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Réalisation de la Volige, du Bardage, du Plancher…..

Au cours du sciage, pour obtenir des pièces de bois d’ossature, nous réalisons des sections de plus faibles épaisseurs en tournant la grume afin de confectionner les 4 façes planes de cette dernière (voir article sur le sciage d’une grume).

Après avoir retiré les dosses, nous réalisons des planches qui dans notre cas font 0.023 m d’épaisseur et qui serviront à confectionner l’ensemble des pièces pour :

– la sous face du plancher,

– la volige de toiture,

– le bardage intérieur pour les murs et le plafond.

Il sera procédé à l’identique pour le bardage extérieur mais en Douglas, jusqu’à la réalisation des pièces de section importantes, puis les grumes seront travaillées en totalité pour le bardage et le plancher de la terrasse.

Dans un premier temps, les planches issues du sciage sont mises de côté.

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Lorsqu’il y en a suffisamment, les planches sont positionnées sur le banc de sciage et maintenues entre elles avec un serre-joint.

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Le délignage peut commencer.

Pour cela, il faut définir la largeur des pièces de bois finies en tenant compte du passage à la corroyeuse afin d’obtenir un produit fini.

Pour notre projet nous envisageons des largeurs de 0.20, 0.16, 0.12,0.08 m. Cela permet d’obtenir un panachage et également de limiter les pertes en bois, car si vous n’envisagez que des pièces de 0.15 m de large, un nombre considérable de planches seront perdues, tout au moins pour la construction.

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Les planches sont retirées ou tournées au fur et à mesure des passages jusqu’à ce que leurs deux champs (de l’épaisseur) soient corrects.

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Dans notre cas, les voliges supérieures à 0.20 m, soit les 0.24, voir les 0.28, sont mises de côté pour être repassées à 0.16 (pour les 0.28) afin d’obtenir une volige de 0.16 et une de 0.12 et à 0.12 afin obtenir deux voliges de 0.12 (pour les 0.24)

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Une fois les deux côtés délignés, les voliges sont sorties du banc,

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pour être stockées.

Entre chaque rangée de volige, des rablettes sont mises en place pour permettre à l’air de circuler et de compléter le séchage.

Le tracteur permet le transfert de la zone de sciage à celle de stockage.

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l’ensemble des « chutes » est transformé soit :

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– en rablette, pour dans un premier temps permettre la ventilation entre les rangées de voliges ou autre pièces de bois, puis par la suite pourront trouver un usage en fonction de l’imagination de chacun……

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– en tasseaux ou autres pièces à usage divers,

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– comme combustible pour la cheminée ou le barbecue.

cochon   et bien dansle boisc’est la même chose

En effet, le bois c’est comme le cochon, tout se consomme.

Le délignage fini, les « voliges » sont stockées pour permettre leur séchage.

Entre deux rangées de volige, des rablettes sont positionnées pour permettre le passage de l’air, faciliter le séchage et éviter le contact entre elles afin de supprimer l’apparition de champignons qui feraient pourrir le bois.

Le bois sera ensuite passé à la corroyeuse pour être mis aux côtes finales et raboté sur sa face visible et éventuellement travaillé en fonction des profils souhaités.

La scierie mobile

La scierie mobile permet de répondre aux demandes de sciages particulières, dont la finalité est le sur mesure.

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Il est possible ainsi :

– de se faire livrer des essences de bois bien précises par l’intermédiaire d’un exploitant forestier,

– d’utiliser des arbres issus de sa propriété, précédemment coupés, tout en respectant les meilleures périodes du calendrier lunaire.

Ce travail de sciage peut se réaliser directement sur le lieu de l’abattage en forêt, dans son pré ou sur le lieu de livraison, dans sa cour.

C’est là, le grand avantage qu’offrent les scieries mobiles, permettant d’obtenir du bois d’œuvre :

– de grande qualité,

– à bas prix,

– ne nécessitant pas de traitement si coupé dans les bonnes périodes. Cependant une huile alimentaire peut être utilisée comme saturateur afin de remplir les canaux du bois et empêcher l’eau de s’infiltrer.

C’est le moyen de réaliser un projet de construction sain, respectueux de la nature et des pratiques de nos anciens.

C’est également l’avantage de pouvoir recycler l’ensemble des produits issus du sciage :

– les dosses pour des réalisations diverses : cabane, abris, poulailler, clôtures, etc…,

dosses de sciage

– les rablettes (liteaux) pour le séchage en échaudés des sections réalisées,

séchage en échaudés

– la sciure pour l’isolation, les toilettes sèches, le paillage de plantes, la litière pour animaux,

sciure de bois

– les chutes pour le chauffage.

chutes de bois

Attention, certains recyclages impliquent un bois, bien évidemment non traité.

En effet, lorsque le calcul du cubage nécessaire au projet est fait, il faut prévoir environ 30% de plus en grumes suivant le diamètre de celles-ci. Le prix du m3 utilisable pour le projet étant nettement inférieur au prix du bois acheté dans le commerce, ces 30 % recyclables sont finalement du bois « gratuit » et il serait dommage de ne pas en profiter.

Pour notre projet :

– 50 m3 de bois d’œuvre finis sont nécessaires,

– 50 + 30% représentent 65 m3 de bois à scier,

– nous avons commandé au forestier 70 m3 en grumes. 20 m3 minimum de Douglas pour le bardage et le plancher extérieur et 50 m3 en épicéa pour l’ossature et les bardages intérieurs,

– les 5 m3 supplémentaires permettront de palier à une erreur de cubage, de sciage, à un oubli ou un défaut sur une grume.

Dans tous les cas, 15 bons m3 sont à recycler, et si à la finalité ils doivent servir uniquement pour le chauffage, ma sœur devrait limiter sa facture de bois pendant quelques années, bien que les résineux ne soient pas les meilleurs bois de chauffage.

Tableau comparatif des bois de chauffage:

comparatif bois de chauffage 1

comparatif bois de chauffage 2

Mais comment calculer le cubage de bois pour un projet ?