Conception des caissons A

Les caissons A sont au nombre de 12, dont un en mur de refend séparant la partie jour (salon-salle à manger et cuisine) et la partie nuit (chambres, salle d’eau et wc).

Ils seront utilisés pour les façades Nord (9), Est (2) et pour une partie du mur de refend (1), l’autre partie de ce mur sera réalisé en pierre, comme mur d’inertie afin d’emmagasiner la chaleur produite par le poêle à bois et son système de récupération de chaleur, l’intégrant comme face arrière.

La première étape consiste à acheminer les sections de bois jusqu’à l’aire couverte où seront fabriqués les caissons.

Puis, le bois est  positionné sur le banc de la scierie pour être raboté à la cote souhaitée, soit dans notre cas : 0.25 m.

SAM_3515

Pour cela, au moment du sciage il faut prévoir de garder la marge pour le rabotage.

Celle-ci doit tenir compte de la précision du sciage qui peut en fonction des lames, présenter quelques défauts. Cependant 1 cm ou 1.5 cm permet les corrections.

SAM_3487

Les pièces rabotées, sont sciées aux dimensions d’assemblage.

SAM_3505  SAM_3504

Là, c’est moi. Je serai rarement sur les pages, car en général, je prend les photos.

Les caissons A sont les plus simples, mais ils représentent environ 1 tiers du travail.

SAM_3490

Leurs dimensions sont celles de base : largeur 2.40 m, hauteur 2.75 m et profondeur 0.25 m.

Ils se composent de :

– 2 extrémités de 2.40 m qui seront en contact avec les lisses basses et hautes,

SAM_3495

– 6 montants de 2.65 m,

SAM_3496

– 10 entretoises dont 8 de 0.43 m et 2 dont les dimensions peuvent varier en fonction des épaisseurs réelles des montants.

SAM_3497  SAM_3510

Concernant le caisson qui doit être placé comme mur de refend au droit du plan de travail de la partie cuisine, je vais profiter des espaces entre montants et entretoises pour faire des volumes de rangement.

Pour cela, j’ai supprimé un montant, et rajouté un niveau d’entretoises.

caisson cuisine

Une fois les pièces sciées, elles sont posées au sol pour être assemblées.

SAM_3485

les extrémités sont clouées aux montants avec 3 pointes. 2 de 140  et une de 110.

Le DTU prévoit pour un assemblage par pointes (torsadées, crantées ou annelées), 2 points pénétrant la pièce d’au moins une fois l’épaisseur de la dernière pièce assemblée.

Dans notre cas, les pièces faisant 45 mm, nous pourrions utiliser des pointes de 90.

Nous commençons l’assemblage des extrémités basse et haute aux montants extérieurs.

Après avoir assemblé la périphérie et avant la fixation des entretoises, un premier contrôle avec une équerre de bonnes dimensions, permet la correction des perpendiculaires.

SAM_3511

Puis nous fixons les entretoises aux montants en prenant soin d’avancer des extérieurs au centre.

Des piges permettent d’obtenir le positionnement des entretoises.

SAM_3506

L’équerre permet de placer l’entretoise correctement.

SAM_3507

Pour finir, nous clouons les extrémités aux montants.

L’assemblage terminé, un nouveau contôle permet de vérifier que l’ensemble est resté bien d’équerre.

SAM_3489

260 kg représentent le poids moyen d’un caisson.

Pour les manutentionner, il faut soit être très fort soit être malin. J’ai donc fait le choix d’être malin, car lorsque je me retrouve seul…..

Le stockage doit être fait de niveau, car il faut éviter les déformations.

SAM_3517

Deux madriers positionnés à l’horizontale au moyen de cales sont mis en place.

SAM_3501

Les caissons sont empilés les uns sur les autres, séparés par des rabelettes.

SAM_3508

Avec Yohan, dans la journée de mercredi et 08 heures de travail chacun, nous avons réalisé 4 caissons. Avec celui d’hier, cela représente pratiquement la moitié de ce type.

SAM_3520

La journée de jeudi nous a permis d’en fabriquer 05 sur 8 heures.

SAM_3527

Vendredi je me suis retrouvé seul, fait 6 heures et réalisé 2 caissons, dont celui de la cuisine.

Le soir, les 12 caissons de type A sont terminés et empilés.

