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Installation électrique : première phase

Dans un Précédent article j’ai abordé la protection contre le risque d’incendie en raison de l’isolant utilisé, mais sans parler de l’installation en elle-même, car je n’avais pas assez de matière pour un article complet.

Aujourd’hui le travail réalisé ces derniers jours permet d’aborder le sujet.

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Nous avions passé l’ensemble des gaines et fixé les boîtes DCL de plafond au moment de la réalisation de la couverture, puisque 80% de l’électricité passe dans l’ossature.

Descente des gaines destinées à l’alimentation des interrupteurs.

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Fixation et isolement au plâtre des boîtes DCL.

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Passage de l’ensemble des gaines en place dans l’ossature de la toiture vers le comble technique où seront installées les boîtes de dérivation.

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Dans le vide-sanitaire, passe l’ensemble des gaines distribuant les prises.

Chaque pièce compte entre 5 et 6 prises à l’exception de la salle de bain.

Une boîte de dérivation est placée sous chaque pièce dans le vide-sanitaire et distribue en pieuvre les prises.

Mise en place des boîtes de dérivation et des gaines (diamètre 20).

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Traversée du plancher pour déboucher aux emplacements définis dans les pièces.

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Ne pas oublier une petite gaine pour relier au moyen d’un fils (jaune/vert) chaque menuiserie métallique à la terre par l’intermédiaire de la liaison équipotentielle.

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Traversée du plancher pour déboucher au droit de l’emplacement du futur tableau électrique.

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Remontée vers l’emplacement du tableau avec le repérage des gaines.

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Passage des fils dans les gaines pour alimenter les prises (diamètre 2,5mm²).

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Encastrement des gaines dans les boîtes et regroupement des fils par couleur.

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Il ne reste plus qu’à réaliser les branchements au moyen des bornes automatiques ou autres.

Utilisation de feuillard pour fixer les gaines afin d’éviter qu’elles pendent.

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Percement des emplacements de boîtes pour interrupteurs ou prises extérieures.

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Pose de certaines boîtes.

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Passage des fils pour l’éclairage ( diamètre 1,5 mm²).

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Certains postes sont en attente et seront finalisés lors de la pose du revêtement mural.

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Plusieurs couleurs sont utilisées pour les phases (rouge, orange, marron, violet) afin de repérer plus facilement les lignes.

Les câbles sont liés entre eux au moyen de bornes automatiques.

Pratique, rapide, propre, peu encombrant et finalement moins cher que les barrettes de connexion. Il en existe de 2 à 8 fils.

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couper                            dénuder                       connecter                       ranger                    fermer et noter

La liaison pour la terre est réalisée au moyen d’un câble de 16 mm² de couleur jaune/vert qui traverse le vide-sanitaire puis reliera le garage.

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Ce câble servira à recevoir :

– l’ensemble des terres de l’installation fixée au bornier du tableau électrique. Liaison par un câble de 16 mm²,

– l’ensemble des points devant être mis à la terre (terre équipotentielle).

Répartiteur de terre.

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Boîte de dérivation des liaisons salle de bains.

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Alimentation générale de l’habitation.

Le câble est un 2 X 16 mm² pour une longueur de 36 mètres linéaires (la limite pour cette section et la puissance demandée étant 37 ml).

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Mise en place du tableau électrique et rangement des gaines et câbles.

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Mise en place d’une gaine pour diriger les câbles informatiques.

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Sur l’ensemble des gaines, 3 implantées dans l’ossature de toiture n’ont pas permis le passage des câbles. Il nous a fallu repasser ces trois lignes en empruntant un itinéraire différent.

Voilà ce qui peut être réalisé en 112 heures à deux.

Installation électrique : le circuit lumière.

Les circuits lumières servent à alimenter l’éclairage du bâtiment.

Dans ces circuits, les prises commandées par un interrupteur sont prises en charge.

matériels :

matériels lumières

Ces circuits sont alimentés en fils de 1.5 mm² et protégés par un disjoncteur 16 A.

Le nombre maximum de points lumineux autorisés est de 8, sachant qu’un point lumineux peut être composé de plusieurs ampoules :

–  sur un même luminaire,

point lumineux plusieurs ampoules

– en différents luminaires.

point lumineux plusieurs luminaires

Nombe minimum de point d’éclairage par pièce, imposé par la norme NF C 15-100 :

– séjour, 1 Point central équipé d’une boîte DCL,

– chambre 1 Point central équipé d’une boîte DCL,

– cuisine 1 Point central équipé d’une boîte DCL,

– autres pièces (sup 4 m² hors WC) 1 Point équipé d’une boîte DCL (centre ou applique),

– entrée 1 Point d’éclairage extérieur,

– salle de bains 1 Point d’éclairage équipé d’une boîte DCL avec obturateur ou luminaire IP 4X.

