message de fin d’année

Bonjour à vous tous qui suivez cette aventure.

levé de soleil

Un petit bilan avant tout :

– le site est en ligne depuis le 1er mai,

– au 22 décembre 2013, 5460 articles ont été vus,

– depuis environ 3 mois vous êtes en moyenne 15 visiteurs par jour à suivre cette construction,

 visiteurs

– le record de visiteurs dans une journée est de 21,

– le record de vues dans une journée à été batu le 22 décembre avec 197 vues.

Je vous remercie de l’interêt que vous portez à cette construction et j’espère apporter des réponses à certaines de vos interrogations.

solutions

La construction de l’arbre au faîte est une aventure passionnante, mais particulièrement complexe dans sa phase préparatoire. En effet si la construction maçonnée demande moins de précision, les matériaux à la base se mettant en place au fur et à mesure du montage, il en est différent pour l’ossature bois, ou toutes les pièces de bois doivent être préparées avec précision.

Chaque erreur entraine une reflexion et la fabrication d’une nouvelle pièce pour être corrigée.

la reflexion

– choix et origine des bois,

 foret de belesta 2       foret de belesta 3

– suivi de la période d’abattage pour le respect des carractéristiques naturelles et de conservation, car la syviculture est une entreprise qui doit être rentabilisée et pas toujours adaptée aux projets marginaux. Il faut donc trouver le forestier qui voudra bien couper à la période que vous désirez, ou vous selectionner les grumes abattues  en cette période.

 lune montante et descendante

– respect des livraisons. Sur ce point aussi le transporteur cherche la rentabilité et il n’aime pas livrer qu’un 1/2 camion. Alors ne pas hésiter à lui proposer tout simplement qu’il vous facture un transport complet tout simplement. (Cela semble enfantin, mais il n’y pense pas forcément). Pour le client, cela ne change pas grand chose, compter une grume à peut être 10% plus cher.

– gestion du sciage :

SAM_3361

=> en scierie industrielle si celle-ci veut bien le faire. Voir tarif,

=> en scierie semi-industrielle si celle-ci veut bien prendre votre bois et pratiquer un tarif interessant,

=> en scierie mobile en trouvant le bon scieur et au bon tarif.

Quelque soit le choix fait, faites le point avec l’entrepreneur avant de commander le bois  afin d’éviter les mauvaises surprises :

=> sections de grumes pour sortir les sections correspondantes au projet,

=> réparation de la feuille de débit,

=> périodes de sciage et durées,

=> finition du sciage sous 2 aspets :

==> la rectitude, car suivant les scierie (mobile à lames faiblements larges) les coupes ne sont pas toujours d’une bonne rectitude. Cela n’a pas d’incidence sur la robustesse de l’ouvrage, mais peut ne pas convenir sur le plan esthètique à certains bien qu’une foi bardé, cet aspect n’est plus visible.

==> la volonté de n’avoir que des sections de bois parfaitement angulaire ou pas. Le fait de prendre des sections avec quelque defauts d’aspect liés aux arrondis de la grume, n’a pas d’incidence sur la robustesse de l’ouvrage, mais peut la aussi ne pas convenir sur le plan esthètique, cependant occasionne :

===> un besion de bois supplèmentaire pouvant aller jusqu’a 25 %,

===> un prix majoré proportionnellement au bois supplèmentaire nécessaire,

===> une énergie grise utilisée pour le projet plus importante et donc un impact négatif plus fort,

===> un volume de bois non utilisé directement pour le projet plus imposant, ce qui est dommage dans la mesure ou celui-ci pouvait être utilisé sans risque pour la construction,

=> tarification avec 2 questions claires :

==> je paie quoi, pour quelle finition et quels services ?

==> Je participe ou pas à certaines phases du sciage ?

=> gestion des chutes :

==> je les gardes ou le scieur les prend ?

==> si je les garde, il me faut les conditionner au fur et à mesure. Qui s’en occupe et ou je les stocke ?

Quand à mon choix, j’ai fais certainement le plus compliqué, car, fait la découverte :

maison verte et impact

– du respect du bois pour obtenir le meilleur,

– du sciage,

– du débardage,

– peut être même de l’abattage,

et donc encaisse tous les problèmes, pannes, erreurs, attentes de livraison et retards, car en effet le montage prend du retard par rapport aux premières prévisions toutefois trop « prétencieuses ».

