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La couverture 2

Une fois le plafond réalisé et la volige en place au-dessus des terrasses couvertes, nous pouvons :

– passer les gaines électriques passant en toiture,

– poser les boîtes DLC pour les points lumineux centraux,

(retrouvez ces 2 alinéas dans un article dédié)

– garnir l’ossature de paille de lavande,

SAM_4265 – un big-bag comme moyen de transport,

SAM_4285 – un bac acier comme pont entre la benne et la toiture.

et c’est parti par le côté Est :

SAM_4286 garnissage,  SAM_4289 tassement,  SAM_4288  voligeage au fur et à mesure.

Après une première et bonne journée à 6 soit 42 heures :

SAM_4304 la benne se vide, le garnissage avance.

– clouer la volige support de l’étanchéité et de la finition de la toiture.

SAM_4303 Le soir, la partie de couverture au-dessus du salon, salle à manger, cuisine est voligée.

SAM_4310  Mise en place d’une bâche d’ensilage pour la protection contre les pluies.

La deuxième journée à 2 soit 20 heures, nous a permis de garnir les 2 tiers de ce qu’il restait et d’en voliger 1/4.

SAM_4338 SAM_4340

Il nous aura fallu 1 benne 1/3 de paille de lavande pour garnir l’ossature de la toiture.

SAM_4322 -première benne, SAM_4354  – deuxième benne.

Cela représente 35 m3 environ et un total de 45 big-bag.

La troisième journée à 2.

Le matin, nous finissons le remplissage avec la paille

SAM_4352  SAM_4345

et la mise en place de la volige.

SAM_4344    SAM_4350 SAM_4346  SAM_4351  SAM_4347

L’après-midi sera consacrée à la découpe des voliges débordant ainsi qu’à la mise en place des bordures destinées à maintenir la terre sur les façades Nord, Est et Ouest.

SAM_4353  SAM_4355 EPDM : épaisseur 1,14 mm / 23,50 ml x 9,15 ml soit 215 m² et 301 kg.

Et voila, 14 heures plus tard à 2.

En fin de journée, l’entreprise de maçonnerie Moulin vient nous monter la membrane EPDM sur la toiture au moyen de son Mécalac.

Merci pour ce service.

La semaine prochaine, nous procèderons à la mise en place de l’étanchéité de notre toiture.

 

 

 

Conception de notre couverture

Comme je l’écrivais dans l’article précédent, la couverture compte 7 couches.

10 couverture du projet

– la végétation de type jachère fleurie enrichie par des iris, jonquilles et diverses fleurs ou plantes permettant une coloration tout au long de l’année.

– le mélange de terre et de paille de lavande décomposée pour réduire le poids, d’une épaisseur de 150 mm,

2 végétalisation toiture

– la membrane (bâche) EPDM 1,15 mm assurant l’étanchéité de la couverture.

C’est un revêtement monocouche synthétique en caoutchouc, destiné à réaliser l’étanchéité de toitures-terrasses planes ou courbes, et toitures inclinées, dont l’élément porteur est constitué de maçonnerie, bois et panneaux dérivés de bois, isolés ou non isolés, de tôles d’acier nervurées isolées.

L’EPDM est un matériau recyclable et inerte qui ne contient pas de chlore ou plastifiants et qui bénéficie d’un impact environnemental bas pendant sa production et son utilisation. Firestone RubberGard EPDM bénéficie de la certification ISO 14001 (certification de gestion environnementale). C’est aussi une membrane fortement durable offrant une résistance forte à l’ozone et à la radiation UV.

L’EPDM est une membrane d’étanchéité qui possède de nombreux avantages :

– Bonne résistance : l’ EPDM a une résistance élévée aux UV, à l’ozone, aux acides (le contact avec les acides forts, les produits dérivés d’huile qui peuvent endommager la membrane, doit être évité), aux températures extrêmes comprises entre -50 et 130°C. Elle possède une capacité d’allongement de 380 %. Sa durée de vie est de plus de 50 ans. La membrane EPDM est garantie 20 ans par le fabricant.

– Respect de l’environnement : stable chimiquement, l’EPDM ne relargue pas de produit indésirable dans les eaux d’évacuation pluviales. L’EPDM est reclyclable à 100 %.

– Facile à mettre en oeuvre : la surface étanchée est rapidement recouverte grâce aux grandes largeurs de rouleaux disponibles.

– des accessoires comme coins, rélevés, jonctions, joints, ancrage, etc. existent pour simplifier la mise en oeuvre.

– Le collage et l’assemblage se font à froid (vulcanisation).

– Compatible avec la végétalisation des toitures : elle résiste à la perforation des racines issues des végétaux des systèmes de culture extensifs, semi-intensifs et intensifs.

