Archives pour la catégorie 15 Gestion des Eaux Pluviales

le générateur photovoltaïque.

La préparation pour la couverture étant finie, l’entreprise prévue pour l’installation du générateur photovoltaïque est intervenue dans la première quinzaine d’octobre.

A son arrivée le pare-pluie et les contre-liteaux étaient en place.

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Deux jours plus tard, le générateur de 25 panneaux d’une puissance de 6.5 KwC était posé.

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Il ne me restait plus qu’a finir la périphérie :

  • bacs aciers sur la partie triangulaire côté Ouest, accès au garage,

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  • faîtage,

Désolé, mais je n’ai pas de photos, mais celui-ci est en acier.

  • rives,

Avant de positionner la rive, j’ai fais un calage, car il me faudra revenir pour finir le bardage de la périphérie de la toiture.

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Ce calage permet de mettre en place les rives tout en laissant l’espace nécessaire au passage du bardage et des couvres-joints.

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Les bacs acier de couleur ardoise ne jure en rien avec les panneaux.

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  • sablière.

Après avoir posée en extrémité de solive des voliges, j’ai mis en place des rives acier afin de permettre la continuité de l’écoulement des eaux de pluies, des panneaux à la gouttière.

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Et voilà la gouttière est en place

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Et la couverture et terminée.

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Conception de notre couverture

Comme je l’écrivais dans l’article précédent, la couverture compte 7 couches.

10 couverture du projet

– la végétation de type jachère fleurie enrichie par des iris, jonquilles et diverses fleurs ou plantes permettant une coloration tout au long de l’année.

– le mélange de terre et de paille de lavande décomposée pour réduire le poids, d’une épaisseur de 150 mm,

2 végétalisation toiture

– la membrane (bâche) EPDM 1,15 mm assurant l’étanchéité de la couverture.

C’est un revêtement monocouche synthétique en caoutchouc, destiné à réaliser l’étanchéité de toitures-terrasses planes ou courbes, et toitures inclinées, dont l’élément porteur est constitué de maçonnerie, bois et panneaux dérivés de bois, isolés ou non isolés, de tôles d’acier nervurées isolées.

L’EPDM est un matériau recyclable et inerte qui ne contient pas de chlore ou plastifiants et qui bénéficie d’un impact environnemental bas pendant sa production et son utilisation. Firestone RubberGard EPDM bénéficie de la certification ISO 14001 (certification de gestion environnementale). C’est aussi une membrane fortement durable offrant une résistance forte à l’ozone et à la radiation UV.

L’EPDM est une membrane d’étanchéité qui possède de nombreux avantages :

– Bonne résistance : l’ EPDM a une résistance élévée aux UV, à l’ozone, aux acides (le contact avec les acides forts, les produits dérivés d’huile qui peuvent endommager la membrane, doit être évité), aux températures extrêmes comprises entre -50 et 130°C. Elle possède une capacité d’allongement de 380 %. Sa durée de vie est de plus de 50 ans. La membrane EPDM est garantie 20 ans par le fabricant.

– Respect de l’environnement : stable chimiquement, l’EPDM ne relargue pas de produit indésirable dans les eaux d’évacuation pluviales. L’EPDM est reclyclable à 100 %.

– Facile à mettre en oeuvre : la surface étanchée est rapidement recouverte grâce aux grandes largeurs de rouleaux disponibles.

– des accessoires comme coins, rélevés, jonctions, joints, ancrage, etc. existent pour simplifier la mise en oeuvre.

– Le collage et l’assemblage se font à froid (vulcanisation).

– Compatible avec la végétalisation des toitures : elle résiste à la perforation des racines issues des végétaux des systèmes de culture extensifs, semi-intensifs et intensifs.

Les dimensions permettent de prendre en compte l’ensemble des recouvrements et peuvent permettre de n’avoir aucun raccord afin de garantir une parfaite étanchéité (maximum environ 60 ml X 15 ml soit 900 m²)

3 étanchéité de la couverture     epdm

– une protection pour murs de soubassement. Elle permet une circulation de l’air, ainsi que l’évacuation de la vapeur d’eau excédente pour assurer le principe du mur respirant.

protection soubassement    circulation de l'air

Pour cette fonction, les picots seront mis côté volige, et entre chaque bande de protection, un chevron sera fixé pour le maintien en place.

4 ventilation sous membrane EPDM

– une volige de 17 mm qui supportera et répartira les charges sur l’ossature,

5 volige support de couverture

– l’ossature de 300 mm pour la résistance de la structure, garnie en paille de lavande pour l’isolation,

SAM_4074   7 solives et isolation

– le frein-vapeur, pour permettre la transmission de la vapeur de l’intérieur vers l’extérieur. Cette caractéristique technique s’appelle la perméance,

frein vapeur   8 frein vapeur

– le lambris de douglas calibré en trois largeurs (11, 15 et 19 cm) pour une épaisseur de 19 mm.