SAM_3528      caissons fait semaine 5

La semaine prochaine, lundi, nous reprendrons par les caissons G, G’ et H.

Conception des caissons

Une fois le bois scié, la fabrication de l’ossature peut commencer.

SAM_3492

Plan de montage des caissons bas.

Il servira également au suivi de la fabrication.

ressencement caissons

Mais avant, il y a quelques préparatifs :

– conditionnement de l’aire de travail,

sous le hangard, un bon coup de balai s’imposait,

SAM_3522

– mise en service du rabot adapté sur le banc de sciage,

SAM_3516

dernièrement Nicolas a reçu son rabot électrique utilisable sur le banc de sciage de sa scierie mobile.

– outillages,

scie à onglet radiale, équerres, marteau, piges, mètre, serre-joint, pied de biche.

SAM_3524   SAM_3525

– moyen de manutention,

tracteur, remorque :

SAM_3512

pour transférer les bois de l’aire de stockage à l’aire de travail,

SAM_3513

puis les caissons, sur leur aire de stockage.

SAM_3514

SAM_3503

et yohan en stage chez Nicolas pour 3 semaines, qui va avoir la chance de monter l’ensemble de l’ossature avec moi.

Allez, on attaque dans le bois dur.

Le sciage quatrième semaine

La semaine quatre a vu la fin du sciage de la première livraison, soit 44,434 m3 brut.

Elle a permis d’affiner le sciage de certaines fins de série et plus particulièrement celles des pièces de 0.20 de retombée.

D’ autant que les grumes restantes étaient les plus petites en diamètre.

Cette semaine j’ai bossé seul sur quatre jours et environ 40 heures.

j’ai même découvert la mise en oeuvre de la mimi-pelle.

mini pelle

En autodidacte forcément, suite à une anecdote.

Allez, je raconte.

Cette semaine j’ai bossé seul car Nicolas avait du travail par rapport à son entreprise et, jeudi matin avant de partir, il devait me préparer des grumes à côté du banc de sciage.

Grumes que je devais faire rouler pour leur mise en place.

Cependant, pris par le temps et comme il devait se rendre chez un client avec son tracteur lourd (1hre et demi de route) pour effectuer certains travaux, il en a profité pour me faire gagner du temps de me déplacer les voliges avec son puissant outil. Mais le monstre rugissant et soucieux de se rendre sur son chantier, il parti à l’issue, sans que ni lui, ni moi, nous nous préoccupions de la préparation des grumes.

C’est alors qu’arrivé sur mon aire de travail je vis le petit tracteur, la mini-pelle à l’emplacement des grumes et bien évidemment les grumes sur leur aire de stockage.

Il ne me restait qu’une chose à faire : apprendre à le métier de pelliste.

Le travail réalisé :

– environ 170 m² de volige brute, délignés

– 1 pièce de bois de 0.30 x 0.045 x 4 m

– 7 pièces de bois de 0.30 x 0.032 x 4 m

– 33 pièces de bois de 0.25 x 0.045 x 4 m

– 9 pièces de bois de 0.25 x 0.032 x 4 m

– 18 pièces de bois de 0.20 x 0.045 x 4 m

– 6 pièces de bois de 0.20 x 0.032 x 4 m

– 10 pièces de bois de 0.30 x 0.045 x 4 m

et voila le travail :

stock 4eme semaine stock 4 éme semaine 2

La semaine 5 va voir le début de la construction des caissons d’ossature.

Le sciage troisième semaine

Donc, les semaines se suivent et se ressemblent, sauf pour les stocks.

En effet et heureusement, chaque jour, voit le stock de grumes diminuer et celui des pièces de bois augmenter.

En fin de semaine, nous avons fait sur 4 jours environ 70 heures à deux.

Le travail réalisé :

– environ 100 m² de volige délignés brute,

– 10 pièces de bois de 0.30 x 0.045 x 4 m

– 41 pièces de bois de 0.25 x 0.045 x 8 m

– 4 pièces de bois de 0.20 x 0.045 x 8 m

– 37 pièces de bois de 0.20 x 0.045 x 4 m

Les pièces réalisées en cette fin de semaine permettent de faire un point sur la deuxième livraison de bois, car il reste en attente environ 12 m3 de douglas et 15 m3 d’épicéa.