La commande de l’éclairage est réalisée par interrupteur (s) :

– simple,

– va et vient (généralement 2 interrupteurs, bien qu’un branchement spécifique permet 3 interrupteurs),

télérupteur lorsque plusieurs interrupteurs sont nécessaires (en général au-dessus de 2),

– détection ou automatique.

qui peuvent être :

– variateurs,

–  temporisés,

– avec commande à distance,

– tactiles,

–  multi-scénarios.

Schémas de branchement et de connexions :

schéma de branchement 1 point 1 éclairage

Chaque interrupteur peut commander 1 ou plusieurs ampoules.

schéma de branchement va et vientLe va et vient permet de commander 1 ou plusieurs luminaires de 2 endroits différents.

schéma de branchement télérupteurtLe télérupteur permet de commander 1 ou plusieurs luminaires de plus de 2 endroits.

schéma de branchement par connecteurLes connecteurs remplacent les dominos (ou sucres).

Ils sont automatiques ou à leviers.

Leurs avantages :

– encombrement réduit,

– chaque fils a son orifice de connection,

– permettent de 1 à plusieurs connections,

– offrent un contact sans risque de jeu, ou de desserrage,

– permettent la connexion de différents diamètres de fils.

Tableaux de rappel puissance/section/ protection :

section_puissance_longueur_1   section_puissance_longueur_2

S’il est intéressant, dans la mesure du possible, pour les circuits prises, de passer les gaines et câbles sous les planchers, par le vide-sanitaire, ou une cave, il en est tout autre pour les circuits lumières, qu’il est préférable de passer en partie haute au-dessus des plafonds ou dans les combes.

Comme pour les circuits prises, si vous avez la possibilité de placer une boîte de dérivation par circuit et judicieusement positionnée au plus prés des pièces concernées, cela devrait vous simplifier l’installation.

Toutefois, dimensionnez bien les boîtes de dérivation, car si pour un circuit prises votre boîte pourra compter au maximum 9 orifices d’entrées ou sorties [ cas d’un circuit ou chaque prise est alimentée directement de la boîte (circuit en pieuvre)], il en sera différemment pour le circuit lumière, pour lequel, pour un socle, vous pourriez avoir :

– 1 télérupteur avec 3 ou 4 boutons poussoirs et 2 ou 3 points d’éclairage, soit déja 7 ou 8 orifices d’entrées ou sorties,

alors que vous pouvez encore sur ce même circuit alimenter 7 autres points (socles) lumiaire.

Dans ce cas, pensez à redistribuer vers d’autres boîtes de dérivations pour soulager la boîte principale :

branchement en pieuvre

Dans le schèma ci-dessus, le circuit compte 4 lignes :

– un socle avec télérupteur 4 boutons poussoirs commandant 3 points lumineux,

– un socle avec va et vient 2 interrupteurs commandant 2 points lumineux,

– 2 socles indépendants avec 1 interrupteur, chacun commandant chacun 1 point lumineux.

Cependant, il pourrait y être rajouté de nouveau, les mêmes équipements pour arriver au maximum de 8 socles.

Pour ces 4 lignes, il faudrait une boîte comptant 16 entrées ou sorties et dans le cas où l’on doublerait à l’identique pour obtenir 8 socles, il faudrait 31 entrées ou sorties.

Imaginez la grosseur de la boîte et le bor…. qui y règnerait :

boites de dérivation gros modèle

les circuits lumières doivent également :

– être reliés à la terre,

mise à la terre

– être interdits dans des périmètres définis aux environs de points d’eau (douche, bain, évier, lavabo) ou répondre à la norme d’étanchéité indice de protection IP.

L’indice de protection IP comporte 2 chiffres.

Le premier chiffre correspond à la protection contre la pénétration des corps solides.

Le deuxième chiffre correspond à la protection contre la pénétration des liquides.

