Conception de notre couverture

Comme je l’écrivais dans l’article précédent, la couverture compte 7 couches.

10 couverture du projet

– la végétation de type jachère fleurie enrichie par des iris, jonquilles et diverses fleurs ou plantes permettant une coloration tout au long de l’année.

– le mélange de terre et de paille de lavande décomposée pour réduire le poids, d’une épaisseur de 150 mm,

2 végétalisation toiture

– la membrane (bâche) EPDM 1,15 mm assurant l’étanchéité de la couverture.

C’est un revêtement monocouche synthétique en caoutchouc, destiné à réaliser l’étanchéité de toitures-terrasses planes ou courbes, et toitures inclinées, dont l’élément porteur est constitué de maçonnerie, bois et panneaux dérivés de bois, isolés ou non isolés, de tôles d’acier nervurées isolées.

L’EPDM est un matériau recyclable et inerte qui ne contient pas de chlore ou plastifiants et qui bénéficie d’un impact environnemental bas pendant sa production et son utilisation. Firestone RubberGard EPDM bénéficie de la certification ISO 14001 (certification de gestion environnementale). C’est aussi une membrane fortement durable offrant une résistance forte à l’ozone et à la radiation UV.

L’EPDM est une membrane d’étanchéité qui possède de nombreux avantages :

– Bonne résistance : l’ EPDM a une résistance élévée aux UV, à l’ozone, aux acides (le contact avec les acides forts, les produits dérivés d’huile qui peuvent endommager la membrane, doit être évité), aux températures extrêmes comprises entre -50 et 130°C. Elle possède une capacité d’allongement de 380 %. Sa durée de vie est de plus de 50 ans. La membrane EPDM est garantie 20 ans par le fabricant.

– Respect de l’environnement : stable chimiquement, l’EPDM ne relargue pas de produit indésirable dans les eaux d’évacuation pluviales. L’EPDM est reclyclable à 100 %.

– Facile à mettre en oeuvre : la surface étanchée est rapidement recouverte grâce aux grandes largeurs de rouleaux disponibles.

– des accessoires comme coins, rélevés, jonctions, joints, ancrage, etc. existent pour simplifier la mise en oeuvre.

– Le collage et l’assemblage se font à froid (vulcanisation).

– Compatible avec la végétalisation des toitures : elle résiste à la perforation des racines issues des végétaux des systèmes de culture extensifs, semi-intensifs et intensifs.

Les dimensions permettent de prendre en compte l’ensemble des recouvrements et peuvent permettre de n’avoir aucun raccord afin de garantir une parfaite étanchéité (maximum environ 60 ml X 15 ml soit 900 m²)

3 étanchéité de la couverture     epdm

– une protection pour murs de soubassement. Elle permet une circulation de l’air, ainsi que l’évacuation de la vapeur d’eau excédente pour assurer le principe du mur respirant.

protection soubassement    circulation de l'air

Pour cette fonction, les picots seront mis côté volige, et entre chaque bande de protection, un chevron sera fixé pour le maintien en place.

4 ventilation sous membrane EPDM

– une volige de 17 mm qui supportera et répartira les charges sur l’ossature,

5 volige support de couverture

– l’ossature de 300 mm pour la résistance de la structure, garnie en paille de lavande pour l’isolation,

SAM_4074   7 solives et isolation

– le frein-vapeur, pour permettre la transmission de la vapeur de l’intérieur vers l’extérieur. Cette caractéristique technique s’appelle la perméance,

frein vapeur   8 frein vapeur

– le lambris de douglas calibré en trois largeurs (11, 15 et 19 cm) pour une épaisseur de 19 mm.

9 revêtement de plafond

Dans cette conception, je ne mets pas de pare-pluie, partant du principe que les caractéristiques de la membrane EPDM font que si celle-ci doit être transpercée, cela entraînera le percement de ce qu’il y aura dessous et donc du pare-pluie.

Nous avons donc commandé une membrane EPDM de 9,15 mètres pour le sens de la pente par 23,50 mètres pour couvrir la longueur, les remontées étant incluses dans ces dimensions. Son poids est d’environ 300 Kg.

 

Préparation de la couverture

L’ossature de toiture sera terminée probablement début mai, puisqu’il ne nous reste plus qu’à mettre en place :

– les poteaux et pannes de soutènement de la partie recouvrant les terrasses,

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– la découpe des pannes, côté sablière (façade sud),

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– la mise en place des pannes de rives.

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L’étape suivante va être de réaliser la sous-face qui restera apparente, puisqu’à usage de plafond.

La charpente/couverture comptera 7 couches :

coupe toiture

– le lambris

– le frein-vapeur,

– l’ossature,

– la volige ,

– une protection de soubassement,

– la bâche EPDM,

– le mélange de terre et de paille de lavande décomposée ,

– la végétation.

Un prochain article détaillera plus la conception de notre toiture.

 

 

Finalisation du sciage

Après 11 jours de montage,

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avec Philippe nous sommes redescendus dans l’Aude pour y passer quelques semaines durant lesquelles le travail de sciage se poursuit.

