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Le garage « l’assise »

Après quelques mois sans travaux, le temps des vacances étant là il faut en profiter. D’autant que le temps cette année est au beau, voir au trop beau.

Sur le plateau de Montjoyer lieu des extrêmes :

-lorsqu’il fait froid ici il fait plus,

– lorsqu’il fait du vent, ici il en fait plus,

et tout naturellement,

– lorsqu’il  fait chaud, …….

La dalle ayant été réalisée lors du coulage des fondations de la maison, il a suffi dans un premier temps de faire un brin de ménage, afin de libérer la place pour la construction.

Avant de commencer le travaille du bois, il a fallu réaliser l’assise qui permet d’isoler la construction bois de la dalle.

La réglementation prévoie qu’une construction bois doit être à 20 centimètres du sol, afin d’être protégée de l’humidité.

Dans un premier temps, un traçage s’impose.

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Puis j’ai utilisé des parpaings à bancher que j’ai aligné tout le long des trais tracés au cordex.

Lorsque la dalle est propre et de niveau, c’est rapide à mettre en oeuvre.

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Deux barres de fer à béton de  diamètre 6 mm sont mis en place.

et pour finir,  le remplissage de béton.

 

 

 

 

SAM_1391 SAM_1392 SAM_1393

 

Le lendemain, le béton ayant pris, la lisse peut être posée.

Mais avant ne pas oublier de mettre en place la bande de protection contre les remontées d’humidité par les maçonneries.

Bien que le DTU ne le prévoit pas, j’ai fixé la lisse basse au moyen de chevilles/vis à frapper. C’est très pratique et ça fixe très bien. (Cependant le fabriquant n’a pas les mêmes moyens que certains fabricants pour faire valider sa quincaillerie).

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Album photos

La structure étant pratiquement assemblée, un petit rappel en images:

2 perspective est  3 terrain

Début 2013 la carte communale est approuvée par la préfecture,

projet final masse      3D sud 2

l’engagement sur le terrain pris, la conception et la finalisation du projet peuvent se réaliser,

foret de belesta 7

Juillet 2013 visite sur les lieux de la coupe en forêt de Belesta,

mise à niveau de la plate forme 3 coulage beton 3

Août 2013 terrassement, fondations et réalisation des murs de sous-bassement,

alimentation de la limite à la maison SAM_3244 SAM_3310

Septembre 2013 VRD et finalisation des murs de sous-bassement,

SAM_3312

Mi-septembre 2013 livraison des grumes pour l’ossature,

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Fin septembre début du sciage,

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Novembre, réalisation de la structure sous forme de caissons,

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Janvier 2014 livraison du Douglas après 2 mois d’attente en raison des pluies,

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Samedi 01 mars 2014, chargement pour un premier transport,

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Mardi 04 mars 2014, déchargement sur les lieux du chantier,

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Mercredi 05 à vendredi 07 mars 2014 montage de la structure du plancher,

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Lundi 10 à vendredi 14 montage de la structure verticale « murs »,

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Lundi 17 à mercredi 19 mars 2014 montage de la structure de toiture.

Et voilà où nous en sommes fin mars 2014 :

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Alimentation en fluide

Après l’acquisition du terrain, une des premières choses à faire, c’est de s’occuper de l’ensemble des fluides qui permettront le fonctionnement du bâtiment ainsi que celui des occupants.

Par fluide, on sous-entend les énergies et les fluides quelle qu’en soit la nature (liquide, solide, gazeuse). Pour une maison individuelle les trois principales sont :

– l’eau :

eau

–> claire arrivant des canalisations de ville,

robinet

–> non consommable provenant du terrain ou le bordant (puits, cuve, rivière, etc.) ou issue d’exploitation avec le règlement d’un forfait annuel, comme cela se fait dans les communes.

arrosage

–> issue du fonctionnement de l’habitation (sanitaire et activités diverses) et nécessitant d’être traitée.