Cependant, dans le cas d’une boîte de dérivation indice IP 55 correspondant à une protection contre les jets d’eau de toutes directions à la lance (buse de 22,5 mm, 12,5 l/min), je n’ai pas trouvé la correspondance avec les indices utilisés actuellement par la norme (sauf erreur de ma part) puisque les indices mis en avant actuellement sont : X 0, X 1, X 4, X 7 ???????

indices de protection

L’indice de protection peut également comporter une lettre A, B, C, ou D correspondant à la protection par contact :

– A par le dos de la main,

– B avec le doigt,

– C avec un objet de 2,5 mm de diamètre,

– D avec un objet de 1 mm de diamètre.

volume d protection

volume 0 : IP X7,

volume 1 : IP X4,

volume 2: IP X4,

volume 3 : IP X1,

Toutefois, certaines rares mesures peuvent compléter cette protection, il est donc judicieux de se reporter aux fiches techniques du matériel devant être installer.

Chaque point lumineux doit :

– être de type DCL depuis 2001 pour les installations neuves ainsi que pour les rénovations,

boîtes DCL

– être branché :

=> en provisoire par une douille adaptée,

=> définitivement par une fiche spéciale,

=> la phase, câble toutes couleurs autres que bleu et jaune/vert à droite,

=> le neutre, câble bleu à gauche,

=> la terre, câble jaune/vert au centre.

Bon, je pense avoir fait le tour de la question sans pour autant prétendre faire des lecteurs des électriciens, l’idée étant toujours la même, dégrossir le terrain avec je l’espère, des informations simples et surtout compréhensibles, ce qui est parfois difficile à trouver.

Je vous rappelle toutefois que l’électricité est un domaine très technique avec une normalisation complexe et qu’il existe de bons livres illustrés dans le commerce et que pour quelques petites dizaines d’euros cet investissement peut vous éviter bien des déboires en commençant par le contrôle du « CONSUEL » dont le montant s’éléve à 116,96 sous la TAV 19.6.

Installation électrique : le circuit des prises

Les circuits prises servent à alimenter l’ensemble des équipements et matériels. Cependant, les prises commandées par un interrupteur ne font pas parties du circuit « prises », mais du circuit « lumières ».

Il s’agit donc principalement, la liste n’étant pas exhaustive, de :

– l’électroménager (petit robot de cuisine, ou gros lave linge),

électroménager

– l’informatique, l’électronique, la hifi,

informatique etc

– les lampes autres que celles des circuits lumières (lampes d’appoint),

lampes

– l’outillage :

==> électroportatif (perçeuse, scie circulaire….),

==> machines outils diverses (combinet bois, tour….),

électroportatif

matériels :

matériels prises

Ces circuits se regroupent en deux catégories :

– circuits normaux de 2 types :

==> alimentés en fils de 1.5 mm²,

protégés par un disjoncteur 16 A,

nombre maximum de prises autorisées 5,

prises 3 x1

==> alimentés en fils de 2.5 mm²,

protégés par un disjoncteur 20 A,

nombre maximum de prises autorisées 8,

prise 3 x 2

Il est possible de réaliser les circuits comme ci-dessus, en étoile ou en araignée, en distribuant chaque prise à partir d’une boîte de dérivation, elle-même alimentée par un câble directement pris sur le tableau au départ d’une protection.

Cependant, ils peuvent être réalisés en série en pontant d’une prise à l’autre, ou encore en combinant les deux possibilités.

Personnellement, je préfère et conseille le circuit en étoile ou en araignée, qui demande en général plus de câbles, une boîte de dérivation et des connecteurs.

Toutefois, il est plus clair et pratique à réaliser dans le cas possible du passage par un vide sanitaire ou un comble et donne l’avantage de ne pas surcharger les boîtes murales qui n’ont pas beaucoup de place disponible lorsqu’il faut brancher sur les équipements (prises) 2 x 3 fils de 2.5 mm².

– circuits spécialisés :

Il s’agit d’un circuit qui protège un seul appareil.

La norme précise un minimum de circuit :

– un circuit 32 A pour la plaque de cuisson : fils 6 mm²

– 3 circuits 16 A pour l’électroménager (lave-linge, four, lave-vaisselle) : fils 2,5 mm²

Cependant, la norme précise également que certains appareils doivent être branchés sur une protection dédiée, ce qui revient à un circuit spécialisé :

se mordre la queue d’où l’expression : se mordre la queue.

Alors pour faire simple, un circuit spécialisé devra être installé pour :

circuits spécialisés etc……

– VMC, si individuelle, avec une protection par un disjoncteur 2 A (fusible interdit),

– chauffe-eau,

– chauffage en salle de bain,

– chaudière et ses annexes,

– climatisation,

– automatismes, alarme, contrôle du bâtiment,

– piscine,

– circuits extérieurs indépendants du bâtiment.