Dans un premier temps il m’a fallu reprendre la feuille de coupe et y rajouter certains détails qui sont apparus lors du montage, suite à des modifications pour des raisons techniques ou d’esthétisme, voir d’oublis.

En effet, gérer un tel projet de A à Z seul, reste particulièrement complexe et certains détails apparaissent au fur et à mesure de son avancement.

Pour le moment je ne me plaind pas, car aucune grosse ou mauvaise surprise n’est venue perturber la réalisation.

mauvaise surprise

Pendant ces 5 semaines il faudra réaliser près de 1200 pièces de bois, dans diverses longueurs, largeurs et épaisseurs :

– sciage,

SAM_3356

– rabotage, délignage,

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– rainurage, bouvetage,

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Puis le 26 avril nous procèderons au chargement de la deuxième et dernière semi-remorque, avec pour l’essentiel de la volige, du bardage et du lambris.

L’important c’est que de semaines en semaines :

–  le stock de grumes diminue,

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– celui de pièces de bois sciées, mais en attente de finition, circule,

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– quant à celui de pièces de bois finies, il augmente.

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Aller, encore deux petites semaines et le sciage devrait être fini.

Livraison à Montjoyer le 29 avril au matin.

Babeth prépares le terrain, on arrive.

 

 

 

 

La gestion des eaux

Dans le cadre du projet, il est prévu d’utiliser au maximum l’eau disponible hors circuit de distribution communale.

distribution eau potable lobbying

La ressource naturelle ainsi que le recyclage sont donc de mise.

Les ressources naturelles sont :

– les nappes phréatiques ou puits (inexistantes sur le terrain),

nappe phréatique

– les eaux de pluie.

eaux de pluie

Les ressources recyclées sont :

– la récupération des eaux ménagères issues du réseau de distribution.

eaux ménagère

Pour cela il est prévu deux circuits de récupération :

plan plomberie garage plan plomberie habitation

– celui de l’eau pluviale au moyen des gouttières (chenaux),

goutières

– celui de l’eau utilisée pour rincer les fruits et légumes, cuire les aliments et autres utilisations diverses sans utilisation de produits « toxiques » ou non recyclables.

rinçage

Ces deux circuits seront dirigés vers une cuve enterrée, de 3000 litres.

SAM_3194

Un circuit d’eau non consomable sera réalisé en parallèle de celui de l’eau potable, pour alimenter les WC, la machine à laver le linge ainsi qu’un robinet de puisage extérieur pour arroser par exemple le jardin.

schéma circuit eau pluie et cuisine

Il peut même être fait un circuit spécifique de récupération des eaux de salle de bain pour être recyclées dans les sanitaires avant de partir à l’égout.

Toutefois, ce circuit ne peut être réalisé lorsque l’installation de traitement des eaux ménagères a obligation de passer par un bac dégraisseur déstiné à prétraiter les eaux grasses.

La raison en est que les eaux vannes (des WC) ne transitent jamais par un bac dégraisseur.

circuit recyclage WC

Dans ce cas il faut une deuxième cuve ainsi qu’une deuxième pompe surpression.

Prenons un exemple simple :

Une famille comptant 4 personnes consommerait environ :

– 4 x 40 litres pour la douche soit 160 l,

– 4 x 20 litres pour se laver les mains, petite toilette, lavage des dents soit 80 l,

– 4 x 2 litres pour boire,

– 4 x 10 litres pour la cuisine soit 40 l,

– 1 x 50 litres pour le lave linge de catégorie A,

– 1 x 15 litres pour le lave vaisselle de catègorie A,

– 1 x 40 litres pour les tâches ménagères,

– 4 x 9 litres x 5 pour les toilettes soit 180 l.

Cependant, cela dépend du comportement de cette famille qui suivant le cas peut voir ces chiffres doubler voir tripler.

Si vous réalisez une installation avec récupération des eaux pluviales, chaque jour le contenu de votre cuve se complètera de 40 litres en plus de l’eau de pluie.

Si vous complètez votre installation avec un circuit spécifique WC, chaque jour le contenu de votre cuve se complètera de 240 litres, vous donnant la possibilité de tirer 26 chasses d’eau par jour pour un réservoir de 9 litres, 40 pour un réservoir économique de 6 litres, soit une moyenne de 33 chasses d’eau/jour.

Dans l’exemple notre famille de 4 personnes utilise 20 fois la chasse d’eau par jour soit une moyenne de 150 litres/jour représentant sur une année 365 x 150l = 54750 litres soit une économie de 54,75 m3 d’eau.

Il vous suffit de prendre votre facture d’eau et de multiplier 54,75 par le prix du m3 pour connaître l’économie sur l’année.

Mais dans tous les cas vous n’aurez pas soutiré 54,75 m3 de ressources naturelles.

Quant au prix de l’installation il variera en fonction des choix des équipements et de l’installateur.

Comptez environ 300,00 € comme premier prix.