égout

– l’électricité :

elctricité

–> courant fort (220 ou 380 volt) éclairages, prises, pour les besoins domestiques,

–> courant faible (téléphonie, informatique, domotique),

–> production d’énergie.

photovoltaique

– le gaz :

gaz

–> alimentation d’un appareil de production d’eau chaude, d’une cuisinière.

Lors de l’étude du projet, il est important de penser à l’ensemble de ces fluides, même si le budget initial ne permet pas de tout réaliser immédiatement.

En effet, une gaine, un tuyau passé lors du terrassement initial, est moins couteux et présente moins de risque d’endommagement ultérieur.

De toute manière, même un projet bien pensé, un jour il manquera toujours quelque chose, alors si il est possible de minimiser ce manque autant ne pas s’en priver.

C’est dans cette phase qui consiste à alimenter votre terrain que le mot service public prend tout son sens.

  attention

Ames sensibles s’abstenir pour la suite de cet article….

Enfin, service public si on veut, puisque même si l’état détient un pourcentage de parts, il ne reste plus grand chose en France du service public et de sa déontologie initiale. L’ouverture à la concurence n’arrange rien, surtout lorsque les réseaux restent un monopôle.

Il est impossible :

– d’obtenir des renseignements si vous n’êtes pas propriétaire, si vous n’avez pas signé un compromis, ou alors bien engagé dans un projet, avec toutes les surprises que cela peut engager,

abonné absent

– d’obtenir un rdv sur place, un devis sans que celui-ci vous soit facturé.

(Exemple : 

Concernant mon projet personnel photovoltaïque, mais qui reflète parfaitement l’esprit ressenti dans le projet de ma sœur :

mon engagement pris avec la société installatrice, le dossier est envoyé à ERDF, parce qu’avant personne chez ERDF n’est en mesure de vous renseigner ou de vous évaluer un prix, même à 1000 € près. Sait-on jamais, si leurs conditions de branchement ne vous conviennent pas et vous vous désistiez, travailler pour rien n’est plus rentable….

Dans le cas où le budget est dépassé, que se passe-t-il alors qu’un accompte a été réglé à l’installateur ?

A partir de ce moment :

Vous recevez un dossier accompagné d’un devis fait sur plan sur lequel vous apprenez que vous allez payer en plus du branchement, le remplacement du câble trop faible ainsi que le renforcement du transformateur.

Equipements, permettez-moi de vous le rappeler :

–  ne vous appartenant pas et utilisés par d’autres abonnés.

– pour lesquels chaque abonné paye tous les mois près de 40 % de taxes, si on fait la déduction des taxes pour l’état sur les factures pour l’entretien, l’extension du réseau et l’engraissement des PDG et autres….

C’est ce que l’on pourrait appeler la double peine ou le tac au tac perdant car tu ne gagnes jamais, mais tu payes :

double peine

Bien sur, pour être pris en compte, il faut impérativement payer 50% au moins du montant du devis qui s’élève pour mon installation tout naturellement à 14000 €.

Alors là, si ce n’est pas du maquereau tage….

mais ce qui suit est grandement fantastique car :

faisant suite au règlement, un technicien se déplace et commande une étude, qui peut bien évidemment modifier le montant du devis. Pour mon installation, il faudrait remplacer un pilone béton ????? pourtant à le regarder, rien ne semble anormal ??? Cependant, je n’ai toujours pas de nouveau devis.

Remarque, peut être qu’ERDF n’osera pas m’en renvoyer un autre……

technicien  Regardez moi ça comme il est content, il va bien s’occuper de mon projet le technicien que voilà.

Pour finir il faut attendre environ 15 semaines pour que les travaux soient réalisés.

Mais 15 semaines à partir de quand ? Difficile de le définir avec toute cette organisation…..

fin de l’exemple ).

– de recevoir un plan à jour, les plans des travaux réalisés n’étant pas toujours justes (sous-traitance oblige),

– de pouvoir télephoner sur un numéro autre qu’un n° surtaxé, alors que les forfaits vendus sont en illimités sauf N° spéciaux.