Les estimations faites à la base ont été relativement bonnes et le bois exploité au maximum permet de tenir les chiffres. Mais attention, je ne garde pas que les pièces de bois aux quatre faces parfaites,sinon il faudrait revoir à la hausse le volume de grumes d’environ 25 bon %, avec une contrainte liée au diamètre de celles-ci pour les pièces de 0.30 m de retombée.

Demain, samedi 12 octobre avec Nicolas, nous allons voir une coupe en forêt pour du Douglas, car il n’est pas simple de trouver de cette essence dans le coin.

La visite de la coupe n’a pas été convaincante. Il n’y avait que 7 Douglas de bonne consistance parmi d’autres épicéas et petits Douglas, alors qu’il en faut le double. Il n’est donc pas rentable de prendre cette coupe, car il faudrait l’acheter et la couper dans sa totalité.

Cependant, de retour, nous sommes passés voir du Douglas coupé par Nicolas il y a trois ans (à la bonne Lune bien sûr) et toujours en zone d’attente. Nous avons donc fait une proposition d’achat au propriétaire qui avait un projet avec, mais qui pourrait accepter de s’en séparer d’une partie.

A suivre….

La mise à la terre

La mise à la terre est une mesure de protection rendue obligatoire par la norme NFC 15.100 :

Elle est indissociable de la protection différentielle (disjoncteur différentiel) en assurant la mise hors tension de l’installation électrique, mais attention uniquement des circuits dépendants du disjoncteur différentiel.

Elle dirige dans le sol (la terre) les fuites de courant issues d’un défaut d’isolation.

L’information illustrée qui suit doit être complétée au moment de la réalisation par les données de la norme NFC 15.100. en raison d’éventuelles mises à jour.

Les normes, DTU et autres règlements, sont des documents qui permettent de répondre à : « nul n’est sensé ignorer la loi », mais si vous désirez en posséder, il vous en coûtera quelques dizaines d’euros par texte, qui sont souvent complexes à comprendre.

Cependant, les textes sont souvent repris par des auteurs de livres qui vont à l’essentiel, pour bien moins chers ou alors, certains ouvrages sont disponibles par l’intermédiaire des médiathèques ou bibliothèques d’établissements d’enseignement.

piquet de terre

La prise de terre

Il existe plusieurs méthodes :

Il est fortement conseillé d’obtenir une valeur de terre inférieure à 10 ohms.

Dans les cas difficiles d’obtention des valeurs minimales, des techniques spécifiques permettent d’améliorer la valeur de prise de terre.

Conducteur enfoui dans le sol :

Le conducteur est enfoui dans une tranchée horizontale à un mètre de profondeur environ. Il faudra veiller à recouvrir le conducteur de terre sans pierres ni cailloux qui pourraient nuire à l’efficacité de la prise de terre (valeur ohmique trop élevée). Le conducteur sera en cuivre 25mm².

cu 25 mm²

Conducteur enfoui en fond de fouilles :

Le conducteur enfoui en fond de fouilles (aussi appelé boucle à fond de fouilles) est utilisé en construction neuve, sous la fondation. Cette méthode est la plus efficace (par rapport à la tranchée verticale). Le conducteur sera en cuivre 25mm². Il est aussi possible d’utiliser du feuillard en galvanisé d’une section de 100mm² et de 3mm d’épaisseur ou un conducteur en galvanisé avec une section de 95mm² minimum.

Piquet vertical :

piquet terre

Le piquet de terre doit être d’une longueur d’au moins 1.5 mètre et enterré à 2 mètres de la surface du sol (afin de garder une valeur de terre correcte en cas de sècheresse ou de gel). La valeur de terre peut être améliorée en interconnectant plusieurs piquets qui seront distants entre eux d’au moins une fois leur longueur. Conseil : le piquet s’installe de préférence dans un sous-sol ou une cave, ce qui en plus le rend plus accessible, le protège encore mieux des intempéries et donc contribuera à sa bonne efficacité en toute saison.

A noter que le regard n’est pas obligatoire mais conseillé car il faut pouvoir en vérifier périodiquement le bon état du raccordement.

