Archives pour la catégorie 05 Fabrication en atelier

Pose des menuiseries extérieures

Mardi 12 août en milieu d’après-midi, nous avons débuté la pose des menuiseries.

Celles-ci sont posées en tunnel (à l’intérieur des tableaux).

L’étanchéité est assurée par joints silicone entre le cadre et le tableau, puis par un second joint lors de la finition des tableaux en bardage.

La fixation est obtenue au moyen de vis de 70 mms.

Côté intérieur, elles prennent appui sur le lambris, côté extérieur, une finition en bardage sera réalisée.

Mise en place d’un tasseau pour rehausser l’appui de fenêtre.

Un joint silicone est réalisé afin d’assurer l’étanchéité sous la fenêtre.

SAM_5053

Contrôle au moyen du niveau en trois dimensions (horizontalité, verticalité et équerrage).

SAM_5057    SAM_5059

Perçage des passages pour les vis de fixation.

SAM_5054    SAM_5056

Remise en place des ventaux et contrôle de l’ensemble.

SAM_5060SAM_5061

Voilà le résultat.

SAM_5049    SAM_5064    SAM_5065

Après les fenêtres, nous nous attaquons aux baies vitrées.

SAM_5068    SAM_5069    SAM_5070    SAM_5073

Ça a été un peu sport, il a fallu réaliser une feuillure.

En effet lors de la réalisation des baies, je n’ai pas tenu compte du fait que les menuiseries étaient prévues en pose tunnel.

Il a donc fallu tailler les tableaux.

Super pour avaler de la sciure et même si vous fermez la bouche, elle vous rentre par les narines.

SAM_5071 Il ne s’agit pas de ma meilleure mise en valeur, mais il faut faire avec.

Les cadres sont fixés au moyen de vis à tête large.

SAM_5077    SAM_5078    SAM_5079     SAM_5080

Mise en place des balais d’étanchéité, ainsi que des taquets de verrouillage.

SAM_5082    SAM_5083

Et voilà tout est en ordre de marche.

SAM_5076    SAM_5084    SAM_5103    SAM_5104

Nous finissons par la porte d’entrée, joints, vissage et essayage.

SAM_5101 SAM_5102

Le jeudi soir à 19 heures, après 20 heures à 2, la maison est désormais hors eau et hors air.

Il ne reste plus qu’à finir les tableaux et réaliser les seuils de portes et appuis de fenêtres.

La semaine du 18 au 22 va nous permettre de finir le doublage du mur Nord.

 

Dernières préparations du bois

Cette première semaine de juin s’est vue être la dernière quant à la préparation du bois.

En effet, il restait quelques pièces de bois à scier, raboter et façonner en raison de la panne survenue sur la scierie la semaine précédant le deuxième transport.

SAM_4451

Le moteur ayant été changé la dernière semaine de mai,

SAM_4454

j’ai pu scier :

– une centaine de couvre-joints,

SAM_4455

– une trentaine de m² de plancher,

SAM_4456

– 25 m² de planche pour faire du lambris.

SAM_4452

Mais là encore une surprise, le nouvel arrivage de grumes se faisant tarder, Nicolas pour honorer sa clientèle, a dû scier les deux grumes que j’aurais dû travailler le mois dernier.

Cependant, une livraison de cèdre étant arrivée, j’ai fini avec cette essence de bois.

Le cèdre ne pose pas de problème :

– de classe 3 comme le douglas,

– sa densité est 1/3 supérieur au douglas environ 750 kg/m3,

– son tanin curry clair,

SAM_4453

Et voilà, vendredi en milieu de matinée c’est terminé, tout est sur la remorque.

SAM_4457 SAM_4458

Quoiqu’en disant tout est terminé, attendons que toutes les pièces de ce gigantesque puzzle soient assemblées pour affirmer qu’il n’y a plus besoin de bois.

La semaine prochaine, c’est reparti pour 4 semaines de chantier pour finir la sous face du plancher, réaliser le bardage extérieur, avancer la mise en place des fluides et plus si affinité….

Fin juin le bâtiment devrait avoir pris une nouvelle dimension.

 

 

 

Finalisation du sciage

Après 11 jours de montage,

SAM_4090 SAM_4104 SAM_4105

avec Philippe nous sommes redescendus dans l’Aude pour y passer quelques semaines durant lesquelles le travail de sciage se poursuit.

Dans un premier temps il m’a fallu reprendre la feuille de coupe et y rajouter certains détails qui sont apparus lors du montage, suite à des modifications pour des raisons techniques ou d’esthétisme, voir d’oublis.