Les dimensions permettent de prendre en compte l’ensemble des recouvrements et peuvent permettre de n’avoir aucun raccord afin de garantir une parfaite étanchéité (maximum environ 60 ml X 15 ml soit 900 m²)

3 étanchéité de la couverture     epdm

– une protection pour murs de soubassement. Elle permet une circulation de l’air, ainsi que l’évacuation de la vapeur d’eau excédente pour assurer le principe du mur respirant.

protection soubassement    circulation de l'air

Pour cette fonction, les picots seront mis côté volige, et entre chaque bande de protection, un chevron sera fixé pour le maintien en place.

4 ventilation sous membrane EPDM

– une volige de 17 mm qui supportera et répartira les charges sur l’ossature,

5 volige support de couverture

– l’ossature de 300 mm pour la résistance de la structure, garnie en paille de lavande pour l’isolation,

SAM_4074   7 solives et isolation

– le frein-vapeur, pour permettre la transmission de la vapeur de l’intérieur vers l’extérieur. Cette caractéristique technique s’appelle la perméance,

frein vapeur   8 frein vapeur

– le lambris de douglas calibré en trois largeurs (11, 15 et 19 cm) pour une épaisseur de 19 mm.

9 revêtement de plafond

Dans cette conception, je ne mets pas de pare-pluie, partant du principe que les caractéristiques de la membrane EPDM font que si celle-ci doit être transpercée, cela entraînera le percement de ce qu’il y aura dessous et donc du pare-pluie.

Nous avons donc commandé une membrane EPDM de 9,15 mètres pour le sens de la pente par 23,50 mètres pour couvrir la longueur, les remontées étant incluses dans ces dimensions. Son poids est d’environ 300 Kg.

 

Récupération des eaux pluviales

Dans certaines de nos régions, l’eau se fait parfois rare et suivant les saisons il peut être mis en place des mesures de restriction. Cependant, lorsque vous disposez d’un jardin quel qu’il soit, le besoin d’eau peut se faire ressentir.

Même sans jardin cette eau peut être utilisée pour :

– les toilettes, la machine à laver le linge,

wc

– la mise à niveau d’une piscine ou d’un bassin,

piscine

– l’animation d’un petit plan d’eau ou d’une fontaine en circuit fermé,

fontaine

–  l’abreuvement d’animaux,

abevreument

– les nettoyages divers tels que terrasse, voiture, etc…

lavage voiture

La solution est de se faire sa propre réserve, car en effet, les pluies ne se commandent pas, mais leur stockage lui, peut être géré à la demande.

Une eau stockée en cuve fermée et non exposée aux UV, vous conservera l’eau de pluie pour de nombreuses utilisations.

En fonction de la fréquence des précipitations, de la superficie de votre toiture et de la consommation envisagée, il reste facile de calculer le volume d’eau à stocker pour être le plus autonome possible.

précipitation

exemple :

Une chasse d’eau représente 6 à 9 litres d’eau. Si nous prenons 9 litres, avec une cuve de 1000 litres vous pouvez tirer 111 fois la chasse. Si vous tirez 10 fois la chasse par jour, vous tiendrez en autonomie 11 jours.

Une précipitation de 5 millimètres pour une toiture de 100 m² complètera votre réserve de 500 litres soit 5,5 jours d’autonomie.

Si vous installez une cuve de 3000 litres, il faudra pour cette même toiture de 100 m² :

30 mm de précipitation ==> 3000 / 500 = 6 précipitations ==> 6 X 5 mm = 30 mm.

Le volume de la cuve défini, il ne reste plus qu’à choisir son emplacement ainsi que sa position enterrée ou hors sol.

Il va de soi qu’une cuve enterrée aura plusieurs avantages :

– pas de gêne visuelle puisque invisible, bien qu’elle puisse être habillée,

– pas d’emprise au sol, donc pas d’imposition sur celle-ci, la place disponible au-dessus peut être aménagée en massif,

– possibilité de collecter toutes les eaux au-dessus de son niveau. Un article sera consacré à la récupération des eaux ménagères saines,

– une meilleure conservation, car non exposée aux UV ainsi qu’aux températures positives,

mais quelques inconvénients :

– des travaux de terrassement plus contraignants,

– l’obligation de mettre une pompe, l’écoulement naturel ne pouvant pas fonctionner.

Toutefois, l’utilisation d’un vide sanitaire ou d’un sous-sol, si celui-ci le permet, peut être un emplacement intéressant.

Quelle cuve choisir :

Alors là, on entre encore dans le commercial, car si vous prêtez une petite attention sur une majeure partie des cuves, vous vous apercevrez du peu de différence entre certaines, destinées à la récupération des eaux pluviales et les fosses toutes eaux.

fosse eaux de pluie 1cherchez l’erreur ?         fosse toutes eaux 1

Les revendeurs vous expliqueront bien que la différence entre les deux est que l’une a vocation à rester pleine alors que l’autre à être régulièrement vidée.

Donc, il va de soi que celle destinée à la récupération de l’eau est de conception bien plus résistante pour résister à la poussée du terrain.

