le corroyage permettait cet usinage sans grande finition. Mais aujourd’hui, on obtient un degrès de finition relativement bon surtout si l’on parle de bois d’oeuvre pour le bâtiment.

La corroyeuse est une machine qui permet ce travail de dégauchissage, rabotage, délignage , sur les 4 faces en même temps.

En fonction des finitions ou assemblages souhaités, des fers permettent certaines formes.

   SAM_3681 avant l’usinage SAM_3682 entrée dans la corroyeuse

SAM_3683 sortie de la corroyeuse

SAM_3687 après l’usinage

Concernant la volige, l’usinage le plus important est le respect de la largeur des planches dans leur série, toutefois, l’épaisseur n’étant pas constante (défaut lié au sciage), j’ai calibré celle-ci à 18 mm pour donner une épaisseur plus régulière sans chercher le côté esthétique.

Cependant, pour les bardages ou le plancher extérieur, ceux-ci étant apparents non seulement la largeur constante devra être respectée, mais la finition de la face visible devra être soignée.

En fin de semaine après 4 jours et 28 heures de travail seul, j’ai passé dans la machine environ 450 pièces de bois, représentant près de 1750 ml et 255 m². J’aurais pu faire mieux, mais il fallait récupérer les planches sur l’aire de stockage puis les rapporter pour les ranger par série.

Lundi 25 et mercredi 27 j’ai fini la volige en Epicéa 6 heures de travail, 177 pièces de bois représentant  708 ml et 110

Total de volige en Epicéa : 366 m²  qui devraient couvrir l’utilisation prévue (à une dizaine de m² près qui seront complètés par du Douglas).

La scierie n’étant pas prête en raison de quelques mises au point suite à la mise en place du moteur électrique, je me retrouve donc au « chômage technique ».

La pluie s’étant arrêtée depuis mercredi, il est à espérer que le forestier ait pu débarder le reste des grumes du lieu de coupe afin de faire la livraison.

En attendant et heureusement, Nicolas a quelques belles grumes d’avance dans lesquelles je vais pouvoir scier. Cela représente un double avantage :

– pour lui, les grumes tournent et donc se renouvellent,

– pour moi, je peux continuer à avancer sans perdre de temps avec un bois encore plus sec.

Comme quoi, un projet réalisé de la source à la réception, présente bien des avantages, mais peu réserver bien des surprises…..

Il est important avant de commencer, de bien en prendre conscience et d’être en mesure d’assurer moralement, voir parfois financièrement, ces aléas, mais :

problème solution doit rester un des dictons maîtres de l’autoconstructeur.

Le sciage deuxième semaine

Les deux soucis de la première semaines sont en partie résolus.

Pour ce qui est du transport de chez Nicolas à chez moi, il ne se fera pas. Nicolas m’a proposer de fabriquer les caissons chez lui, ce qui évite un transport retardant la fabrication, mais qui permettra l’accès facile ainsi que le chargement rapide et aisé de la semi-remorque sur le site ,contrairement à chez moi.

Concernant la gestion des pièces sciées, il est préférable de tenir à jour une comptabilité précise au jour le jour et surtout dès le premier coup de scie.

Dans mon cas, je suis parti complètement de travers et pour reprendre les choses correctement, ça a été la croix et la bannière, mais je ferai un article sur la manière qui me semble adaptée pour le suivi du sciage.

En fin de semaine avec Nicolas, nous avons totalisé 80 heures à deux.

Le travail réalisé :

– environ 100 m² de volige brute, délignés

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– 20 pièces de bois de 0.30 x 0.045 x 8 m

– 41 pièces de bois de 0.25 x 0.045 x 8 m

– 33 pièces de bois de 0.20 x 0.045 x 8 m

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– 10 pièces de bois de 0.30 x 0.045 x 4 m

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Allez, je reviens en semaine trois.

Réalisation de la Volige, du Bardage, du Plancher…..

Au cours du sciage, pour obtenir des pièces de bois d’ossature, nous réalisons des sections de plus faibles épaisseurs en tournant la grume afin de confectionner les 4 façes planes de cette dernière (voir article sur le sciage d’une grume).