La grille de terre :

grille de terre

La grille de terre permet d’obtenir une très bonne valeur de terre. C’est important notamment lorsque l’installation est protégée par un parafoudre. Elle s’installe dans une tranchée horizontale, à une distance de 60 à 80 cm de la surface du sol. La connexion sera faite avec des raccords auto-cassants ou avec l’aluminothermie pour obtenir une connexion fiable et durable.
Reportez-vous au schéma du conducteur enfoui dans le sol. La tranchée devra être plus large pour accueillir la grille et respecter les 20 cm d’écart avec les différentes canalisations.

Le conducteur de terre

cu 25 mm²

Il assure la liaison entre la barrette de coupure et la prise de terre. Sa section sera en général 25mm² (cuivre nu) ou au minimum 16mm² en cuivre isolé vert/jaune. Il peut être protégé par une gaine. Il est possible de réaliser la connexion en galvanisé, sa section minimale sera alors de 50mm².

La barrette de coupure (ou barrette de mesure)

barette de terre 2

Elle permet de déconnecter l’installation de la prise de terre afin d’effectuer la mesure de la résistance de cette dernière. La barrette peut être installée dans la GTL (Gaine Technique de Logement) ou proche de la prise de terre. En temps normal, la barrette doit rester fermée, accessible et la déconnexion ne doit pouvoir se faire qu’à l’aide d’un outil.

La borne principale de terre

borne principale de terre

Elle assure la connexion entre le conducteur principal de protection et la liaison équipotentielle principale.

La liaison équipotentielle principale (LEP)

La LEP assure la mise à la terre des éléments métalliques et canalisations :
– d’eau (si possible avant compteur),

– de gaz de ville,

– de chauffage central,

– de gaz liquéfié et fuel (si les citernes sont en dehors de l’habitation),

– les parties métalliques accessibles de la structure de l’habitation (charpente métallique, menuiseries).

La section de la LEP doit être au minimum 6mm² ou au moins la moitié de la plus grosse section des conducteurs de protection de l’installation.
Les connexions aux parties métalliques seront assurées notamment avec des connecteurs spécifiques.

Le conducteur principal de protection

mise à la terre

Sa section dépend des conducteurs alimentant l’installation. Le conducteur principal de protection doit avoir :

– la même section que les conducteurs d’alimentation si ceux-ci ont une section inférieure ou égale à 16mm² – une section de 16mm² si les conducteurs d’alimentation ont une section de 25 ou 35mm² – une section minimale égale à la moitié de celle des conducteurs d’alimentation s’ils ont une section supérieure à 35 mm².

Cas les plus fréquents :

Si votre disjoncteur est calibré à 45 ampères, la section des conducteurs d’alimentation doit être au minimum de 10 mm².

Si votre disjoncteur est calibré à 60 ampères, la section des conducteurs d’alimentation doit être au minimum de 16 mm².

Dans les 2 cas, la section du conducteur principal de protection sera identique à celle de l’alimentation.

Le bornier terre

bornier terre

Le bornier de terre du tableau regroupe le conducteur principal de protection, les conducteurs de protection ainsi que les liaisons équipotentielles supplémentaires.

Les conducteurs de protection

conducteur gainé terre

Les circuits de l’installation comportent des conducteurs de protection (conducteurs vert/jaune), leur section devant être identique à celle des conducteurs actifs (lumières et prises).

Les liaisons équipotentielles supplémentaires (LES) ou locales

LEP

Elle est requise dans les salles de bain et consiste à relier entre eux les différents conducteurs de protections et autres éléments conducteurs, tels que canalisations d’eau, huisseries métalliques, etc.

La section minimale des liaisons équipotentielles doit être de 2.5mm² pour un conducteur isolé vert/jaune, ou de 4mm² pour un conducteur nu.

Les connexions des LES aux parties métalliques sont assurées par des connecteurs spécifiques, des colliers d’équipotentialité ou par soudure.

colier de mis eà la terre
Les éléments conducteurs peuvent être interconnectés dans une boîte de dérivation.

Dans ce cas, Il n’est pas nécessaire d’envoyer un conducteur de protection supplémentaire vers le tableau électrique, la liaison équipotentielle étant assurée par les conducteurs de protection des circuits électriques prises.

Il est également possible d’interconnecter directement les éléments conducteurs sans passer par une boîte de dérivation, dans la mesure où la section minimale de 2,5 mm² est assurée et que tous ces éléments sont bien reliés entre eux.

Les circuits d’éclairage étant de section 1,5 mm², leurs conducteurs de protection ne peuvent se suffire à assurer les liaisons équipotentielles. Cela ne nous dispense pas néanmoins, de devoir les relier aux autres éléments conducteurs.