Mais malgrè tout, c’est une  valeur ajoutée inestimable pour un tel projet…..

Et j’espère qu’à terme ceux d’entre vous qui avaient quelques hésitations ou craintes à se lancer dans une telle aventure auront trouvé dans ce blog des réponses pour démarer leur propre aventure.

Pour finir, je vous remercie de suivre cette aventure que j’essais de faire vivre au plus près de la réalité en apportant, je l’espère, des sujets intéressants, compréhensibles et suffisament illustrés.

En effet il y a les heures consacrées au projet, mais également celles dédiées au blog, lequel actuellement ne permet pas les commentaires ni les échanges en raison du temps que je ne pourrais consacrer à y répondre.

Je vous souhaite à toutes et tous de passer d’excellentes fêtes de fin d’année et vous présente tous mes voeux pour 2014.

Que cette nouvelle année vous permettent de finaliser, réaliser ou commencer votre projet de construction sereinement et sans grosses difficultés, car ce serait ne pas être honnête d’écrire sans aucunes difficultés, le tout étant de trouver les solutions.

problème solution

  carte de voeux bis 2014

N’hésitez pas à diffuser le lien et à visiter les blogs dont les liens se trouvent en bas de pages sur la droite au dessus du QR code.

Rendez-vous l’année prochaine et encore merci.

Installation électrique – Généralités

symbol elecelect      danger elec 2

L’installation électrique d’une maison est un point particulièrement sensible car pouvant être à l’origine de nombreux problèmes à l’usage. Je n’entre pas en compte le coupe-circuit ou disjoncteur qui coupe en raison d’un défaut de branchement sur le circuit et qui se traite immédiatement, mais, des problèmes invisibles qui peuvent avoir des conséquences dramatiques.

Sans entrer dans des détails techniques, que moi-même suis pour certains bien incapable d’expliquer, je veux juste :

– dégrossir les principales règles,

– attirer votre attention sur les risques,

 – vous permettre de comprendre, d’analyser, de dessiner les plans et de vous lancer dans la réalisation d’une installation simple.

Cependant les normes ainsi que les matériels évoluent. N’hésitez pas à vous documenter et à vous procurer si besoin, un ouvrage spécifique aux installations électriques au moment de votre lancement dans l’aventure afin de ne pas vous mettre en défaut.

Seule la Norme Française  C 15 . 100 est référence en ce domaine.

[Souvenez-vous :

Le fil rouge sur le bouton rouge, le fil vert sur le bouton vert.

Seulement les boutons sont blanc et bleu. Comment faire……

Solution : on a retrouvé la 7ème Cie  

le fil b avec le b le fil r avec le rouge

Résultat : si je connaissais l’con qu’a fait sauter l’pont….. ]

– disfonctionnement avec coupures répétitives dans les cas de surcharge des circuits ou mauvais calibrage de la puissance,

==> situation : votre abonnement correspond à une puissance de 9 kVA, seulement l’ensemble de vos appareils représente 12 kVA. Bien sûr en temps normal, ils ne fonctionnent pas tous en même temps, cependant lors du démarage de l’un d’entres eux, la puissance demandée à cet intsant peu dépasser la puissance de votre abonnement. En effet, bien souvant, les puissance au démarrage.

==> conséquence : le disjoncteur permet de couper l’ensemble de votre installation électrique en cas de surchauffe ou surcharge de celle-ci.

==> remède : faire une demande à votre fournisseur pour augmenter la puissance et l’adapter aux équipements.

Mettre en place un délesteur qui reste facultatif mais ingénieux car il gère automatiquement l’alimentation électrique en alimentant les équipements prioritaires et mettant en attente les secondaires.

– mauvais serrages ou protection non adaptée entraînant des risques de surchauffe des contacts ou des fils pouvant évoluer vers des risques de départ d’incendie,

==> situation : un mauvais serrage sur les connexions d’un équipement électrique peut entraîner réaction en raison de l’activité créée dans l’espace situé entre les contacts.

==> conséquence : il peut y avoir une baisse de l’intensité d’éclairage, la surchauffe ou l’apparition d’étincelles au niveau de la connexion  puis la propagation vers les autres composants de l’équipement pouvant entraîner un incendie.