Et pour finir, la prise du congélateur (fortement conseillée) avec une protection différentielle de type A (moins sensible) afin d’éviter au maximum les risques de coupures occasionnées par un autre appareil et qui pourraient entraîner la perte de son contenu en cas de réarmement tardif.

Les protections peuvent également être assurées par des coupe-circuits, cependant et personnellement je ne les site pas car le coupe-circuit est une protection assurée au moyen d’un fusible. Il s’agit d’un équipement d’un autre temps…..

Chaque circuit doit :

– être relié à la terre,

mise à la terre

– être équipé de la protection enfant par obturation des orifices,

protection prises

– être interdit dans des périmètres définis aux environs de points d’eau (douche, bain, évier, lavabo) ainsi que de points de chauffe (feux, plaque de cuisson), cependant autorisé pour le branchement de la hotte,

volume d protection

Les prises doivent :

– être à une hauteur minimale (l’axe) de 5 cm à l’exception de celles protégées par un disjoncteur 32 A qui doit être à 12 cm et celles répondant aux exigences sur l’accessibilité qui doivent se situer entre 0.80 et 1.30 m du sol.

Cependant, je ne comprend pas que l’on puisse pondre une anerie pareille à autoriser une prise située à 5 cm (l’axe) du sol avec le risque permanent de l’exposer aux contacts de l’eau (nettoyage, inondation et autres).

Mais attention à ne pas les positionner trop haut en raison du côté esthétique, car des fils qui descendent le long des murs ne font pas bon ménage avec la décoration.

25 à 30 cm (d’axe) est une hauteur répondant parfaitement à la sécurité ainsi qu’à l’esthétique.

– être fixées à la boîte encastrée pas vis, les griffes étant interdites,

– être branchées :

==> phase : câble toutes couleurs (autres que bleu et jaune/vert) à droite,

==> neutre : câble bleu à gauche,

==> la terre : câble jaune/vert au milieu le contact en haut.

branchement d'une prise

Tableaux de rappel puissance/section/ protection :

section_puissance_longueur_1  

Après avoir été branché, dirigeons nous vers la lumière.

 

Installation électrique – Généralités

symbol elecelect      danger elec 2

L’installation électrique d’une maison est un point particulièrement sensible car pouvant être à l’origine de nombreux problèmes à l’usage. Je n’entre pas en compte le coupe-circuit ou disjoncteur qui coupe en raison d’un défaut de branchement sur le circuit et qui se traite immédiatement, mais, des problèmes invisibles qui peuvent avoir des conséquences dramatiques.

Sans entrer dans des détails techniques, que moi-même suis pour certains bien incapable d’expliquer, je veux juste :

– dégrossir les principales règles,

– attirer votre attention sur les risques,

 – vous permettre de comprendre, d’analyser, de dessiner les plans et de vous lancer dans la réalisation d’une installation simple.

Cependant les normes ainsi que les matériels évoluent. N’hésitez pas à vous documenter et à vous procurer si besoin, un ouvrage spécifique aux installations électriques au moment de votre lancement dans l’aventure afin de ne pas vous mettre en défaut.

Seule la Norme Française  C 15 . 100 est référence en ce domaine.

[Souvenez-vous :

Le fil rouge sur le bouton rouge, le fil vert sur le bouton vert.

Seulement les boutons sont blanc et bleu. Comment faire……

Solution : on a retrouvé la 7ème Cie  

le fil b avec le b le fil r avec le rouge

Résultat : si je connaissais l’con qu’a fait sauter l’pont….. ]

– disfonctionnement avec coupures répétitives dans les cas de surcharge des circuits ou mauvais calibrage de la puissance,

==> situation : votre abonnement correspond à une puissance de 9 kVA, seulement l’ensemble de vos appareils représente 12 kVA. Bien sûr en temps normal, ils ne fonctionnent pas tous en même temps, cependant lors du démarage de l’un d’entres eux, la puissance demandée à cet intsant peu dépasser la puissance de votre abonnement. En effet, bien souvant, les puissance au démarrage.

==> conséquence : le disjoncteur permet de couper l’ensemble de votre installation électrique en cas de surchauffe ou surcharge de celle-ci.

==> remède : faire une demande à votre fournisseur pour augmenter la puissance et l’adapter aux équipements.

Mettre en place un délesteur qui reste facultatif mais ingénieux car il gère automatiquement l’alimentation électrique en alimentant les équipements prioritaires et mettant en attente les secondaires.

