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le garage « l’ossature »

Le mur de sous bassement réalisé, il faut maintenant monter la structure.

Ayant le projet de construire ma maison dans un avenir proche, j’ai pour le garage pris l’option de monter l’ossature directement en place, en avançant au fur et à mesure, contrairement à la maison pour laquelle j’avais réalisé des caissons en « atelier » assemblés par la suite sur place.

Cette technique permet en effet de travailler seul avec des charges bien moins lourdes. Cependant les assemblages sont plus contraignant à réaliser debout qu’au sol.

Mise en place de la lisse basse, mais avant il faut mettre en place la bande empêchant les remontées d’humidité.

La fixation est faite au moyen de vis à frapper  de diamètre 8 millimètres.

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les deux angles Nord-Est et Sud-Est sont mises en place et calés de niveau.

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Puis je commence par monter le mur Sud.

Au fur et à mesure de l’avancée, je place les trois fenêtres.

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L’assemblage des parties hautes fermant l’ossature est réalisé au moyen d’une pièce de bois de dimension identique à celle des entretoises. Elle permet le maintien par clouage.

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L’ossature du mur Sud finie, le retour Sud-Ouest est monté.

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Réalisation du mur Est avec la mise en place de la porte d’accès à la buanderie.

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Réalisation du mur Nord.

Dans un premier temps, je réalise un retour à la même hauteur que l’ossature sur environ 1,5 m, puis j’assemble des pièces de bois de la hauteur nécessaire pour donner la pente au toit.

Puis je fixe la lisse haute sur la périphérie du garage

Pour finir j’assemble les montants à chaque extrémités du mur nord sur la lisse pour obtenir une hauteur identique.

Cette manière de procéder permet à la lisse haute de jouer son rôle de ceinture de maintien périphérique horizontale des quatre murs.

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La façade Ouest est réservée à l’accès au garage.

Je réalise donc le linteau au dessus de la porte de garage.

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Réalisation du mur porteur entre le garage et la buanderie.

Une porte permettra la liaison entre le garage et la buanderie.

Une fenêtre apportera de la luminosité.

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Il ne me reste plus qu’a monter la structure de la toiture…..

Le bardage : façade Est

Jeudi 19 juin, nous avons bardé la façade Est.

Il s’agit d’une façade pignon aveugle (sans ouverture).

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Elle mesure 5,10 ml et a nécessité 36 lames et 540 clous.

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Découpe pour le passage des entretoises de l’ossature de la toiture.

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Comme pour le passage de la façade Nord à la façade Est, le pare-pluie n’est pas coupé pour permettre la continuité de l’étanchéité.

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La découpe des bas de lames est réalisée ainsi que l’huilage.

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En milieu d’après-midi après 12 heures à deux, la façade est bardée.

Il ne reste plus qu’à mettre en place les couvre-joints, barder la rive et passer une deuxième couche d’huile.

Le bardage : façade Nord

Lundi 15 juin 2014, comme prévu, nous nous lançons dans la réalisation des façades.

Nous commençons par la façade Nord.

Il s’agit de la plus importante en surface, cependant elle ne compte aucune ouverture.

Comme pour l’ensemble des façades, nous procèderons de la sorte :

– mise en place du pare-pluie sur l’ossature,

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Le mistral soufflant vivement depuis 6 jours et ne faiblissant toujours pas, nous pensons que ce sera un handicap, mais finalement non puisque celui-ci finit par nous prêter la main en maintenant le pare-pluie contre l’ossature.

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Quant au pare pluie, il est équipé de bandes adhésives :

– en partie basse côté intérieur,

– en partie haute côté extérieur.

Cela permet un collage, ainsi que l’étanchéité au niveau du chevauchement des deux toiles sans avoir à utiliser un adhésif.

– fixation des lames de bardage à la verticale :

— une lame pour toute la hauteur pour ne pas avoir d’aboutement. Sur cette façade elles mesurent 4,10 m,

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— pose bord à bord,

pose bord à bord

— en buté contre la lisse haute sortante de 0,05 m,

fixation en buté

— clouage sur :

— la lisse d’extrémité basse du plancher,

fixation lisse d'extémité

— les entretoises intermédiaires,

fixation lisse entretoises

— la lisse haute des caissons.