En effet, gérer un tel projet de A à Z seul, reste particulièrement complexe et certains détails apparaissent au fur et à mesure de son avancement.

Pour le moment je ne me plaind pas, car aucune grosse ou mauvaise surprise n’est venue perturber la réalisation.

mauvaise surprise

Pendant ces 5 semaines il faudra réaliser près de 1200 pièces de bois, dans diverses longueurs, largeurs et épaisseurs :

– sciage,

SAM_3356

– rabotage, délignage,

SAM_3516    SAM_3683

– rainurage, bouvetage,

SAM_3682

Puis le 26 avril nous procèderons au chargement de la deuxième et dernière semi-remorque, avec pour l’essentiel de la volige, du bardage et du lambris.

L’important c’est que de semaines en semaines :

–  le stock de grumes diminue,

SAM_4112   SAM_4113

– celui de pièces de bois sciées, mais en attente de finition, circule,

SAM_4110    SAM_4111

– quant à celui de pièces de bois finies, il augmente.

SAM_4107 SAM_4108 SAM_4109

Aller, encore deux petites semaines et le sciage devrait être fini.

Livraison à Montjoyer le 29 avril au matin.

Babeth prépares le terrain, on arrive.

 

 

 

 

Album photos

La structure étant pratiquement assemblée, un petit rappel en images:

2 perspective est  3 terrain

Début 2013 la carte communale est approuvée par la préfecture,

projet final masse      3D sud 2

l’engagement sur le terrain pris, la conception et la finalisation du projet peuvent se réaliser,

foret de belesta 7

Juillet 2013 visite sur les lieux de la coupe en forêt de Belesta,

mise à niveau de la plate forme 3 coulage beton 3

Août 2013 terrassement, fondations et réalisation des murs de sous-bassement,

alimentation de la limite à la maison SAM_3244 SAM_3310

Septembre 2013 VRD et finalisation des murs de sous-bassement,

SAM_3312

Mi-septembre 2013 livraison des grumes pour l’ossature,

SAM_3353 SAM_3361

Fin septembre début du sciage,

SAM_3489

Novembre, réalisation de la structure sous forme de caissons,

SAM_3839

Janvier 2014 livraison du Douglas après 2 mois d’attente en raison des pluies,

SAM_3894

Samedi 01 mars 2014, chargement pour un premier transport,

SAM_3918

Mardi 04 mars 2014, déchargement sur les lieux du chantier,

SAM_3941 SAM_3961

Mercredi 05 à vendredi 07 mars 2014 montage de la structure du plancher,

SAM_3964 SAM_3977 SAM_3988 SAM_4051

Lundi 10 à vendredi 14 montage de la structure verticale « murs »,

SAM_4060 SAM_4072 SAM_4088 SAM_4091

Lundi 17 à mercredi 19 mars 2014 montage de la structure de toiture.

Et voilà où nous en sommes fin mars 2014 :

SAM_4103

Déchargement de la semi-remorque

Et voilà, nous sommes au lever de l’un des jours phares du projet.

A force d’attendre je finissais par me poser la question si ce jour arriverait.

Et bien oui, ce jour est arrivé.

Mardi 04 mars le jour du déchargement est arrivé.

Le camion doit arriver vers  08 heures 30.

L’itinéraire de fin de trajet étant délicat et le téléphone portable passant très mal à Montjoyer, nous avions convenu avec le chauffeur de nous retrouver à l’entrée de Grignan afin que je le guide.

Vers 08 heures, le camion apparaît à l’horizon, au bout de la ligne droite.

SAM_3902

Et nous voilà en route pour Montjoyer.

Environ ½ heure plus tard, la semi est sur l’aire de déchargement.

SAM_3903

Nous pouvons avec Babeth, Laurent, François, Gérard, André, Philippe et moi commencer le déchargement.

SAM_3905

Nous disposons d’un engin de levage loué et du tracteur d’un ami de Babeth.

SAM_3909

Après 03 heures et ½, à midi, la semi est vide, mais la place bien remplie.

SAM_3906

La plupart des collègues sont partis au fur et à mesure de leurs obligations et nous nous rendons chez Gérard partager le repas préparé par Babeth.

Un grand merci à ces nouveaux amis qui sont venus partager ce moment d’activité pour rendre service.

C’est cela aussi l’autoconstruction, des rencontres, des partages, des échanges, ….

Allez ! Le repas fini, il faut transférer la marchandise de la place au terrain.