Mais le mieux c’est encore orange, car dans le cas du projet après avoir eu un technicien au bout du fil vous obtenez la réponse suivante :

– nous vous envoyons un bon de commande (sous-entendu pour pouvoir te facturer le branchement),

– vous réalisez les travaux jusqu’à la chambre de branchement (sous-entendu « démerdes-toi » comme tu veux on s’occupe surtout de rien),

– surtout passez deux gaines, si jamais il y en a une qui se bouche (et pourquoi pas trois dont l’une dans une autre tranchée, car deux côte à côte c’est peut être risqué), avec un regard tout les 30 m maximum (sous entendu pour que notre sous-traitant ne s’épuise pas au travail).

– une fois que vous avez fait les travaux nous effectuerons le branchement.

Une réponse à tout ce systhème

révolution

Mais après ce petit égarement, que faire techniquement ?

– définir l’emplacement des coffrets et regards en limite de propriété,

regards limite propriété

– tracer au sol l’axe de la tranchée,

– creuser la tranchée,

ouverture tranchée voirie

– disposer les gaines et tuyaux en respectant les profondeurs d’enfouissement,

gaines niveau

– assurer la protection des tuyaux et gaines avec du sable pour tranchée (moins cher que celui à maçonner) ainsi qu’avec les filets de signalisation.

Attention chaque fluide dispose de sa couleur :

gaines couleur filets de signalisation

J’ai utilisé le beige pour le tout-à-l’égout.

Pour les tubes en polyéthylène de couleur noire, un liseré de couleur correspondant est visible.

tube polyéthylène

Nous avons donc relié la maison et le garage à la limite de propriété (eau, électricité, injection photovolaïque, téléphone)

gaines et tuyaux arrivée dans le vide sanitaire.

 alimentation de la limite à la maison limite de propriété.

 contact avec réseau sur vp eau au droit des gaines téléphones alimentant les voisins. Celles-ci seront dirigées dans un regards de voirie téléphone, afin de reprendre les branchements de l’ensemble des abonnés.

SAM_3066 sur la conduite d’alimentation de ville.

L’adduction d’eau se fait au moyen d’une bride d’adduction, et d’un outil spécial. Les travaux peuvent s’effectuer la conduite en charge (sous pression) afin de ne pas incommoder les autres usagers.

Ne regardez surtout pas la position des gaines téléphoniques par rapport à la conduite d’eau, mais ce travail a été réalisé par une entreprise spécialisée qui a bien entendu facturé une prestation correspondant aux normes en vigueur.

SAM_3219 pour le tout-à-l’égout nous sommes passés de l’autre côté.

Quant à l’électricité, nous n’avons pas pu passer sur la servitude de passage, car dans ce cas, c’est le Syndicat d’électrification qui a la charge des parties publiques ainsi que des parties privées mais avec servitude.

Récupération des eaux pluviales

Dans certaines de nos régions, l’eau se fait parfois rare et suivant les saisons il peut être mis en place des mesures de restriction. Cependant, lorsque vous disposez d’un jardin quel qu’il soit, le besoin d’eau peut se faire ressentir.

Même sans jardin cette eau peut être utilisée pour :

– les toilettes, la machine à laver le linge,

wc

– la mise à niveau d’une piscine ou d’un bassin,

piscine

– l’animation d’un petit plan d’eau ou d’une fontaine en circuit fermé,

fontaine

–  l’abreuvement d’animaux,

abevreument

– les nettoyages divers tels que terrasse, voiture, etc…

lavage voiture

La solution est de se faire sa propre réserve, car en effet, les pluies ne se commandent pas, mais leur stockage lui, peut être géré à la demande.

Une eau stockée en cuve fermée et non exposée aux UV, vous conservera l’eau de pluie pour de nombreuses utilisations.

En fonction de la fréquence des précipitations, de la superficie de votre toiture et de la consommation envisagée, il reste facile de calculer le volume d’eau à stocker pour être le plus autonome possible.

précipitation

exemple :

Une chasse d’eau représente 6 à 9 litres d’eau. Si nous prenons 9 litres, avec une cuve de 1000 litres vous pouvez tirer 111 fois la chasse. Si vous tirez 10 fois la chasse par jour, vous tiendrez en autonomie 11 jours.