Lundi soir 62 lames sont en place, soit environ 9,50 m.

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Mardi soir après une demi journée et 32 lames supplémentaires en place, 14 ml sont bardés.

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Mercredi soir et 54 lames en plus :

-la façade Nord est bardée.

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– la découpe en pied de mur à 0,20 m du sol est faite, la hauteur des lames est de 3,88 m,

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– l’huile a été pulvérisée,

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bardage avant huilage SAM_4540    bardage après huilage SAM_4556

Il ne reste plus qu’à clouer les couvre-joints et les couper au droit du bardage, réaliser la finition du bandeau supérieur, puis huiler à nouveau.

Vue de l’intérieur, les caissons sont prêt à recevoir les gaines électriques, l’isolant, le frein-vapeur et le lambris.

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Passage de la gaine réservée au câble antenne.

Une fois le câble passé, l’orifice sera bouché pour éviter le passage de l’air.

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Après 2 jours et demi représentant 39  heures à deux, les 148 lames de la façade Nord sont en place.

Il aura fallu 16 x 148 = 2368 clous.

La superficie est de 86,10 m².

Afin de ne pas avoir de raccord verticalement du pare-pluie et d’éviter ainsi une rupture d’étanchéité à l’eau mais également au passage de l’air, celui-ci est déroulé en continuité tout autour de la périphérie du mur.

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Demain jeudi nous barderons la façade Est.

 

Le Dauphiné en parle

MONTJOYER

Le référent local du Dauphiné Libéré du secteur après contact a réalisé un article publié le dimanche 1er juin 2014.

La maison de Babeth, Un exemple à suivre, titre le journal.

article dauphiné 01062014

Le journaliste met l’accent sur l’aspect sain du principe :

– du bois issu d’une coupe à dates précises,

foret de belesta 3 effet de la lune 1 lune croissante SAM_3312

– l’isolation en paille de lavande,

paille en botte  SAM_4340

– le toit végétal,

SAM_4393  3 étanchéité de la couverture    toiture végétalisée 2

– le caractère écologique du projet.

prêt de la terre  éco geste

Merci au référent local pour l’intérêt porté au projet et au Dauphiné pour la publication.

 

 

Dernières préparations du bois

Cette première semaine de juin s’est vue être la dernière quant à la préparation du bois.

En effet, il restait quelques pièces de bois à scier, raboter et façonner en raison de la panne survenue sur la scierie la semaine précédant le deuxième transport.

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Le moteur ayant été changé la dernière semaine de mai,

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j’ai pu scier :

– une centaine de couvre-joints,

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– une trentaine de m² de plancher,

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– 25 m² de planche pour faire du lambris.

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Mais là encore une surprise, le nouvel arrivage de grumes se faisant tarder, Nicolas pour honorer sa clientèle, a dû scier les deux grumes que j’aurais dû travailler le mois dernier.

Cependant, une livraison de cèdre étant arrivée, j’ai fini avec cette essence de bois.

Le cèdre ne pose pas de problème :

– de classe 3 comme le douglas,

– sa densité est 1/3 supérieur au douglas environ 750 kg/m3,

– son tanin curry clair,

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Et voilà, vendredi en milieu de matinée c’est terminé, tout est sur la remorque.

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Quoiqu’en disant tout est terminé, attendons que toutes les pièces de ce gigantesque puzzle soient assemblées pour affirmer qu’il n’y a plus besoin de bois.

La semaine prochaine, c’est reparti pour 4 semaines de chantier pour finir la sous face du plancher, réaliser le bardage extérieur, avancer la mise en place des fluides et plus si affinité….

Fin juin le bâtiment devrait avoir pris une nouvelle dimension.

 

 

 

Du Douglas enfin du Douglas

Alors que tout a commencé dans de bonnes conditions en septembre, il a fallu que la pluie s’en mêle et depuis le 15 novembre, il est impossible de débarder les arbres coupés en forêt.

Une livraison devait être faite d’ici la fin novembre 2013 repoussée au 15 décembre 2013 pour être de nouveau déplacée vers la mi-janvier 2014.