==> remède : bien serrer toutes les connexions, ou faire le choix d’équipements avec connexions automatiques.

==> situation : un disjoncteur d’une capacité d’ampérage trop importante pour un circuit  peut entraîner la surchauffe des fils suite à une forte demande de courant.

==> conséquence : cette situation peut occasionner un incendie.

 incendie elec

==> remède : respecter l’ampérage du disjoncteur en fonction du circuit installé.

– absence ou disfonctionnement des protections pouvant entraîner une électrisation,

électrisation

avec des conséquences plus ou moins graves pouvant aller jusqu’à la mort, une électrocution.

électrocution

==> situation : défaillance ou absence de protection.

==> conséquence : risque d’incendie ou d’atteinte à la santé de la personne.

 danger elec 1

==> remède : installer ou faire installer les protections.

                          tester régulièrement les protections.

                          toujours travailler sur une installation en prenant soin de la mettre hors service et de le signaler visiblement.

 protection coupure

Maintenant que vous êtes au courant on va tacher de mieux y voir et pour cela je vais vous brancher en essayant de ne pas vous faire disjoncter.

Mais le législateur a pensé à tout car après la réalisation et pour avoir votre contrat définitif il vous faudra faire contrôler votre installation par un organisme agréé appelé CONSUEL qu’il vous faudra payer.

Ce contrôle n’est qu’une formalité à partir du moment où votre installation est conforme. Cependant pour éviter les complications, faites en sorte de soigner la présentation, la visibilité et le repérage tant dans le tableau, qu’après. Pensez à réaliser des plans des réseaux clairs et propres. Soyez capables de répondre aux éventuelles questions sur votre installation.

Avant la limite de propriété c’est l’affaire d’ERDF mais après c’est la vôtre.

Il vous faut emmener l’électricité (courant fort), le téléphone, internet (courant faible) dans la maison, voir l’article sur les branchements de la maison.

Toutefois, dans l’article précédent je n’avais pas parlé du câble.

Le tableau qui suit est une correspondance entre la section des câbles minimum à utiliser par rapport à la distance entre la limite de propriété et l’emplacement dans la maison du tableau sur lequel prendra place le Disjoncteur  DA 500 mA et la somme des puissances de l’ensemble des appareillages disponibles dans l’habitat.

tableau diam cable

CAT :

– définir la puissance totale (appareils électroménagers, techniques, lumière, etc….) = xxxx KW,

– définir la distance entre le coffret ERDF sur la voirie et votre tableau dans la maison = xxx mètres

taleau elec

Protéger l’installation avec un parafoudre est obligatoire :

– dans les zones AQ 2 [niveau kéraunique > 25( Ng > 2.5)] dont la ligne d’alimentation est aérienne ou partiellement aérienne :

 zones parafoudre

– si votre bâtiment est équipé d’un paratonnerre :

paratonnerre

Cependant la protection reste la meilleure des assurances.

Notre projet se situant dans la Drôme, zone AQ 2 le parafoudre fera partie de l’installation.

Protégez-vous avec les interrupteurs différentiels 30 mA.

L’interrupteur différentiel de type AC est utilisé pour la protection des circuits éclairage et des prises de la maison et reconnaissable grâce au symbole AC inscrit au-dessus du bouton de test.

L’interrupteur différentiel de type A est utilisé pour la protection des circuits spécifiques, tels l’électroménager machine à laver, plaque de cuisson dotée de composants électroniques et reconnaissable grâce au symbole A inscrit au-dessus du bouton de test.

L’interrupteur différentiel de type Hi / Si / Hpi est utilisé pour les appareils sensibles aux coupures de courant intempestives : congélateur, alarme, informatique et reconnaissable grâce au symbole Hi Hpi ou Si inscrit au-dessus du bouton de test.

Pour ce dernier, n’étant pas spécialiste et n’ayant trouvé aucune réponse pour me convaincre, je me demande encore à quoi il peut bien servir, car une coupure intempestive qui est liée soit à un problème interne se doit de couper le circuit quel qu’il soit pour assurer la protection et donc la catégorie AC ou Hi, Si, Hpi n’a pas me semble-t-il une incidence à empêcher cela bien heureusement et il suffit de corriger le problème pour que l’incident cesse, soit externe donc sur le réseau ERDF et dans ce cas quelle que soit la catégorie, aucune coupure ne se fera puisque pas de problème en aval. Cependant à titre d’information, un interrupteur différentiel de type Hi / Si / Hpi est pratiquement 3 fois plus cher. Bien évidemment dans ce cas c’est une bonne raison de l’installer.