Les nouveaux voisins ont fait construire leur maison.

Le garage implanté en limite de propriété ne nous laisse que 4 mètres de passage, mais les amandiers conservés le réduisent encore un peu.

SAM_3912

Mais ça passe.

SAM_3913

L’ensemble des sections, pratiquement que des pannes, sont acheminées sur la remorque du tracteur ; quant aux caissons, ils le seront en partie au moyen de la remorque et de l’élévateur articulé.

SAM_3915

IL est 19 heures lorsque les derniers caissons sont posés sur l’herbe et comme pour le chargement, la nuit est tombée.

SAM_3919   SAM_3918 SAM_3920

Fin de journée et faim d’estomac.

A demain pour l’assemblage du plancher.

Chargement de la semi-remorque.

Enfin le jour tant attendu est arrivé.

1er mars 2014

Après une prévision pour la fin novembre, les aléas de l’autoconstruction de l’arbre au faitage ont eu raison sur la prévision initiale.

Vendredi 28 février 15 heures 45 minutes, la semi-remorque arrive sur le site de préparation.

SAM_3861

Non pas sans difficultés, car le chemin d’accès n’est pas goudroné, celui-ci présente un petit dénivelé entre 5 et 10 % et la pluie l’a bien humidifié.

Résultat au premier essai, en marche arrière la semi n’a pu arriver jusqu’en haut.

Alors un deuxième essai en marche avant a eu raison du chemin, mais la mise en place après une manoeuvre de demi-tour n’a pas été facile car le poids à vide de la remorque ne permettait pas l’adhérence des roues motrices animées par les 520 chevaux du tracteur Renault Magnum, sur ce sol stabilisé mais détrempé.

Finalement, un peu de sciure sous les roues a permis de débloquer la situation.

Voilà, la remorque est en place. Sa longueur de 13,40 m et sa largeur de 2,50 m nous permettra un bon chargement.

SAM_3862

A demain matin samedi 08 heures.

Nous sommes donc le samedi 01 mars.

Le temps est nuageux, mais la pluie ne s’est pas invitée. Cependant, l’humidité du terrain ne nous a pas facilité la tâche, les engins ont eu bien du mal et se sont enlisés quelques fois.

SAM_3860   SAM_3896

Une équipe de costauds est réunie pour relever le défit de charger les centaines de pièces de bois dans la remorque, pour au plus tard la fin de la journée :

nous retrouvons de gauche à droite Philippe, Nicolas, Jean-luc, moi, Georges et Nicolas. Mickael doit arriver plus tard :

SAM_3871  SAM_3877

Pour ce chargement nous disposons de deux manuscopiques :

SAM_3863  SAM_3874

Après une bonne matinée de travail,

SAM_3876

nous partageons un bon pot-au-feu :

SAM_3881

Puis après cette collation, bien qu’une petite sieste serait la bien venue, il faut s’y remettre.

SAM_3884  SAM_3887

A la fin de la journée, le chargement est prêt à être sanglé.

SAM_3889

Dimanche matin je suis sur place pour le sanglage. Belle journée.

SAM_3892 SAM_3894

Nous n’avons jamais été aussi prêts du départ que ce jour là. Pourvu que cela dure.

Allez rendez-vous le 04 mars sur Montjoyer pour le déchargement.

Préparation de la volige

La semaine du 18 au 22 novembre a été consacrée à la préparation de la volige, en raison d’une panne survenue sur la scierie dès le lundi, alors que je sciais une grume.

En effet, la régulation (système qui évite au moteur de prendre du régime et donc de tourner trop vite) du moteur ne fonctionnant plus d’une part et utilisant un nouveau casque contre le bruit plus performant que l’ancien, je me suis fait avoir.

Il arriva donc ce qui devait arriver lorsqu’un moteur s’emballe :

Une soupape d’admission a transpercé la culasse.

percement soupape

Avec Nicolas nous avons mis en route la réparation :

– la culasse a été démontée pour permettre le rebouchage par brasure à l’aluminium, dans une entreprise spécialisée, et la remise en fonctionnement du moteur thermique.

– Nicolas qui envisagait de modifier sa scierie en a profité pour installer un moteur électrique sur le chassis. Dans tous les cas l’un comme l’autre, la scierie ne sera pas prête avant au moins le milieu de la semaine prochaine.

J’ai donc profité de cette mésaventure pour commencer la préparation des voliges en épicéa, qui serviront :

– à la couverture de l’habitation et du garage soit 220 m²,

– à la sous-face du plancher de l’habitation soit 100 m²,

– au plafond et habillage des murs de la buanderie située à l’arrière du garage soit 62 m².