9 revêtement de plafond

Dans cette conception, je ne mets pas de pare-pluie, partant du principe que les caractéristiques de la membrane EPDM font que si celle-ci doit être transpercée, cela entraînera le percement de ce qu’il y aura dessous et donc du pare-pluie.

Nous avons donc commandé une membrane EPDM de 9,15 mètres pour le sens de la pente par 23,50 mètres pour couvrir la longueur, les remontées étant incluses dans ces dimensions. Son poids est d’environ 300 Kg.

 

La gestion des eaux

Dans le cadre du projet, il est prévu d’utiliser au maximum l’eau disponible hors circuit de distribution communale.

distribution eau potable lobbying

La ressource naturelle ainsi que le recyclage sont donc de mise.

Les ressources naturelles sont :

– les nappes phréatiques ou puits (inexistantes sur le terrain),

nappe phréatique

– les eaux de pluie.

eaux de pluie

Les ressources recyclées sont :

– la récupération des eaux ménagères issues du réseau de distribution.

eaux ménagère

Pour cela il est prévu deux circuits de récupération :

plan plomberie garage plan plomberie habitation

– celui de l’eau pluviale au moyen des gouttières (chenaux),

goutières

– celui de l’eau utilisée pour rincer les fruits et légumes, cuire les aliments et autres utilisations diverses sans utilisation de produits « toxiques » ou non recyclables.

rinçage

Ces deux circuits seront dirigés vers une cuve enterrée, de 3000 litres.

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Un circuit d’eau non consomable sera réalisé en parallèle de celui de l’eau potable, pour alimenter les WC, la machine à laver le linge ainsi qu’un robinet de puisage extérieur pour arroser par exemple le jardin.

schéma circuit eau pluie et cuisine

Il peut même être fait un circuit spécifique de récupération des eaux de salle de bain pour être recyclées dans les sanitaires avant de partir à l’égout.

Toutefois, ce circuit ne peut être réalisé lorsque l’installation de traitement des eaux ménagères a obligation de passer par un bac dégraisseur déstiné à prétraiter les eaux grasses.

La raison en est que les eaux vannes (des WC) ne transitent jamais par un bac dégraisseur.

circuit recyclage WC

Dans ce cas il faut une deuxième cuve ainsi qu’une deuxième pompe surpression.

Prenons un exemple simple :

Une famille comptant 4 personnes consommerait environ :

– 4 x 40 litres pour la douche soit 160 l,

– 4 x 20 litres pour se laver les mains, petite toilette, lavage des dents soit 80 l,

– 4 x 2 litres pour boire,

– 4 x 10 litres pour la cuisine soit 40 l,

– 1 x 50 litres pour le lave linge de catégorie A,

– 1 x 15 litres pour le lave vaisselle de catègorie A,

– 1 x 40 litres pour les tâches ménagères,

– 4 x 9 litres x 5 pour les toilettes soit 180 l.

Cependant, cela dépend du comportement de cette famille qui suivant le cas peut voir ces chiffres doubler voir tripler.

Si vous réalisez une installation avec récupération des eaux pluviales, chaque jour le contenu de votre cuve se complètera de 40 litres en plus de l’eau de pluie.

Si vous complètez votre installation avec un circuit spécifique WC, chaque jour le contenu de votre cuve se complètera de 240 litres, vous donnant la possibilité de tirer 26 chasses d’eau par jour pour un réservoir de 9 litres, 40 pour un réservoir économique de 6 litres, soit une moyenne de 33 chasses d’eau/jour.

Dans l’exemple notre famille de 4 personnes utilise 20 fois la chasse d’eau par jour soit une moyenne de 150 litres/jour représentant sur une année 365 x 150l = 54750 litres soit une économie de 54,75 m3 d’eau.

Il vous suffit de prendre votre facture d’eau et de multiplier 54,75 par le prix du m3 pour connaître l’économie sur l’année.

Mais dans tous les cas vous n’aurez pas soutiré 54,75 m3 de ressources naturelles.

Quant au prix de l’installation il variera en fonction des choix des équipements et de l’installateur.

Comptez environ 300,00 € comme premier prix.

 

 

 

 

Récupération des eaux pluviales

Dans certaines de nos régions, l’eau se fait parfois rare et suivant les saisons il peut être mis en place des mesures de restriction. Cependant, lorsque vous disposez d’un jardin quel qu’il soit, le besoin d’eau peut se faire ressentir.

Même sans jardin cette eau peut être utilisée pour :

– les toilettes, la machine à laver le linge,

wc

– la mise à niveau d’une piscine ou d’un bassin,

piscine

– l’animation d’un petit plan d’eau ou d’une fontaine en circuit fermé,

fontaine

–  l’abreuvement d’animaux,

abevreument

– les nettoyages divers tels que terrasse, voiture, etc…

lavage voiture

La solution est de se faire sa propre réserve, car en effet, les pluies ne se commandent pas, mais leur stockage lui, peut être géré à la demande.