Après avoir retiré les dosses, nous réalisons des planches qui dans notre cas font 0.023 m d’épaisseur et qui serviront à confectionner l’ensemble des pièces pour :

– la sous face du plancher,

– la volige de toiture,

– le bardage intérieur pour les murs et le plafond.

Il sera procédé à l’identique pour le bardage extérieur mais en Douglas, jusqu’à la réalisation des pièces de section importantes, puis les grumes seront travaillées en totalité pour le bardage et le plancher de la terrasse.

Dans un premier temps, les planches issues du sciage sont mises de côté.

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Lorsqu’il y en a suffisamment, les planches sont positionnées sur le banc de sciage et maintenues entre elles avec un serre-joint.

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Le délignage peut commencer.

Pour cela, il faut définir la largeur des pièces de bois finies en tenant compte du passage à la corroyeuse afin d’obtenir un produit fini.

Pour notre projet nous envisageons des largeurs de 0.20, 0.16, 0.12,0.08 m. Cela permet d’obtenir un panachage et également de limiter les pertes en bois, car si vous n’envisagez que des pièces de 0.15 m de large, un nombre considérable de planches seront perdues, tout au moins pour la construction.

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Les planches sont retirées ou tournées au fur et à mesure des passages jusqu’à ce que leurs deux champs (de l’épaisseur) soient corrects.

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Dans notre cas, les voliges supérieures à 0.20 m, soit les 0.24, voir les 0.28, sont mises de côté pour être repassées à 0.16 (pour les 0.28) afin d’obtenir une volige de 0.16 et une de 0.12 et à 0.12 afin obtenir deux voliges de 0.12 (pour les 0.24)

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Une fois les deux côtés délignés, les voliges sont sorties du banc,

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pour être stockées.

Entre chaque rangée de volige, des rablettes sont mises en place pour permettre à l’air de circuler et de compléter le séchage.

Le tracteur permet le transfert de la zone de sciage à celle de stockage.

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l’ensemble des « chutes » est transformé soit :

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– en rablette, pour dans un premier temps permettre la ventilation entre les rangées de voliges ou autre pièces de bois, puis par la suite pourront trouver un usage en fonction de l’imagination de chacun……

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– en tasseaux ou autres pièces à usage divers,

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– comme combustible pour la cheminée ou le barbecue.

cochon   et bien dansle boisc’est la même chose

En effet, le bois c’est comme le cochon, tout se consomme.

Le délignage fini, les « voliges » sont stockées pour permettre leur séchage.

Entre deux rangées de volige, des rablettes sont positionnées pour permettre le passage de l’air, faciliter le séchage et éviter le contact entre elles afin de supprimer l’apparition de champignons qui feraient pourrir le bois.

Le bois sera ensuite passé à la corroyeuse pour être mis aux côtes finales et raboté sur sa face visible et éventuellement travaillé en fonction des profils souhaités.

Le sciage : première semaine

Le sciage a commencé le mardi 24 septembre en début d’après-midi.

Il est indispensable d’être bien équipé.

Transfert d’une bille au moyen de la mini pelle :

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Mise en place sur le banc de coupe :

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Réglage de coupe :

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Après le retrait de la dosse, (partie périphérique avec l’écorse) :

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Nous débitons des épaisseurs qui serviront à réaliser les voliges, bardages intérieurs ou planches diverses :

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Le dernier passage doit tenir compte de la retombée des grosses pièces afin de pouvoir couper à l’opposé.

En fin de semaine avec Nicolas, nous avons fait 28 heures à deux de travail et réalisé :

– environ 75 m² de volige délignée brute et 20 m² restant à déligner,

– 25 pièces de bois de 0.30 x 0.045 x 8 m

– 35 pièces de bois de 0.25 x 0.045 x 8 m

– 15 pièces de bois de 0.20 x 0.045 x 8 m

qui serviront à confectionner les pièces de grandes longueurs dans un premier temps, telles :

– les lambourdes de plancher et de charpente,

– les lisses,

– les montants et les extrémités de caissons,

ainsi que dans les restes, les pièces moins longues telles :

– les entretoises ou autres pièces de baies,

– les montants de petites dimensions.