La volige en attente de finition et issue du sciage des grumes d’épicéa, devrait pratiquement couvrir l’ensemble. Dans le cas contraire, elle sera complétée par de la volige en Douglas.

Il est vrai que dans un premier temps, j’avais envisagé de faire les voliges de couverture et de sous-face de plancher en OSB, mais l’idée a évolué sur de la volige plus naturelle.

Comme toujours la comptabilité est reine.

La volige :

– celle-ci se posera sans contrainte spécifique, à l’exception du fait que lorsque l’on prépare soi-même le bois et si l’on ne veut pas perdre le bois d’oeuvre, il faut accepter la contrainte des largeurs de volige.

Dans notre projet, les voliges seront posées bord à bord et calibrées suivant 4 séries (dimensions en mètre de la largeur) : 0.07,/ 0.11 / 0.15 / 0.195 .

Le bardage :

– celui-ci présentera 2 types de finition :

==> pour l’intérieur, il sera calibré aux mêmes séries que la volige, mais sera posé avec un assemblage à mi-bois. Il sera issu de la partie extérieure de la grume (avec de l’aubier).

assemblage à mi-bois

==> pour l’extérieur, il sera calibré en une seule série, certainement à 0.15 m mais cependant sur 4 longueurs en mètre afin de ne pas faire de raccord (pose à la verticale) : 4.5 / 4 / 3.3 / 2.6 posé bord à bord, mais avec un couvre-joint de 0.05 m. Il sera issu de la partie centrale de la grume afin de préserver la classe 3 naturelle du bois.

assemblage couvre-joint

Les tableaux ci-dessous détaillent l’ensemble des surfaces à couvrir en volige ou bardage.

compta volige bardage     compta 2

La réalisation de ce travail est un ensemble d’opérations qui consistent à dégrossir le bois sur toutes ses faces. Au début du 20ème siècle, le corroyage permettait cet usinage sans grande finition. Mais aujourd’hui, on obtient un degrès de finition relativement bon surtout si l’on parle de bois d’oeuvre pour le bâtiment.

La corroyeuse est une machine qui permet ce travail de dégauchissage, rabotage, délignage , sur les 4 faces en même temps.

En fonction des finitions ou assemblages souhaités, des fers permettent certaines formes.

   SAM_3681 avant l’usinage SAM_3682 entrée dans la corroyeuse

SAM_3683 sortie de la corroyeuse

SAM_3687 après l’usinage

Concernant la volige, l’usinage le plus important est le respect de la largeur des planches dans leur série, toutefois, l’épaisseur n’étant pas constante (défaut lié au sciage), j’ai calibré celle-ci à 18 mm pour donner une épaisseur plus régulière sans chercher le côté esthétique.

Cependant, pour les bardages ou le plancher extérieur, ceux-ci étant apparents non seulement la largeur constante devra être respectée, mais la finition de la face visible devra être soignée.

En fin de semaine après 4 jours et 28 heures de travail seul, j’ai passé dans la machine environ 450 pièces de bois, représentant près de 1750 ml et 255 m². J’aurais pu faire mieux, mais il fallait récupérer les planches sur l’aire de stockage puis les rapporter pour les ranger par série.

Lundi 25 et mercredi 27 j’ai fini la volige en Epicéa 6 heures de travail, 177 pièces de bois représentant  708 ml et 110

Total de volige en Epicéa : 366 m²  qui devraient couvrir l’utilisation prévue (à une dizaine de m² près qui seront complètés par du Douglas).

La scierie n’étant pas prête en raison de quelques mises au point suite à la mise en place du moteur électrique, je me retrouve donc au « chômage technique ».

La pluie s’étant arrêtée depuis mercredi, il est à espérer que le forestier ait pu débarder le reste des grumes du lieu de coupe afin de faire la livraison.

En attendant et heureusement, Nicolas a quelques belles grumes d’avance dans lesquelles je vais pouvoir scier. Cela représente un double avantage :

– pour lui, les grumes tournent et donc se renouvellent,

– pour moi, je peux continuer à avancer sans perdre de temps avec un bois encore plus sec.

Comme quoi, un projet réalisé de la source à la réception, présente bien des avantages, mais peu réserver bien des surprises…..

Il est important avant de commencer, de bien en prendre conscience et d’être en mesure d’assurer moralement, voir parfois financièrement, ces aléas, mais :

problème solution doit rester un des dictons maîtres de l’autoconstructeur.