Une précipitation de 5 millimètres pour une toiture de 100 m² complètera votre réserve de 500 litres soit 5,5 jours d’autonomie.

Si vous installez une cuve de 3000 litres, il faudra pour cette même toiture de 100 m² :

30 mm de précipitation ==> 3000 / 500 = 6 précipitations ==> 6 X 5 mm = 30 mm.

Le volume de la cuve défini, il ne reste plus qu’à choisir son emplacement ainsi que sa position enterrée ou hors sol.

Il va de soi qu’une cuve enterrée aura plusieurs avantages :

– pas de gêne visuelle puisque invisible, bien qu’elle puisse être habillée,

– pas d’emprise au sol, donc pas d’imposition sur celle-ci, la place disponible au-dessus peut être aménagée en massif,

– possibilité de collecter toutes les eaux au-dessus de son niveau. Un article sera consacré à la récupération des eaux ménagères saines,

– une meilleure conservation, car non exposée aux UV ainsi qu’aux températures positives,

mais quelques inconvénients :

– des travaux de terrassement plus contraignants,

– l’obligation de mettre une pompe, l’écoulement naturel ne pouvant pas fonctionner.

Toutefois, l’utilisation d’un vide sanitaire ou d’un sous-sol, si celui-ci le permet, peut être un emplacement intéressant.

Quelle cuve choisir :

Alors là, on entre encore dans le commercial, car si vous prêtez une petite attention sur une majeure partie des cuves, vous vous apercevrez du peu de différence entre certaines, destinées à la récupération des eaux pluviales et les fosses toutes eaux.

fosse eaux de pluie 1cherchez l’erreur ?         fosse toutes eaux 1

Les revendeurs vous expliqueront bien que la différence entre les deux est que l’une a vocation à rester pleine alors que l’autre à être régulièrement vidée.

Donc, il va de soi que celle destinée à la récupération de l’eau est de conception bien plus résistante pour résister à la poussée du terrain.

Quelle belle attention, car si vous comparez les cuves ou fosses visuellement semblables souvent exposées les unes à côté des autres chez ces mêmes revendeurs, vous pourrez constater qu’elles ont la même conception à l’exception des « systèmes » internes de gestion de l’eau.

Alors, il faudrait que l’on m’explique pourquoi le cas de la résistance aux poussées du terrain n’est pas mise en avant lorsque ces mêmes revendeurs vous vendent une membrane EPDM pour la réalisation d’une réserve d’eau couverte.

réserve d'eau en EPDM

Pour information :

Chez moi je dispose d’une réserve couverte de 8 m3 d’eau utile en membrane EPDM recouvrant un trou formant un parallélépipède de 2 m x 3 mx 1,7 m et n’ai jamais eu de soucis.

J’ai réalisé trois réserves d’eau avec des fosses toutes eaux, parallélépipédes de 3000 litres.

Mais question tarif, c’est autre chose, cela est particulièrement intéressant.

Pour notre installation, la cuve a été installée en partie haute du terrain (dénivelé moyen : 4%).

Nous n’avons pas pu descendre en-dessous de 120 cm (rocher), mais le terrain a été remblayé d’environ 70 cm.

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Les écoulements d’eaux pluviales ne poseront pas de problèmes, seule la récupération de l’eau ménagère propre est un peu contrariée, cependant j’ai déjà la solution, mais celle-ci fera l’objet d’un autre article….

Pose de la cuve sur lit de sable afin de la protéger des roches et pour sa mise à niveau.

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Remblayage autour avec du sable.

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Un PVC de diamètre 100 mm est en attente pour récolter l’eau en sortie de descente d’eau.