De cette première semaine, j’ai constaté deux difficultés qui demandent une réorganisation :

– la première est liée aux dimensions des pièces de bois, qui sur papier n’impressionnent pas de trop, mais lorsque l’on voit une lambourde de 8 m de long x 0,30 m de retombée et 0.045 m d’épaisseur et qu’ensuite on la saisit, la première question qui se pose, c’est comment la transporter ? (je ne parle pas jusque dans la Drôme car pour ce trajet, il s’effectura en semi remorque).

– la deuxième concerne la gestion des pièces, car il est impossible de débiter quelques longueurs que ce soit avant d’avoir scié toutes les billes d’une longueur de 8 m qui sont imdispensables à la confection des pièces comprises entre 5 m et 8 m, d’autant plus que pour les lamboudes de retombée de 0,30 m il est compliqué de les réaliser, bien que les troncs soient particulièrement jolis.

Je serai sûrement obligé de compléter certaines lambourdes de 0,30 par des 0,25 + 0,05.

Cependant, j’ai passé le week-end ainsi que le début de semaine très perturbé, car la première livraison de grumes (8 m et 4 m) ne permet pas de réaliser l’ensemble des pièces de retombée de 0,30 m et complique grandement la réalisation des montants, extrémités de caissons car pour les billes de dimension de 4 m, il est indispensable de bien calculer. Un mauvais calcul peut entraîner un gaspillage non négligeable ou de revoir certains assemblages.

Il est donc particulièrement important de définir :

– les longueurs de grumes en fonction des longueurs de pièces à réaliser,

–> cependant cet exercice :

— reste assez aléatoire, car le choix des grumes n’est pas toujours facile à faire. L’arbre sur pied peut être perçu différemment une fois couché,

— ne convient pas forcément au transport, qui pose la contrainte du véhicule et celle du tarif.

grumier 2 grumier

— le nombre de pièces pouvant être sciées dans la grume.

– la comptabilité des pièces sciées avec le plus de minutie possible :

comptabilité

–> fiche de coupe journalière pour comptabiliser les sections et les longueurs,

–> récapitulatif en fin de semaine, avec tenue à jour des pièces aux dimensions finies pouvant être réalisées avec le sciage de la semaine pour permettre la gestion globale de l’ensemble des pièces de bois à réaliser.

Surtout ne pas partir sur les petites pièces. Se débarasser des sections et longueurs les plus contraignantes.

poutres

Le choix de passer par cette filière est donc passionnant,

  passion

mais complexe.

  complexité

Rendez-vous pour la deuxième semaine……

Calcul du volume de bois et de l’isolant

Cet article est une approche très simplifiée et n’a pas vocation à être un cours. Cependant il devrait vous permettre de suivre les étapes dans le cas du choix de ne pas passer pas la filiale bois traditionnelle.

Afin d’effectuer le calcul du volume de bois pour la réalisation de la structure, il est indispensable de dessiner l’ensemble des pièces de bois composant l’ossature.

– les lisses basses et hautes,

– les montants, pièces d’extrémités et délimitant les baies, entretoises, pièces pour linteaux, nécessaires à la fabrication des caissons,

– les lambourdes pour le plancher,

– les solives pour la toiture,

– les poteaux, bardages, voliges et autres entrant dans le projet.

ossature habitation

Pour notre projet, j’ai réalisé les plans de chaque type de caisson.

ensemble de caissons

Chaque type de caisson est ensuite référencé par une lettre de l’alphabet puis comptabilisé.

ressencement caissons

Exemple : pour les éléments verticaux composant le niveau rez-de-chaussée, plan ci-dessus, il faut :

–  12 caissons de type A,

– 1 caisson de type B, C, D, E, F, H, I, J,

– 2 caissons de type G,

– 1 linteau de type L2

– 2 linteaux de type L1

Pour calculer le cubage du volume de bois nécessaire, il suffit:

– de faire le cubage de chaque type de caisson,

– de multiplier le résultat de chaque type de caisson par le nombre de caissons nécessaires.