Une astuce, le tambour de machine à laver.

Celui-ci étant en inox, il est protégé contre la rouille.

Le contact entre le tambour et le conducteur en cuivre nu arrivant de la barrette de coupure, doit être assuré soit par un boulonage traité contre la rouille (inox ou galvanisé) avec de grosses rondelles, soit part soudure.

SAM_3292 SAM_3288

Au même titre que la grille de terre, ce système non officiel, augmente considérablement le contact et donc la diffusion des fuites de courant dans le sol.

Pour assurer une diffusion maximale, l’organe doit impérativement être en contact avec de la terre sur le maximum de faces donc, dans le cas du tambour de machine à laver, ne pas oublier de le remplir et de bien tasser la terre.

Pour ce qui est du contrôle par le consuel (obligatoire), pour toute installation neuve ou modifiée ne pas oublier de rajouter un piquet de terre visible afin d’éviter les questions embarrassantes.

Une petite leçon de math :

la partie enterrée du dispositif de mise à la terre permet l’échange par sa surface de contact. Plus la surface est importante, plus l’échange est fluide.

Cas 1 / un piquet de mise à la terre d’un mètre représentant une surface de contact de :

caractéristique du piquet : 0.02 mètre de côté pour 1 mètre de long,

la surface de contact représente = 0.02 x 4 x 1 soit 0.08 m² et 0.16 m² pour 2 m.

Cas 2 / une grille de terre de 0.60 par 0.80, le calcul est un peut plus complexe, car une partie de celle-ci est ajourée.

Cependant, pour faciliter la comparaison, je vais prendre la surface totale de la grille en considérant que les vides sont comblés par la deuxième face ainsi que par les épaisseurs de la matière.

La surface estimée de contact représente plus ou moins = 0.60 x 0.80 soit 0.48 m².

Cas 3 / le tambour d’une machine à laver de diamètre 0.45 et de profondeur 0.35 et dont le chargement se fait par le dessus.

Les trous du tambour étant obtenus par emboutissage, je conserve pour le calcul la surface totale de la tôle.

Surface des disques = pi x r² soit 0.16 x 4 (4 faces) soit 0.64 m²

surface de la bande périphèrique = périmètre du disque x hauteur x 2 (2 façes),

périmètre = pi x D = 3.14 x 0.45 = 1.41 m x 0.35 x 2 soit 0.99 m²

Surface totale de contact = 0.64 + 0.99 soit 1.63 m²

Conclusion :

Le tambour de machine à laver présente une surface de contact 3.4 fois supérieure à celle de la grille et 20 fois supérieure à celle du piquet de terre de 1 m.

Toutefois, le tambour de machine à laver n’est pas cité dans la norme NFC 15-100, les fabriquants ne siègeant pas au comité de normalisation, mais :

Comme aurait pu le dire la mère Denis :

mère denis        tambour terre 2   tambour bc 2

Le sciage deuxième semaine

Les deux soucis de la première semaines sont en partie résolus.

Pour ce qui est du transport de chez Nicolas à chez moi, il ne se fera pas. Nicolas m’a proposer de fabriquer les caissons chez lui, ce qui évite un transport retardant la fabrication, mais qui permettra l’accès facile ainsi que le chargement rapide et aisé de la semi-remorque sur le site ,contrairement à chez moi.

Concernant la gestion des pièces sciées, il est préférable de tenir à jour une comptabilité précise au jour le jour et surtout dès le premier coup de scie.

Dans mon cas, je suis parti complètement de travers et pour reprendre les choses correctement, ça a été la croix et la bannière, mais je ferai un article sur la manière qui me semble adaptée pour le suivi du sciage.

En fin de semaine avec Nicolas, nous avons totalisé 80 heures à deux.

Le travail réalisé :

– environ 100 m² de volige brute, délignés

SAM_3359

– 20 pièces de bois de 0.30 x 0.045 x 8 m

– 41 pièces de bois de 0.25 x 0.045 x 8 m

– 33 pièces de bois de 0.20 x 0.045 x 8 m

SAM_3361

– 10 pièces de bois de 0.30 x 0.045 x 4 m

SAM_3360

Allez, je reviens en semaine trois.

Réalisation de la Volige, du Bardage, du Plancher…..