Quelle belle attention, car si vous comparez les cuves ou fosses visuellement semblables souvent exposées les unes à côté des autres chez ces mêmes revendeurs, vous pourrez constater qu’elles ont la même conception à l’exception des « systèmes » internes de gestion de l’eau.

Alors, il faudrait que l’on m’explique pourquoi le cas de la résistance aux poussées du terrain n’est pas mise en avant lorsque ces mêmes revendeurs vous vendent une membrane EPDM pour la réalisation d’une réserve d’eau couverte.

réserve d'eau en EPDM

Pour information :

Chez moi je dispose d’une réserve couverte de 8 m3 d’eau utile en membrane EPDM recouvrant un trou formant un parallélépipède de 2 m x 3 mx 1,7 m et n’ai jamais eu de soucis.

J’ai réalisé trois réserves d’eau avec des fosses toutes eaux, parallélépipédes de 3000 litres.

Mais question tarif, c’est autre chose, cela est particulièrement intéressant.

Pour notre installation, la cuve a été installée en partie haute du terrain (dénivelé moyen : 4%).

Nous n’avons pas pu descendre en-dessous de 120 cm (rocher), mais le terrain a été remblayé d’environ 70 cm.

SAM_3185   SAM_3307

Les écoulements d’eaux pluviales ne poseront pas de problèmes, seule la récupération de l’eau ménagère propre est un peu contrariée, cependant j’ai déjà la solution, mais celle-ci fera l’objet d’un autre article….

Pose de la cuve sur lit de sable afin de la protéger des roches et pour sa mise à niveau.

SAM_3194   SAM_3204

Remblayage autour avec du sable.

SAM_3197     SAM_3200

Un PVC de diamètre 100 mm est en attente pour récolter l’eau en sortie de descente d’eau.

Un autre en sortie de cuve à usage de trop plein a été dirigé vers le drain pour évacuer l’excédent.

trop plein

Par la suite, une pompe avec un sur-presseur sera installée dans le vide sanitaire. Elle servira à refouler l’eau de la cuve vers un robinet extérieur, mais également vers le sanitaire qui sera équipé d’une vanne 2 voies pour basculer soit sur l’eau de ville, soit sur l’eau de la cuve. (Un article sera réalisé sur ce branchement).

pompe surpresseur

Calendrier prévisionnel des travaux deuxième tranche

Cette deuxième tranche comprend :

– l’assemblage de la structure,

assemblage murs

– la pose des bardages extérieurs et intérieurs sur les murs et le plafond ainsi que du plancher,

bardage avec couvre joint

– la mise hors eau et hors air,

mise hors eau  mise hors air

– le passage des gaines, câbles et des tuyauteries,

électricité plomberie

– l’isolation de la toiture, du plancher et des murs extérieurs,

isolation lavande

– la réalisation de la toiture végétalisée,

toiture végétalisée 2

Le planning prévisionnel des travaux :

Planning travaux tranche 2

Dans le cas où le planning de la première phase est tenu et que le transport soit bien réalisé fin novembre, la deuxième phase des travaux pourra commencer en semaine 49.

Semaine 49 (décembre) :

– montage de la structure du plancher bois : longrines, entretoise, pièces d’extémité et sous-face en OSB 3″,

– mise en place de la lisse basse.

Semaines 49 / 50 :

– assemblage des caissons bas,

– mise en place de la lisse haute,

– assemblage des caissons hauts donnant la pente de la toiture,

– mise en place de la lisse supérieure.

Semaine 51 :

– montage de la structure de la toiture : longrines, entretoises, pièces d’extrémité et « volige » en dalle d’OSB 3. L’OSB sera fixé provisoirement afin d’être retiré pour la mise en place de l’isolant, une fois le plafond réalisé,

– protection de la « toiture » par la mise en place d’une bâche (mise hors eau provisoire).

Semaines 52 de 2013 et 1 de 2014 :

– les fêtes de Noël arrivant, ces deux semaines seront repos.

Semaines 2 / 3 (janvier 2014) :

– pose du bardage périphérique extérieur. Celui-ci fait office de contreventement.

Semaine 4 :

– mise en place des menuiseries extérieures (mise hors air),

– réalisation des tableaux et appuis de baies.

Semaine 5 :

– repos.

Semaine 6 (février) :

– réalisation du plafond.

Semaine 7 :

– passage des gaines, fils électriques et des tuyauteries de plomberie.

Semaines 8 et 9 :

– isolation de la toiture,

– réalisation de l’étanchéité,

– mise en place de la terre.

Semaine 10 (mars) :

– repos.

Semaine 11 :

– isolation du plancher,

– mise en place du revêtement bois.

Semaines 12 / 13 :

– isolation des murs périphériques,

– fixation des revêtements intérieurs sur les murs périphériques.

Si nous tenons le cap, la deuxième phase devrait se terminer pour la fin mars et céder la place à la troisième phase, qui avec l’arrivée du printemps pourrait bien débuter par le plancher de la terrassse extérieure.

A suivre……