Mais la pluie, encore la pluie, toujours la pluie………

jour de pluie

Cependant, je n’ai pas à me plaindre quand on voit ce que beaucoup ont vécu ces derniers mois avec les inondations.

inondations

Faute de bois à scier, courant janvier, j’ai décidé de programmer le transport le 17 février ainsi que le chargement au cours du week-end du 15 et 16, de toutes les pièces réalisées, afin de débuter le montage rapidement, car il nous faut restituer 4 bennes de 27 m3 remplies de paille de lavande d’ici le début juin.

Il faut donc avancer.

Fin janvier il ne me restait à confectionner plus que le bardage ainsi que le lambris, que forcé et contraint je confectionnerais et transporterais lors de mes allers et retours entre l’Aude et la Drôme.

Chose bien moins pratique, mais vu le problème de plus en plus inévitable.

Mais notre forestier, devant cette situation a réussi à trouver du Douglas et à le livrer le mercredi 29 janvier.

grumier

Des arbres magnifiques.

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15 mètres de long, des diamètres avoisinant les 60 centimètres à la base et les 45 à l’autre extrémité.

Malheureusement nous ne connaissons pas les dates de coupe et bien que la nature soit au repos, les arbres ne sont pas épurés comme ils le seraient en période de lune favorable.

Du coup, revirement de situation, je reporte le transport au 03 mars 2014 avec un chargement au cours du week-end du 01 et 02, cela simplifiera la livraison, le déroulement du montage et seuls quelques dizaines de m² de bardage et lambris de dimensions inférieures à 3,50 m resteront à promener à la remorque.

Voilà, on fait au mieux pour s’adapter aux circonstances et il me faudra encore modifier mon calendrier.

Le débardage

Le débardage consiste à sortir les arbres coupés en forêt de leur lieu d’abattage,

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pour les diriger sur le lieu de stockage provisoire,

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dans l’attente de leur chargement sur le véhicule,

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qui les transportera sur le lieu de sciage.

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Materiel :

– un engin, ici un tracteur,

– un treuil. Sa puissance doit correspondre aux arbres à sortir, ainsi qu’au gabarit de l’engin.

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Positionnement du tracteur dans l’axe de la traction :

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l’arbre coupé, celui-ci est ébranché puis amarré au treuil pour être provisoirement positionné en bordure de chemin.

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Mais avant il faut amener le câble du treuil au niveau de l’arbre à sortir et là ce n’est pas forcément de tout repos :

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puis il est tiré au moyen du treuil jusqu’en bordure de chemin :

Voir vidéo :

SAM_3809 Et toujours Philppe avec à côté Samy le fils de Babeth.

Maintenant que j’ai découvert le débardage, il ne me reste plus qu’à couper des arbres. La lune étant en phase d’être descendante, il se pourrait bien qu’avec Nicolas, nous allions passer une journée en forêt pour abattre quelques arbres, car le forestier devant nous livrer le reste de bois en grumes, me pose des lapins depuis le 15 décembre.

Une fois c’est trop humide et l’autre fois c’est la gastro, mais comme il faut avancer, les plus courageux trouvent des solutions, alors si les arbres ne viennent pas à nous, nous, nous allons aux arbres.

Souvenez-vous :

1 problème = 1 ou plusieurs solution (s)

contrairement à :

Résolution des PB

Le sciage quatrième semaine

La semaine quatre a vu la fin du sciage de la première livraison, soit 44,434 m3 brut.

Elle a permis d’affiner le sciage de certaines fins de série et plus particulièrement celles des pièces de 0.20 de retombée.

D’ autant que les grumes restantes étaient les plus petites en diamètre.

Cette semaine j’ai bossé seul sur quatre jours et environ 40 heures.

j’ai même découvert la mise en oeuvre de la mimi-pelle.

mini pelle

En autodidacte forcément, suite à une anecdote.

Allez, je raconte.

Cette semaine j’ai bossé seul car Nicolas avait du travail par rapport à son entreprise et, jeudi matin avant de partir, il devait me préparer des grumes à côté du banc de sciage.

Grumes que je devais faire rouler pour leur mise en place.

Cependant, pris par le temps et comme il devait se rendre chez un client avec son tracteur lourd (1hre et demi de route) pour effectuer certains travaux, il en a profité pour me faire gagner du temps de me déplacer les voliges avec son puissant outil. Mais le monstre rugissant et soucieux de se rendre sur son chantier, il parti à l’issue, sans que ni lui, ni moi, nous nous préoccupions de la préparation des grumes.