Un autre en sortie de cuve à usage de trop plein a été dirigé vers le drain pour évacuer l’excédent.

trop plein

Par la suite, une pompe avec un sur-presseur sera installée dans le vide sanitaire. Elle servira à refouler l’eau de la cuve vers un robinet extérieur, mais également vers le sanitaire qui sera équipé d’une vanne 2 voies pour basculer soit sur l’eau de ville, soit sur l’eau de la cuve. (Un article sera réalisé sur ce branchement).

pompe surpresseur

Le tout à l’égout

Creusage de la tranchée :

La tranchée du tout à l’égout permettant d’obtenir une longueur d’environ de 14 mètres sur le terrain, sera creusée plus profonde afin d’y mettre en place le puits Canadien.

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Mais une mauvaise surprise nous attend, le sol n’a pas fini de nous rappeler sa nature.

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Du côté Est, la terre en surface se fait de plus en plus rare, car nous arrivons au « sommet » du rocher.

Les roches ne sont plus qu’à 10 cm en-dessous de la terre et la masse à environ :

– 120 cm au plus profond vers la construction,

– 80 cm au moins profond vers la limite de propriété. Cependant le terrain étant dans le sens de la pente, cela ne posera pas de problèmes pour la mise en place de la canalisation.

Pour pallier à ce problème et étant donné que sur cette partie du terrain s’y trouvera :

– le puits Canadien,

– le tuyau d’évacuation vers le tout à l’égout,

– la réserve d’eau de pluie, nous avons remblayé en terre végétale entre 50 et 70 cm afin de mettre à niveau le terrain et faire en sorte que l’ensemble des éléments soient enterrés convenablement. Nous devrions après tassement être à :

– 80 cm de profondeur près de la maison,

– 80 cm en limite de propriété.

La protection  contre le gel est donc assurée.

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Concernant l’évacuation des eaux vers le tout à l’égout, il nous a fallu passer par une parcelle voisine. L’acte de vente en fait mention afin d’officialiser cet accord entre propriétaires.

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Les travaux sur cette parcelle, ont demandé la combinaison d’un tractopelle et du marteau piqueur électrique d’environ 20 Kg. Ce dernier nous a permis de créer des points de pénétrations lorsque le godet se trouvait dans l’impossibilité de casser la roche.

Aux commandes Philippe mon beau frère.

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Plus nous progressions vers le débouché sur la voirie, plus la roche était présente et massive, mais après trois bons jours de travail acharné, nous y sommes arrivés.

Mise en place :

– des tuyaux au nombre de (11),

– d’un regard avec un Y équipé d’un bouchon de visite en limite de terrain et à chaque changement de direction. En cas de bouchon, cela permet d’y passer un dispositif pour déboucher la canalisation.

Laissé ouvert, cela permet de créer un point de pénétration d’air empêchant  de freiner les déchets du fait d’une éventuelle dépression. Ce procédé est complémentaire à la ventilation haute en place au sanitaire le plus éloigné et peut être utile sur de grandes distances. Dans notre installation, nous avons près de 60 mètres de tuyaux d’évacuation, avec deux changements de direction.

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Rebouchage de la tranchée.

Celle-ci n’étant pas sur des parties empruntées par des véhicules, nous avons utilisé de la terre exempte de cailloux.SAM_3307

Pour finir, nous avons retiré les remblais tout en laissant de belles roches afin de faire la finition lorsque la commune aura fait mettre le tampon et que le branchement sera réalisé.

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Comme il est constatable sur la première photo, l’arrivée au futur tampon c’est space-montagne. plus de 2 m de dénivelé sur 1 m. S’il doit y avoir bouchon ce ne devrait pas être à cet endroit.

Réalisation de notre puits Canadien.

Le précédent article sur le puits Canadien présentait ce système d’apport d’air neuf selon les règles définies, qui théoriquement, donnent le meilleur résultat.

Cependant, parfois dans la réalité, certaines règles ne peuvent pas s’appliquer sans occasionner soit des dégâts, soit des coûts pouvant faire basculer le budget prévu.

Alors il faut peser le pour et le contre et s’adapter.

C’est ce que l’on a fait.