Une eau stockée en cuve fermée et non exposée aux UV, vous conservera l’eau de pluie pour de nombreuses utilisations.

En fonction de la fréquence des précipitations, de la superficie de votre toiture et de la consommation envisagée, il reste facile de calculer le volume d’eau à stocker pour être le plus autonome possible.

précipitation

exemple :

Une chasse d’eau représente 6 à 9 litres d’eau. Si nous prenons 9 litres, avec une cuve de 1000 litres vous pouvez tirer 111 fois la chasse. Si vous tirez 10 fois la chasse par jour, vous tiendrez en autonomie 11 jours.

Une précipitation de 5 millimètres pour une toiture de 100 m² complètera votre réserve de 500 litres soit 5,5 jours d’autonomie.

Si vous installez une cuve de 3000 litres, il faudra pour cette même toiture de 100 m² :

30 mm de précipitation ==> 3000 / 500 = 6 précipitations ==> 6 X 5 mm = 30 mm.

Le volume de la cuve défini, il ne reste plus qu’à choisir son emplacement ainsi que sa position enterrée ou hors sol.

Il va de soi qu’une cuve enterrée aura plusieurs avantages :

– pas de gêne visuelle puisque invisible, bien qu’elle puisse être habillée,

– pas d’emprise au sol, donc pas d’imposition sur celle-ci, la place disponible au-dessus peut être aménagée en massif,

– possibilité de collecter toutes les eaux au-dessus de son niveau. Un article sera consacré à la récupération des eaux ménagères saines,

– une meilleure conservation, car non exposée aux UV ainsi qu’aux températures positives,

mais quelques inconvénients :

– des travaux de terrassement plus contraignants,

– l’obligation de mettre une pompe, l’écoulement naturel ne pouvant pas fonctionner.

Toutefois, l’utilisation d’un vide sanitaire ou d’un sous-sol, si celui-ci le permet, peut être un emplacement intéressant.

Quelle cuve choisir :

Alors là, on entre encore dans le commercial, car si vous prêtez une petite attention sur une majeure partie des cuves, vous vous apercevrez du peu de différence entre certaines, destinées à la récupération des eaux pluviales et les fosses toutes eaux.

fosse eaux de pluie 1cherchez l’erreur ?         fosse toutes eaux 1

Les revendeurs vous expliqueront bien que la différence entre les deux est que l’une a vocation à rester pleine alors que l’autre à être régulièrement vidée.

Donc, il va de soi que celle destinée à la récupération de l’eau est de conception bien plus résistante pour résister à la poussée du terrain.

Quelle belle attention, car si vous comparez les cuves ou fosses visuellement semblables souvent exposées les unes à côté des autres chez ces mêmes revendeurs, vous pourrez constater qu’elles ont la même conception à l’exception des « systèmes » internes de gestion de l’eau.

Alors, il faudrait que l’on m’explique pourquoi le cas de la résistance aux poussées du terrain n’est pas mise en avant lorsque ces mêmes revendeurs vous vendent une membrane EPDM pour la réalisation d’une réserve d’eau couverte.

réserve d'eau en EPDM

Pour information :

Chez moi je dispose d’une réserve couverte de 8 m3 d’eau utile en membrane EPDM recouvrant un trou formant un parallélépipède de 2 m x 3 mx 1,7 m et n’ai jamais eu de soucis.

J’ai réalisé trois réserves d’eau avec des fosses toutes eaux, parallélépipédes de 3000 litres.

Mais question tarif, c’est autre chose, cela est particulièrement intéressant.

Pour notre installation, la cuve a été installée en partie haute du terrain (dénivelé moyen : 4%).

Nous n’avons pas pu descendre en-dessous de 120 cm (rocher), mais le terrain a été remblayé d’environ 70 cm.

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Les écoulements d’eaux pluviales ne poseront pas de problèmes, seule la récupération de l’eau ménagère propre est un peu contrariée, cependant j’ai déjà la solution, mais celle-ci fera l’objet d’un autre article….

Pose de la cuve sur lit de sable afin de la protéger des roches et pour sa mise à niveau.

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Remblayage autour avec du sable.

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Un PVC de diamètre 100 mm est en attente pour récolter l’eau en sortie de descente d’eau.

Un autre en sortie de cuve à usage de trop plein a été dirigé vers le drain pour évacuer l’excédent.

trop plein

Par la suite, une pompe avec un sur-presseur sera installée dans le vide sanitaire. Elle servira à refouler l’eau de la cuve vers un robinet extérieur, mais également vers le sanitaire qui sera équipé d’une vanne 2 voies pour basculer soit sur l’eau de ville, soit sur l’eau de la cuve. (Un article sera réalisé sur ce branchement).

pompe surpresseur