Cas des 12 caissons de type A :

caisson A

Détails des pièces de bois :

– 2 extrémités (basse et haute) d’une longueur de 2,40 m,

– 6 montants d’une longueur de 2,65 m,

– 10 entretoises d’une longueur de 0,45 m

L’épaisseur est de 0.045 m,

La profondeur des pièces est 0.25 m.

Sur un tableur, j’ai réalisé un tableau pour chaque type de caisson.

cubage caisson A  tableau calcul caisson A avec légende

Principe de calcul :

Section = Epaisseur  X  Profondeur : 0.045 m  X  0.25 = 0.011 m²

– Extrémités   X  Section : 2,40  0.011  X  2   = 0.054 m3

– Montants     X  Section : 2,65 X  0.011  X  6     = 0.178 m3

– Entretoises  X  Section :  0,45  X  0.011  X  10  = 0.048 m3

– Total du volume de bois pour un caisson          = 0.281 m3

– nombre de caissons de type A                                = 12

– Total du volume de bois pour les caissons A     = 3.37 m3 : 0.281  X  12

L’addition de la totalité des caissons, pièces de plancher, pièces de charpente et autres tels poteaux, bardage, etc. permet d’obtenir le volume de bois scié pour le projet.

Mais de cet état sciage grumes à celui-ci sciage section bois

Comment évaluer le nombre, le diamètre et la longueur des grumes ?

dendromètrie 1

La Dendrométrie : technique d’évaluation du volume des arbres et de leur croissance.

Cependant, en majorant le volume de bois final de 30% qui représente les parties non utilisables pour le projet :

 – dosses,

– sciure du corroyagedégauchissage, rabotage,

dégauchissage      Dégauchissage

rabotage     Rabotage

– chutes du délignage,

délignage

on obtient le volume nécessaire au projet.

Pour notre projet, le volume de bois fini est de 50 m3 donc 50 + (50 X 30 / 100) = 50 + 15 soit 65 m3 en grumes.

La longueur des grumes est liée aux longueurs des pièces de bois.

Il faut définir le nombre de pièces par longueur et rapporter leur addition à la surface de grume utilisable.

évaluation de grume

Mais rassurez-vous, votre scieur sait le faire et dans tous les cas choisissez le par rapport à l’ensemble des compétences indispensables nécessaires à optimiser votre coupe.

Concernant le volume d’isolant, le calcul est plus simple quel que soit le choix de celui-ci.

Dans notre projet nous avons fait le choix de la paille de lavande broyée, mise en place dans l’ossature entre le bardage et le revêtement intérieur.

paille de lavande 1

Une fois le calcul du volume de bois fait, le plus simple est de calculer le volume de chaque caisson et de déduire le volume de bois :

Exemple:

Cas des 12 caissons de type A :

Dans le calcul du total du volume de bois pour un caisson nous avions trouvé : 0.281 m3

Il faut maintenant calculer le volume du caisson en multipliant la longueur par la hauteur par la profondeur.

caisson A2.40  X  2.75  X 0.25  =  1.65 m3

Le volume de paille se calcule en déduisant le volume de bois du volume du caisson soit :

1.65 – 0.281 = 1.37 m3

caisson A avec paille

pour les 12 caissons :

1.37 m3  X  12  =  16.44 m3

caisson A avec paillecaisson A avec paillecaisson A avec paille ECT….

Pour l’ensemble de la maison, murs, plancher, toiture, il nous faut 110 m3 de paille de lavande.

désignation caisson habitation

Cet été au moment de la distillation de la lavande, nous réaliserons les ballots de paille broyés:

ballot de paille 0.46  X  0.95  X  0.31  =  0.135 m3 par ballot.

Pour 110 m3 il faudra réaliser : 110 / 0.135  =  815 ballots.

Cela représente 4.60 m  X  9.5 de surface au sol (43.7 m²) sur 2.5 m de hauteur.