– mauvais serrages ou protection non adaptée entraînant des risques de surchauffe des contacts ou des fils pouvant évoluer vers des risques de départ d’incendie,

==> situation : un mauvais serrage sur les connexions d’un équipement électrique peut entraîner réaction en raison de l’activité créée dans l’espace situé entre les contacts.

==> conséquence : il peut y avoir une baisse de l’intensité d’éclairage, la surchauffe ou l’apparition d’étincelles au niveau de la connexion  puis la propagation vers les autres composants de l’équipement pouvant entraîner un incendie.

==> remède : bien serrer toutes les connexions, ou faire le choix d’équipements avec connexions automatiques.

==> situation : un disjoncteur d’une capacité d’ampérage trop importante pour un circuit  peut entraîner la surchauffe des fils suite à une forte demande de courant.

==> conséquence : cette situation peut occasionner un incendie.

 incendie elec

==> remède : respecter l’ampérage du disjoncteur en fonction du circuit installé.

– absence ou disfonctionnement des protections pouvant entraîner une électrisation,

électrisation

avec des conséquences plus ou moins graves pouvant aller jusqu’à la mort, une électrocution.

électrocution

==> situation : défaillance ou absence de protection.

==> conséquence : risque d’incendie ou d’atteinte à la santé de la personne.

 danger elec 1

==> remède : installer ou faire installer les protections.

                          tester régulièrement les protections.

                          toujours travailler sur une installation en prenant soin de la mettre hors service et de le signaler visiblement.

 protection coupure

Maintenant que vous êtes au courant on va tacher de mieux y voir et pour cela je vais vous brancher en essayant de ne pas vous faire disjoncter.

Mais le législateur a pensé à tout car après la réalisation et pour avoir votre contrat définitif il vous faudra faire contrôler votre installation par un organisme agréé appelé CONSUEL qu’il vous faudra payer.

Ce contrôle n’est qu’une formalité à partir du moment où votre installation est conforme. Cependant pour éviter les complications, faites en sorte de soigner la présentation, la visibilité et le repérage tant dans le tableau, qu’après. Pensez à réaliser des plans des réseaux clairs et propres. Soyez capables de répondre aux éventuelles questions sur votre installation.

Avant la limite de propriété c’est l’affaire d’ERDF mais après c’est la vôtre.

Il vous faut emmener l’électricité (courant fort), le téléphone, internet (courant faible) dans la maison, voir l’article sur les branchements de la maison.

Toutefois, dans l’article précédent je n’avais pas parlé du câble.

Le tableau qui suit est une correspondance entre la section des câbles minimum à utiliser par rapport à la distance entre la limite de propriété et l’emplacement dans la maison du tableau sur lequel prendra place le Disjoncteur  DA 500 mA et la somme des puissances de l’ensemble des appareillages disponibles dans l’habitat.

tableau diam cable

CAT :

– définir la puissance totale (appareils électroménagers, techniques, lumière, etc….) = xxxx KW,

– définir la distance entre le coffret ERDF sur la voirie et votre tableau dans la maison = xxx mètres

taleau elec

Protéger l’installation avec un parafoudre est obligatoire :

– dans les zones AQ 2 [niveau kéraunique > 25( Ng > 2.5)] dont la ligne d’alimentation est aérienne ou partiellement aérienne :

 zones parafoudre

– si votre bâtiment est équipé d’un paratonnerre :

paratonnerre

Cependant la protection reste la meilleure des assurances.

Notre projet se situant dans la Drôme, zone AQ 2 le parafoudre fera partie de l’installation.

Protégez-vous avec les interrupteurs différentiels 30 mA.

L’interrupteur différentiel de type AC est utilisé pour la protection des circuits éclairage et des prises de la maison et reconnaissable grâce au symbole AC inscrit au-dessus du bouton de test.

L’interrupteur différentiel de type A est utilisé pour la protection des circuits spécifiques, tels l’électroménager machine à laver, plaque de cuisson dotée de composants électroniques et reconnaissable grâce au symbole A inscrit au-dessus du bouton de test.

L’interrupteur différentiel de type Hi / Si / Hpi est utilisé pour les appareils sensibles aux coupures de courant intempestives : congélateur, alarme, informatique et reconnaissable grâce au symbole Hi Hpi ou Si inscrit au-dessus du bouton de test.

