La sous-face du plancher

L’étanchéité de la toiture faite et n’ayant plus suffisamment de temps pour nous attaquer au bardage, nous commençons la sous-face du plancher.

SAM_4414

Celle-ci est réalisée en volige, que nous passons au travers des pannes de plancher encore disponibles ou par l’accès au vide-sanitaire.

SAM_4413    SAM_4399

Le clouage se fait par dessous,

SAM_4421

et, quelques fois, il faut rapprocher certaines voliges.

SAM_4420

La hauteur disponible varie entre 0,80 et 1 mètre,

SAM_4400

Pour un résultat particulièrement propre,

SAM_4412   SAM_4411  dessous

SAM_4402   SAM_4401   et pratique dessus

SAM_4409   SAM_4406   pour stocker la paille en attendant sa mise en place dans l’ossature des murs, puis dans celle du plancher.

En 2 jours (36 hrs) à deux, 60 m² sont en place.

Pendant ce temps, comme c’est pas fini :

Nanacroft continue la pulvérisation de l’huile sur les bois, suspendue à l’ossature ou faisant l’acrobate sur l’échafaudage ou l’échelle.

SAM_4405

Babeth rapproche la paille en la disposant sur les parties de plancher dont la sous-face est voligée,

SAM_4416    SAM_4407

Et c’est pas fini…..

La couverture 3 : l’étanchéité

Cette semaine sera consacrée à la réalisation de l’étanchéité de la couverture.

Pour cela il nous faudra :

– huiler la volige,

– mettre en place une couche de protection de soubassement de fondation pour permettre une ventilation afin d’évacuer les excédents de vapeur d’eau provenant de l’activité intérieure de l’habitation,

– effectuer la fixation de carrelets sur toute la longueur du bâtiment, destinés à maintenir la couche de protection de soubassement, mais également pour bloquer un éventuel glissement de la membrane EPDM.

La saturation en huile de la volige s’est réalisée au fur et à mesure de la progression de la mise en place de la protection de soubassement, afin de limiter les risques de glissade.

SAM_4358

La protection de soubassement se présente sous forme de rouleaux de 20 ml sur 1,5 m de large.

SAM_4359

Pour lui permettre de jouer son rôle dans la respiration de la couverture, cette protection doit au minimum dépasser l’aplomb des murs périphériques.

toiture échanges1   toiture échange2

La membrane EPDM ne pouvant permettre la ventilation, cette dernière ne peut être possible uniquement par la sous-face des débords de toiture.

SAM_4367   SAM_4374   SAM_4382

Les rouleaux sont posés pour permettre l’écoulement de l’eau.

pose en tuiles

Cependant, le premier est déroulé en bordure de faîtage.

SAM_4362

Ils sont fixés au moyen de pointes spéciales.

SAM_4360    SAM_4361

Les suivants, sont déroulés puis glissés de 10 à 20 cm sous le précédent.

SAM_4363    SAM_4366    protection soubassement    SAM_4375

Sur chaque chevauchement, un carrelet est fixé au niveau des pannes de l’ossature sur toute la longueur du bâtiment.

SAM_4357    pose des carrelets     SAM_4376

Les protections de soubassements en place, les carrelets fixés :

– nous pouvons dérouler la membrane d’étanchéité,

SAM_4386 SAM_4385

– la mettre en place.

SAM_4392 SAM_4390

Tenir compte des débords sur l’extérieur afin :

–> de couvrir la pièce de bois à usage de retenue de terre,

–> de laisser suffisamment de retombée (environ 20 cm) pour permettre la fixation par le bardage.

– réaliser la traversée du conduit,

SAM_4387 SAM_4394

en découpant le passage de celui-ci, puis une fois la membrane en place, en y mettant un mortier de chaux pour finaliser la souche.

– la fixer sur toutes les faces,

SAM_4393

dans un premier temps au moyen de tasseaux, puisque par la suite elle sera maintenue par le bardage des débords de toiture ainsi qu’un couvre-joint sur le dessus.

Et voila un mortier de chaux sur les boisseaux et la finition du conduit est réalisée.

SAM_4425 SAM_4426

 

L’étanchéité est obtenue comme pour un solin en zinc ou plomb. La membrane est prise en sandwich entre les couches de mortier.