C’est alors qu’arrivé sur mon aire de travail je vis le petit tracteur, la mini-pelle à l’emplacement des grumes et bien évidemment les grumes sur leur aire de stockage.

Il ne me restait qu’une chose à faire : apprendre à le métier de pelliste.

Le travail réalisé :

– environ 170 m² de volige brute, délignés

– 1 pièce de bois de 0.30 x 0.045 x 4 m

– 7 pièces de bois de 0.30 x 0.032 x 4 m

– 33 pièces de bois de 0.25 x 0.045 x 4 m

– 9 pièces de bois de 0.25 x 0.032 x 4 m

– 18 pièces de bois de 0.20 x 0.045 x 4 m

– 6 pièces de bois de 0.20 x 0.032 x 4 m

– 10 pièces de bois de 0.30 x 0.045 x 4 m

et voila le travail :

stock 4eme semaine stock 4 éme semaine 2

La semaine 5 va voir le début de la construction des caissons d’ossature.

Réalisation de la Volige, du Bardage, du Plancher…..

Au cours du sciage, pour obtenir des pièces de bois d’ossature, nous réalisons des sections de plus faibles épaisseurs en tournant la grume afin de confectionner les 4 façes planes de cette dernière (voir article sur le sciage d’une grume).

Après avoir retiré les dosses, nous réalisons des planches qui dans notre cas font 0.023 m d’épaisseur et qui serviront à confectionner l’ensemble des pièces pour :

– la sous face du plancher,

– la volige de toiture,

– le bardage intérieur pour les murs et le plafond.

Il sera procédé à l’identique pour le bardage extérieur mais en Douglas, jusqu’à la réalisation des pièces de section importantes, puis les grumes seront travaillées en totalité pour le bardage et le plancher de la terrasse.

Dans un premier temps, les planches issues du sciage sont mises de côté.

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Lorsqu’il y en a suffisamment, les planches sont positionnées sur le banc de sciage et maintenues entre elles avec un serre-joint.

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Le délignage peut commencer.

Pour cela, il faut définir la largeur des pièces de bois finies en tenant compte du passage à la corroyeuse afin d’obtenir un produit fini.

Pour notre projet nous envisageons des largeurs de 0.20, 0.16, 0.12,0.08 m. Cela permet d’obtenir un panachage et également de limiter les pertes en bois, car si vous n’envisagez que des pièces de 0.15 m de large, un nombre considérable de planches seront perdues, tout au moins pour la construction.

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Les planches sont retirées ou tournées au fur et à mesure des passages jusqu’à ce que leurs deux champs (de l’épaisseur) soient corrects.

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Dans notre cas, les voliges supérieures à 0.20 m, soit les 0.24, voir les 0.28, sont mises de côté pour être repassées à 0.16 (pour les 0.28) afin d’obtenir une volige de 0.16 et une de 0.12 et à 0.12 afin obtenir deux voliges de 0.12 (pour les 0.24)

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Une fois les deux côtés délignés, les voliges sont sorties du banc,

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pour être stockées.

Entre chaque rangée de volige, des rablettes sont mises en place pour permettre à l’air de circuler et de compléter le séchage.

Le tracteur permet le transfert de la zone de sciage à celle de stockage.

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l’ensemble des « chutes » est transformé soit :

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– en rablette, pour dans un premier temps permettre la ventilation entre les rangées de voliges ou autre pièces de bois, puis par la suite pourront trouver un usage en fonction de l’imagination de chacun……

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– en tasseaux ou autres pièces à usage divers,

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– comme combustible pour la cheminée ou le barbecue.

cochon   et bien dansle boisc’est la même chose

En effet, le bois c’est comme le cochon, tout se consomme.

Le délignage fini, les « voliges » sont stockées pour permettre leur séchage.

Entre deux rangées de volige, des rablettes sont positionnées pour permettre le passage de l’air, faciliter le séchage et éviter le contact entre elles afin de supprimer l’apparition de champignons qui feraient pourrir le bois.

Le bois sera ensuite passé à la corroyeuse pour être mis aux côtes finales et raboté sur sa face visible et éventuellement travaillé en fonction des profils souhaités.