Pour une maison de surface > à 35 m² mais < à 100 m² notre cas, il est demandé :

– 2 type AC 40 A pour :

– pour les circuits non spécifiques prises, éclairages,

– 1 type A 40 A pour :

==> le circuit spécifique cuisinière ou plaque de cuisson,

==> le circuit spécifique lave linge,

==> un maximum de 2 circuits prises ou éclairages,

====> un maximum de 2 circuits spécifiques supplémentaires pour un type A porté à 63 A.

Protégez vos circuits avec des coupe-circuits c’est assurer la protection en cas de surcharge ou de court-circuit.

Principaux matériels se trouvant dans un tableau :

matériel elec tableau

Une installation devrait comprendre au moins 4 circuits spécialisés suivant votre équipement :

– 1 circuit protégé par un disjoncteur 32 A dédié cuisinière/plaque de cuisson

– 3 circuits au moins protégés par un disjoncteur 20 A pour l’alimentation d’appareils du type (lave-linge, « four », congélateur)

– voir d’autres (lave vaisselle, sèche linge)

– 1 circuit dédié à l’alimentation du chauffage électrique.

Quelles sections de câble et protection pour votre installation

Il est bien entendu que les informations qui suivent sont issues de la norme et sont générales et que chaque installation est à étudier et réaliser au cas par cas.

Plaque de cuisson ou cuisinière monophasé : Section 6mm² protégé par disjoncteur 32A,

– Four : Section 2,5mm² protégé par disjoncteur 20A,

– Lave-vaisselle : Section 2,5mm² protégé par disjoncteur 20A,

– Lave-linge : Section 2,5mm² protégé par disjoncteur 20A sur une prise de courant,

– Sèche-linge : Section 2,5mm² protégé par disjoncteur 20A sur une prise de courant,

– Congélateur : (il est conseillé un branchement indépendant) Section 2,5mm² protégé par disjoncteur 20A sur une prise de courant,

– Prises de courant :

==> Section 1,5mm² protégé par disjoncteur 16A si le circuit compte 5 prises de courant maximum,

==> Section 2,5mm² protégé par disjoncteur 20A si le circuit compte 8 prises de courant maximum,

– lumière : Section 1,5mm² protégé par disjoncteur 16A pour un circuit comptant 8 points lumineux maximum. Un point lumineux étant la partie du circuit commandé par un interrupteur simple ou par va et vient ou par télérupteur, même si plusieurs ampoules sont éclairées en même temps,

– Cumulus / Chauffe-eau / Ballon eau chaude :

==> Section 2,5mm² protégé par disjoncteur 20A ,

==> pour les thermodynamiques se reporter aux données constructeur,

– Balnéo : se reporter aux données constructeur,

– Volets roulants : Section 1,5mm² protégé par disjoncteur 10 ou 16 A . Tenir compte de la puissance cumulée,

– VMC : Section 1,5mm² protégé par un disjoncteur 2A sauf cas particuliers avec un maximum de 16A,

– Alarme : Section 1,5mm² protégé par un disjoncteur 2A,

– Portail automatique : Section 1,5mm² protégé par disjoncteur ou fusible 16A,

– Interphone, sonnette : Section 1,5mm² protégé par disjoncteur 2A,

– Dépendances suivant l’importance et l’aménagement mais au minimum une protection dédiée, voir la mise en place d’un tableau,

– Pompe de relevage ou de puits : Section des câbles et protection selon données constructeur en fonction de la puissance,

– Chauffage électrique : suivant l’installation, type clim réversible, géothermie, plancher chauffant, convecteurs, etc  il est préférable de voir cas par cas. Cependant pour les convecteurs, il est recommandé de raccorder 1 chauffage électrique par circuit protégé (obligatoire pour les salles de bain) généralement par disjoncteur 10A.

Les prochains articles seront consacrés aux différents circuits, à la réalisation des plans puis aux travaux du projet.