Et voila, une fois le bardage extérieur posé, il ne restera pour cette toiture, plus qu’à y déposer la terre, semer et attendre que ça pousse.

Pose d’une membrane EPDM. Vidéos particulièrement intéressantes :

Passage des gaines électriques dans la structure de toiture

Dans notre projet, il n’est pas prévu de comble. Par conséquence, la sous face de la toiture est le plafond.

Il est donc important avant la mise en place de l’isolation, de la volige puis du système d’étanchéité choisi, de se préoccuper de la partie électrique devant séjourner ou tout simplement passer dans cette toiture.

Le choix de l’emplacement de la distribution doit être judicieux.

Dans notre cas, un petit comble technique sera créé au-dessus du couloir. Il permettra de loger les boîtes de dérivation des circuits lumières. Celui-ci est situé au centre de la maison.

Passage des gaines du comble technique à la structure de la couverture.

SAM_4316

Mise en place des gaines dans la structure.

SAM_4291  SAM_4295

Insertion des gaines dans les boîtes DCL de plafond.

SAM_4293 SAM_4299

Isolement au plâtre des boites par rapport à l’isolant.

Traversées des lisses d’extrémités hautes des caissons, lise haute, entretoises, voir lise basse pour les descentes aux interrupteurs, éclairages en appliques, RJ 45, câble antenne etc….

SAM_4296

Les gaines passées, le remplissage de paille de lavande peut se réaliser ainsi que le voligeage.

 

La couverture 2

Une fois le plafond réalisé et la volige en place au-dessus des terrasses couvertes, nous pouvons :

– passer les gaines électriques passant en toiture,

– poser les boîtes DLC pour les points lumineux centraux,

(retrouvez ces 2 alinéas dans un article dédié)

– garnir l’ossature de paille de lavande,

SAM_4265 – un big-bag comme moyen de transport,

SAM_4285 – un bac acier comme pont entre la benne et la toiture.

et c’est parti par le côté Est :

SAM_4286 garnissage,  SAM_4289 tassement,  SAM_4288  voligeage au fur et à mesure.

Après une première et bonne journée à 6 soit 42 heures :

SAM_4304 la benne se vide, le garnissage avance.

– clouer la volige support de l’étanchéité et de la finition de la toiture.

SAM_4303 Le soir, la partie de couverture au-dessus du salon, salle à manger, cuisine est voligée.

SAM_4310  Mise en place d’une bâche d’ensilage pour la protection contre les pluies.

La deuxième journée à 2 soit 20 heures, nous a permis de garnir les 2 tiers de ce qu’il restait et d’en voliger 1/4.

SAM_4338 SAM_4340

Il nous aura fallu 1 benne 1/3 de paille de lavande pour garnir l’ossature de la toiture.

SAM_4322 -première benne, SAM_4354  – deuxième benne.

Cela représente 35 m3 environ et un total de 45 big-bag.

La troisième journée à 2.

Le matin, nous finissons le remplissage avec la paille

SAM_4352  SAM_4345

et la mise en place de la volige.

SAM_4344    SAM_4350 SAM_4346  SAM_4351  SAM_4347

L’après-midi sera consacrée à la découpe des voliges débordant ainsi qu’à la mise en place des bordures destinées à maintenir la terre sur les façades Nord, Est et Ouest.

SAM_4353  SAM_4355 EPDM : épaisseur 1,14 mm / 23,50 ml x 9,15 ml soit 215 m² et 301 kg.

Et voila, 14 heures plus tard à 2.

En fin de journée, l’entreprise de maçonnerie Moulin vient nous monter la membrane EPDM sur la toiture au moyen de son Mécalac.

Merci pour ce service.

La semaine prochaine, nous procèderons à la mise en place de l’étanchéité de notre toiture.

 

 

 

Traitement du bois

Comme je l’ai expliqué précédemment, le bois ne subira aucun traitement contrairement à celui issu de l’industrie du bois.

L’épicéa a été coupé à la lune.

Le douglas, par contre, ne provient pas du même forestier et les circonstances (intempéries) ont fait qu’il n’a pas été coupé à la lune. Cependant, il l’a été en période de repos de la nature. De plus, le douglas est un bois de classe 3 naturellement.