Comme précisé sur l’article du tout à l’égout, nous avons utilisé la même tranchée pour notre puits, en raison de la nature rocheuse du sous-sol.

Celle-ci a été creusée :

– au maximum du raisonnable pour sa profondeur, soit 120 cm près de la maison et 90 bons cm en limite de terrain,

– sur une longueur de 14 mètres en raison de la limite de propriété,

– d’une largeur de 60 cm, afin de doubler la longueur en revenant près de la maison pour le positionnement de la bouche d’entrée,

– avec un lit de sable au fond pour protéger le tuyau PVC et une pente de 2 à 3 cm par mètre environ.

Nous avons utilisé un tube de diamètre 125 mm sur une longueur de 2 X 14 m, représentant une longueur totale de 28 mètres.

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Retour en limite de propriété. L’espace entre les deux tubes est légèrement supérieur à 2 fois le diamètre des tubes.

A cet endroit, nous sommes au point le plus haut.

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Les pierres sur la photo servent de calage en attendant le recouvrement.

puits canadien       puits provençal

– à droite le point de pénétration dans le vide sanitaire,

– à gauche la partie du tube destiné à recevoir la bouche d’entrée de l’air. Celle-ci se trouve au Sud afin de recevoir un maximum le soleil.

A ces endroits, les deux parties de canalisation sont en point bas. L’eau de condensation s’écoulera de ce côté et avant chaque remontée, un petit puits perdu est en place pour permettre leur évacuation.

Par la suite, nous mettrons en place un dispositif solaire (fait maison) pour préchauffer l’air entrant dans le puits l’hiver.

Celui-ci sera retiré l’été.

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Faute d’avoir pu enterrer le tube sous la maison, il sera isolé sur les 12 m de passage dans le vide sanitaire.

Cependant, si la température dans le vide sanitaire reste tempérée, il sera peut être intéressant d’en tirer profit.

Pour cela il faut attendre la fin des travaux, mais on en reparlera.

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Remblaiement en terre puis pose du tuyau pour le tout à l’égout.

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Après le remblaiement au niveau du sol d’origine, nous avons fait un apport de terre végétale sur environ 70 cm pour obtenir un recouvrement suffisant.

Les roches au premier plan servent à retenir la terre rapportée.

Cet emplacement servira pour le jardin.

Les fondations

Après la réalisation de la plateforme, c’est au tour du traçage pour creuser les fondations.

Le traçage au sol :

Dans un premier temps, un cordeau est positionné sur la limite de propriété. Il aligne la maison et le garage.

cordeau de ref

Puis nous réalisons les trois tracés perpendiculaires en procédant avec la règle des 6 / 8 / 10 avec un deuxième cordeau ainsi que du matériel de mesure. Le plus simple est d’être 3 (un par angle du triangle rectangle).

cordeau règle des 6 8 10            cordeau perpendiculaire

Il est préférable de répéter l’opération pour chaque tracé afin d’éviter un report d’erreur.

Par la suite, il faut faire un contrôle de l’ensemble par métrage simple.

Il est bien, également, d’avoir autant de cordeaux que de tracés. Dans notre cas nous avons utilisé 5 cordeaux.

Pour finir, il faut mettre en place un cordeau parallèle à celui de référence (dans notre cas : limite de propriété) et obtenir un rectangle parfait.

cordeau parallèle

Les cordeaux en place, il suffit de tracer au sol des traits suffisament visibles pour que le chauffeur de l’engin puisse les suivre.

mise à niveau de la plate forme 2

Nous les avons tracé avec un reste de ciment et de plâtre.

S’agissant des tracés pour la réalisation des fouilles de fondation, ne cherchez pas non plus la perfection, d’autant plus que sur un terrain comme celui de ma soeur le résultat final faisait peur.

Le traçage fait au sol, le travail de creusement des fouilles peut commencer.