Murs respirants

Sachant que :

– les déperditions de chaleur représentent :

déperdition chaleur

– le coût de l’énergie n’a aucune chance de se stabiliser dans l’avenir :

augmentation énergie

– l’énergie consommée impacte directement sur la santé de la planète et donc sur notre santé :

consequence sur la santé

– chacun d’entre nous, à son niveau, a des moyens d’agir :

éco geste

L’isolation, devient incontournable pour réduire notre consommation en énergie.

isolants

Cependant, la société actuelle ou tout au moins le clan des « dirigeants », non pas ceux qui dorment sur les bancs de l’assemblée, qu’il faut pardonner sur le plan technique car ne connaissant rien :

politique ecologique

mais bien ceux assoiffés d’or qui ne se soucient nullement de l’avenir de nos enfants et qui conseillent dans leurs bons sens nos dirigeants « naïfs ? » pour faire passer des lois….

prix de l'énergie

Bien évidemment, sur le fait d’empêcher la chaleur produite dans une maison de s’échapper, personne ne pourrait argumenter le contraire, telle cette évidence aux nombreux avantages est incontestable :

– diminution de la consommation d’énergie :

 diminution consommation énergie

– maintien d’une température constante :

tempérer

– impact positif sur la planète :

belle planète

– respect de notre santé et de nos conditions de vie :

santé planète

Toutefois, c’est que le problème pour lequel le législateur nous demande des efforts considérables pour le minimiser, est transféré sur l’industrie :

l'industrialisation

– pétrochimique, en créant des isolants à base de matières plastiques,

–  ou particulièrement gourmande en énergie grise,

et pour quel résultat ?

prêt de la terre       il ne nous reste peu de temps pour prendre des mesures

Un habitat tellement étanche qu’il devient indispensable de mettre des équipements de traitement de l’air particulièrement sophistiqués ; la VMC :

– source de nuisances sonores telles souffles, vibrations, propagation des bruits par les gaines,

–  coûteux à l’achat et à la maintenance,

– consommatrices d’énergie,

– à long terme plus entretenues,

– générant des nids à micro-organismes,

– par dépressurisation facilite la prolifération possible de toxiques tels le radon,

– inefficace dans les cas de coupure de courant, de plus en plus fréquentes lors des intempéris,

– générant une dépendance à la technologie et donc aux lobbyings (tiens encore eux, décidément…..).

rt2012

Alors, la RT 2012 répond-t-elle justement et écologiquement à ce que doit être l’habitat qui doit garder à l’esprit d’offrir à ses occupants une ambiance de confort ? :

– fraicheur l’été,

– chaleur l’hiver,

– exempte de polluant,

– économique,

Mais pourquoi ne pas rester simple ?

Une fois encore faisons appel à nos anciens, qui n’ont jamais attendu l’industrialisation, les DTU,  pour construire sainement. Par ailleurs, le dicton « Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple » prend tout son sens.

Alors que le législateur n’a de cesse de vouloir nous faire croire entre autre que nous sommes dans l’ère écologique, tout est fait dans ses décisions pour vendre du chimique.

comment va la terre

Mais le principe simple et naturel existe depuis des lustres :

mur respirant

Il s’agit tout simplement de la parois respirante, issue des caractéristiques des murs traditionnels massifs autorégulés qui permettent le passage de la vapeur d’eau de l’intérieur vers l’extérieur.

L’isolant doit posséder de bonnes propriétés hygroscopiques pour lui permettre d’absorber sans dommage aux caractéristiques techniques, les excédents  ponctuels de vapeur d’eau, de les stocker au besoin en attendant de les restituer quand les conditions le permettent.

Simplement :

l’humidité produite par l’activité humaine suite aux réactions liées aux différences de température entre deux milieux correspond entre autre à :

humidité humaine

– la respiration, entre la différence de température extérieure et intérieure au corps,

– la transpiration, qui en séchant ne fait que s’évaporer,

– la cuisson d’aliments, dégageant de la vapeur d’eau,

– les séchages de linges, de sol et bien d’autres qui également ne sont autres que l’évaporation de l’eau contenue sur ou dans les matières,

– l’hygiène corporelle, qui lors de la prise de douche produit de la vapeur d’eau (buée).

Ces phénomènes souvent non visibles à l’oeil le deviennent surtout lorsque les différences de température sont importantes, en périodes froides mais également en milieux confinés et mal ventilés.