Qu’en est-il :

Le bois coupé à la lune est épuré de son eau ainsi que de sa sève. Il est plus léger, plus facile à scier et surtout bien plus sec.

Toutefois, il sera entièrement huilé.

SAM_4238 j’ai prévu 100 litres.

Pour cela nous utilisons une huile de tournesol BIO pulvérisée au moyen d’un pulvérisateur pneumatique,

SAM_4233  SAM_4258 SAM_4259

branché sur un compresseur à air.

SAM_4239

Annabelle la fille de Babeth s’est éclatée à huiler une partie de la structure.

Samy le fils de Babeth a pris la suite.

SAM_4315 SAM_4320

L’huile a réveillé le tanin du douglas et celui-ci a pris une coloration miel.

SAM_4247

Mais le plus important est que l’huile va pénétrer dans les veinures du bois pour agir comme saturateur, en empêchant l’eau de pénétrer dans le bois.

L’idéal pour réaliser cette opération de pulvérisation, c’est de la faire par temps chaud après une exposition de la structure et de l’huile au soleil, quand le bois a bien soif et que l’huile est bien chaude.

Il s’agit d’un travail relativement long et malgré quelques demi-journées ce n’est pas fini…..

 

 

 

Protection contre le risque d’incendie des points sensibles (boîtes encastrées)

Comme chacun d’entre nous le sait, les risques d’incendie liés aux circuits électriques restent une réalité.

symbol elec  protection de l'installation

– mauvais serrage des connections,

– utilisation d’appareillage trop puissant pour les possibilités du circuit, ou trop nombreux branchements sur une même ligne,

– absence de protection ou mauvaise protection des circuits,

– mauvaise isolation au niveau des diverses boîtes de connexion.

Pour ne citer que les principales causes des départs d’incendie sur les installations électriques.

Et lorsque des matériaux sensibles au risque d’incendie sont utiliser, il vaut mieux redoubler de précautions.

Alors comment protéger les matières sensibles des risques pouvant survenir des boîtes de connexions encastrées telles :

SAM_4299

– dérivation,

– DCL,

– branchements.

Tout simplement en entourant la boîte de plâtre.

SAM_4294  SAM_4317

Cette technique a 3 avantages :

– le plâtre étant de nature incombustible, bien réparti en une bonne couche, il rend votre réalisation coupe feu,

– la ou les gaine(s) reliée(s) à la boîte est (ou sont) rendue(s) solidaire(s),

– le coût de la réalisation est particulièrement faible.

 

La couverture

Lundi 05 mai, nous avons mis en place les pannes sablières finissant l’ossature de toiture.

SAM_4235 SAM_4237 SAM_4246

C’est impressionnant, comment ça finit la structure.

SAM_4242

Puis en fin de journée, nous nous sommes attaqués au plafond.

SAM_4248

En début de projet, j’envisageais de réaliser le plafond en OSB apparent, puis nous nous étions orientés sur un plafond en lambris.

Cependant la 1ère idée semblait être la bonne, car finalement nous sommes revenus sur un plafond en OSB apparent.

SAM_4260   SAM_4311 SAM_4312

La réalisation de celui-ci va nous permettre de mettre en place la paille de lavande par dessus.

SAM_4276

Une première benne de 27 m3 est arrivée.

SAM_4262   SAM_4266

Au passage, nous en avons profité pour réaliser une étagère suspendue,

SAM_4254

ainsi que la traversée pour le conduit de cheminée.

SAM_4306   SAM_4307

Celle-ci est réalisée en boisseaux de terre cuite de 20 x 20 intérieur. Un conduit acier de 145 mm de diamètre y passera.

Prévoir 20 cm minimum entre l’extérieur du boisseau et les pièces porteuses de la charpente.

Stockage de la volige sur la charpente pour l’avoir au plus près.

SAM_4252   SAM_4269

Dans un premier temps, nous avons voligé les parties de la toiture couvrant les terrasses ainsi que les débords de toit.

La volige utilisée fait 0,19 / 0.15 et 0.11 m et est rabotée en sous face.

SAM_4274    SAM_4268   SAM_4273

Le rendu de dessous tant pour le plafond en OSB, que pour les sous faces de terrasse est assez sympathique.

La suite au prochain article la couverture 2….