Pour ce dernier, n’étant pas spécialiste et n’ayant trouvé aucune réponse pour me convaincre, je me demande encore à quoi il peut bien servir, car une coupure intempestive qui est liée soit à un problème interne se doit de couper le circuit quel qu’il soit pour assurer la protection et donc la catégorie AC ou Hi, Si, Hpi n’a pas me semble-t-il une incidence à empêcher cela bien heureusement et il suffit de corriger le problème pour que l’incident cesse, soit externe donc sur le réseau ERDF et dans ce cas quelle que soit la catégorie, aucune coupure ne se fera puisque pas de problème en aval. Cependant à titre d’information, un interrupteur différentiel de type Hi / Si / Hpi est pratiquement 3 fois plus cher. Bien évidemment dans ce cas c’est une bonne raison de l’installer.

Pour une maison de surface > à 35 m² mais < à 100 m² notre cas, il est demandé :

– 2 type AC 40 A pour :

– pour les circuits non spécifiques prises, éclairages,

– 1 type A 40 A pour :

==> le circuit spécifique cuisinière ou plaque de cuisson,

==> le circuit spécifique lave linge,

==> un maximum de 2 circuits prises ou éclairages,

====> un maximum de 2 circuits spécifiques supplémentaires pour un type A porté à 63 A.

Protégez vos circuits avec des coupe-circuits c’est assurer la protection en cas de surcharge ou de court-circuit.

Principaux matériels se trouvant dans un tableau :

matériel elec tableau

Une installation devrait comprendre au moins 4 circuits spécialisés suivant votre équipement :

– 1 circuit protégé par un disjoncteur 32 A dédié cuisinière/plaque de cuisson

– 3 circuits au moins protégés par un disjoncteur 20 A pour l’alimentation d’appareils du type (lave-linge, « four », congélateur)

– voir d’autres (lave vaisselle, sèche linge)

– 1 circuit dédié à l’alimentation du chauffage électrique.

Quelles sections de câble et protection pour votre installation

Il est bien entendu que les informations qui suivent sont issues de la norme et sont générales et que chaque installation est à étudier et réaliser au cas par cas.

Plaque de cuisson ou cuisinière monophasé : Section 6mm² protégé par disjoncteur 32A,

– Four : Section 2,5mm² protégé par disjoncteur 20A,

– Lave-vaisselle : Section 2,5mm² protégé par disjoncteur 20A,

– Lave-linge : Section 2,5mm² protégé par disjoncteur 20A sur une prise de courant,

– Sèche-linge : Section 2,5mm² protégé par disjoncteur 20A sur une prise de courant,

– Congélateur : (il est conseillé un branchement indépendant) Section 2,5mm² protégé par disjoncteur 20A sur une prise de courant,

– Prises de courant :

==> Section 1,5mm² protégé par disjoncteur 16A si le circuit compte 5 prises de courant maximum,

==> Section 2,5mm² protégé par disjoncteur 20A si le circuit compte 8 prises de courant maximum,

– lumière : Section 1,5mm² protégé par disjoncteur 16A pour un circuit comptant 8 points lumineux maximum. Un point lumineux étant la partie du circuit commandé par un interrupteur simple ou par va et vient ou par télérupteur, même si plusieurs ampoules sont éclairées en même temps,

– Cumulus / Chauffe-eau / Ballon eau chaude :

==> Section 2,5mm² protégé par disjoncteur 20A ,

==> pour les thermodynamiques se reporter aux données constructeur,

– Balnéo : se reporter aux données constructeur,

– Volets roulants : Section 1,5mm² protégé par disjoncteur 10 ou 16 A . Tenir compte de la puissance cumulée,

– VMC : Section 1,5mm² protégé par un disjoncteur 2A sauf cas particuliers avec un maximum de 16A,

– Alarme : Section 1,5mm² protégé par un disjoncteur 2A,

– Portail automatique : Section 1,5mm² protégé par disjoncteur ou fusible 16A,

– Interphone, sonnette : Section 1,5mm² protégé par disjoncteur 2A,

– Dépendances suivant l’importance et l’aménagement mais au minimum une protection dédiée, voir la mise en place d’un tableau,

– Pompe de relevage ou de puits : Section des câbles et protection selon données constructeur en fonction de la puissance,

– Chauffage électrique : suivant l’installation, type clim réversible, géothermie, plancher chauffant, convecteurs, etc  il est préférable de voir cas par cas. Cependant pour les convecteurs, il est recommandé de raccorder 1 chauffage électrique par circuit protégé (obligatoire pour les salles de bain) généralement par disjoncteur 10A.

Les prochains articles seront consacrés aux différents circuits, à la réalisation des plans puis aux travaux du projet.