Pour savoir si chez vous vous êtes dans ce cas, faites le point :

– vos vitrages, suintent-ils en période froide ?

désumidificateur

– utilisez-vous des déshumidificateurs ?

Si oui, dans ce cas votre habitat respire mal, l’humidité reste à l’intérieur, l’air respiré est malsain, vous hébergez des millions de bactéries et votre santé peut être atteinte :

humidité dans maison

L’humidité relative conseillée, pour des raisons d’hygiène dans l’habitat, varie de 30 à 70 %. Ces pourcentages sont suffisamment bas pour ne pas engendrer de problèmes de moisissures dans les matériaux hygroscopiques.

Dans notre projet, la paille de lavande est un très bon régulateur hygrothermique (régulation de l’humidité sans dégradations des performances thermiques) :

Pour réaliser un mur respirant il doit être utilisé des matériaux perméants.

perméance

Plus un matériau est perméant, plus il permet le transfert de la vapeur d’eau.

La perméance  permet d’évaluer le niveau de perméabilité à la vapeur d’eau d’un matériau homogène pour une épaisseur donnée. Elle caractérise la quantité de vapeur d’eau traversant un mètre carré de matériau en une heure pour une différence de pression d’un millimètre cube de mercure de part et d’autre des deux faces.

La perméabilité à la vapeur d’eau  représente la quantité d’humidité traversant un mètre d’épaisseur de matériau par heure pour une différence de pression d’un millimètre de mercure entre les deux faces. Plus cette valeur est faible, moins le matériau laisse transiter la vapeur d’eau.

La résistance à la diffusion de vapeur d’eau représente la capacité d’un matériau à résister à la diffusion de vapeur d’eau.

Pour atteindre cet objectif et compte tenu du fait que pratiquement la totalité des isolants sont non hygroscopiques et que les matériaux composant les murs et les couvertures sont peu ou pas respirants, les normes imposent des pare-vapeur très peu perméants, donc pas respirants, qui par ailleurs ne servent à rien puisque pour rendre étanche à l’air et honorer le test à l’étanchéité à la pression, les normes obligent l’emballage de la construction par un « sac plastique ».

 pare vapeur    sac plastique

Par contre, l’isolation respirante prend en compte les qualités hygroscopiques qu’ont la plupart des matériaux naturels.

Le mur respirant a pour carractéristique principale la perméabilité à l’eau et à l’air qui entraîne l’élimination de l’humidité du fait d’une meilleure circulation et en l’occurence, la régulation de l’hygrométrie.

Paroi étanche répondant à la RT 2012 :

– imperméabilité à la vapeur d’eau,

– absence totale de régulation hygrométrique,

– obligation de l’installation d’une VMC,

Paroi respirante :

– absorbe et restitue l’humidité ambiante tout en laissant passer les excédents (régulation),

– évacue les toxiques tels le radon.

Cependant, pour être eficaces, les matériaux utilisés ne doivent en aucun cas être exposés aux intempéris (pluie).

Les points à ne pas négliger sont :

– les débords de toit importants pour protéger la façade des pluies et des éclaboussures. Cette mesure est complémentaire à celle de la protection contre l’effet du soleil dans l’habitat l’été (conservation de la fraîcheur) :

débord de toiture

– mise en place d’une coupure de capilarité entre les parties maçonnées (fondations, dalles) et les parties construction (murs en bois, paille) pour faire barrage au phénomène de remontée des liquides provenant dans ce cas, du sol et migrant au travers des matériaux de construction :

coupure de capilarité

–  drainage, complété par la protection des murs de sous-bassement à la base des fondations pour enrailler les remontées capilaires :

drainage

–  respect d’une hauteur entre le sol et les éléments de construction en bois ou paille (le DTU donne 20 cm au moins) pour éviter les contacts humides :

respect d'une hauteur de non contact

– accentuer les mesures sur les façades situées au Nord,

– éviter si possible les constructions en limite de propriété ne permettant pas les débords de toitures, ou les constructions avec toitures terrasses s’arrêtant dans le prolongement des murs de façades.

Cependant lorsque l’on ne peut pas faire autrement ou par choix architectural :

– faites avec la contrainte comme nous sur la façade nord, puisqu’en limite de propriété,

– ou alors faites vous plaisir.

Toutefois, imposez-vous une surveillance et un entretien plus suivis.