Le creusement des fouilles :

Dès le départ, le tractopelle a été informé que son godet allait encore chauffer et même plus que jusqu’à présent, et que ses dents allaient encore s’arrondir.

creusement des fondations

La deuxième couche de roches a été plus coriasse avec des blocs ne rentrant même pas dans le godet. Jugez-en par vous même.

creusement des fondations blocs

Au total, une soixantaine de m3 de pierres et de roches a été sortie.

Le resultat, c’est qu’avec un godet de 50, les fouilles présentent une largeur variant entre 70 et 100 cm pour une profondeur de 30 à 40 cm (roches obligent).

creusement des fondations blocs 2

Mais avec l’expérience de Jean-Marie, la puissance de la machine malgrés son grand âge et 15 hrs de persévérance, samedi soir les fouilles sont faites.

creusement des fondations 3  creusement des fondations 2

Un avantage toutefois d’un tel sol, c’est qu’il est particulièrement porteur.

Mise en place des armatures, des gaines et tuyaux enterrés :

J’ai passé commande de trois toupies de béton pour mardi matin. Chacune représente 7,5 m3, est c’est dès le dimanche matin que j’ai mis en place les armatures d’une part,

armature 2   armature 1

les gaines et tuyaux d’alimentation en fluide, d’autre part.

vrd 1 gaines et tuyaux

Lundi soir après 16hrs de mise en place, de ligaturage, de nivellement, de calage et rebouchage, le chantier est prêt à recevoir le béton.

Coulage du béton :

La fourniture de béton dans ce coin de la Drôme c’est un peut l’aventure, car un grand groupe règne et pour trouver les petites boîtes, ce n’est pas simple.

Mais il faut savoir que dans le temps, lorsqu’une toupie arrivait, elle disposait de plusieurs gargouilles et même d’un tube PVC de gros diamètre pour permettre de gagner 4 m supplémentaires. Vous donniez la pièce au chauffeur, qui n’hésitait pas s’il le fallait, à donner un coup de main et le tour était joué.

Mais ce temps là est révolu. Dans ce grand groupe, les 2 gargouilles dépassent difficilement les camions, les chauffeurs sont pressés de vous dépoter la marchandise parcequ’ils ont la pression puisqu’une autre livraison est déja en attente, ils ne présentent aucune tâche sur leur vêtement et n’ont pas besoin de chaussures de sécurité. D’ailleurs dans quelques années, ils ne descendront peut être même plus des camions.

Alors vous demandez au commercial de vous envoyer un tapis afin de faciliter la distribution, mais là il vous répond que ce grand groupe n’utilise plus de tapis, cependant il est possible de disposer d’une pompe (400 € la mise à disposition + 19 € par m3 passés) voyez-vous cela, il a le coeur sous la main ce grand groupe.

C’est honteux, alors j’ai fait une gargouille qui a très bien servi et que l’on a promené au fur et à mesure.

Lourde comme un âne mort, dès le premier déplacement nous avons gardé uniquement le bac acier et le tréteau pour un résultat largement satisfaisant.

rampe de coulage

–  08 heures la première toupie est sur place avec 7,5 m3,

Gérard un copain de ma soeur rencontré à 23 heures la veille de retour d’une pièce de théatre, s’est joint à nous et à 3 le coulage a été plus facile.

Grand Merci Gérard……

– 09 heures 15 environ la deuxième avec 7,5 m3,

– et 10 heures 30 la dernière avec toujours 7,5 m3.

22,5 m3 de béton plus tard, à midi 15 et à trois, les fondations ainsi que la dalle du garage sont coulées.

coulage beton 3  coulage beton 2  coulage beton 1

Etant donné la rapidité de mise en oeuvre, et la longueur des fondations (23 m) je n’ai pas cherché une mise à niveau précise. Je rattraperais au montage des murs de soubassement.

L’après-midi, de retour après un bon repas, je n’ai pas pu talocher la dalle, car elle avait déja durci, heureusement je l’avais pas mal arrangée en la tirant.

La  livraison pour les murs de soubassement étant reportée au lendemain et après un peu de rangement, nous partons faire quelques achats pour le branchement de l’eau au réseau de ville.

Durée consacrée aux fondations : 48 heures.