Au cours du sciage, pour obtenir des pièces de bois d’ossature, nous réalisons des sections de plus faibles épaisseurs en tournant la grume afin de confectionner les 4 façes planes de cette dernière (voir article sur le sciage d’une grume).

Après avoir retiré les dosses, nous réalisons des planches qui dans notre cas font 0.023 m d’épaisseur et qui serviront à confectionner l’ensemble des pièces pour :

– la sous face du plancher,

– la volige de toiture,

– le bardage intérieur pour les murs et le plafond.

Il sera procédé à l’identique pour le bardage extérieur mais en Douglas, jusqu’à la réalisation des pièces de section importantes, puis les grumes seront travaillées en totalité pour le bardage et le plancher de la terrasse.

Dans un premier temps, les planches issues du sciage sont mises de côté.

SAM_3365

Lorsqu’il y en a suffisamment, les planches sont positionnées sur le banc de sciage et maintenues entre elles avec un serre-joint.

SAM_3366

Le délignage peut commencer.

Pour cela, il faut définir la largeur des pièces de bois finies en tenant compte du passage à la corroyeuse afin d’obtenir un produit fini.

Pour notre projet nous envisageons des largeurs de 0.20, 0.16, 0.12,0.08 m. Cela permet d’obtenir un panachage et également de limiter les pertes en bois, car si vous n’envisagez que des pièces de 0.15 m de large, un nombre considérable de planches seront perdues, tout au moins pour la construction.

SAM_3367

Les planches sont retirées ou tournées au fur et à mesure des passages jusqu’à ce que leurs deux champs (de l’épaisseur) soient corrects.

SAM_3357     SAM_3371

Dans notre cas, les voliges supérieures à 0.20 m, soit les 0.24, voir les 0.28, sont mises de côté pour être repassées à 0.16 (pour les 0.28) afin d’obtenir une volige de 0.16 et une de 0.12 et à 0.12 afin obtenir deux voliges de 0.12 (pour les 0.24)

SAM_3368

Une fois les deux côtés délignés, les voliges sont sorties du banc,

SAM_3369

pour être stockées.

Entre chaque rangée de volige, des rablettes sont mises en place pour permettre à l’air de circuler et de compléter le séchage.

Le tracteur permet le transfert de la zone de sciage à celle de stockage.

SAM_3370

l’ensemble des « chutes » est transformé soit :

SAM_3372  SAM_3373

– en rablette, pour dans un premier temps permettre la ventilation entre les rangées de voliges ou autre pièces de bois, puis par la suite pourront trouver un usage en fonction de l’imagination de chacun……

SAM_3374

– en tasseaux ou autres pièces à usage divers,

SAM_3375

– comme combustible pour la cheminée ou le barbecue.

cochon   et bien dansle boisc’est la même chose

En effet, le bois c’est comme le cochon, tout se consomme.

Le délignage fini, les « voliges » sont stockées pour permettre leur séchage.

Entre deux rangées de volige, des rablettes sont positionnées pour permettre le passage de l’air, faciliter le séchage et éviter le contact entre elles afin de supprimer l’apparition de champignons qui feraient pourrir le bois.

Le bois sera ensuite passé à la corroyeuse pour être mis aux côtes finales et raboté sur sa face visible et éventuellement travaillé en fonction des profils souhaités.

Le sciage : première semaine

Le sciage a commencé le mardi 24 septembre en début d’après-midi.

Il est indispensable d’être bien équipé.

Transfert d’une bille au moyen de la mini pelle :

SAM_3319  SAM_3320

Mise en place sur le banc de coupe :

SAM_3321 SAM_3322 SAM_3323

Réglage de coupe :

SAM_3317

Après le retrait de la dosse, (partie périphérique avec l’écorse) :

SAM_3333 SAM_3334

Nous débitons des épaisseurs qui serviront à réaliser les voliges, bardages intérieurs ou planches diverses :

SAM_3335

Le dernier passage doit tenir compte de la retombée des grosses pièces afin de pouvoir couper à l’opposé.

En fin de semaine avec Nicolas, nous avons fait 28 heures à deux de travail et réalisé :

– environ 75 m² de volige délignée brute et 20 m² restant à déligner,

– 25 pièces de bois de 0.30 x 0.045 x 8 m

– 35 pièces de bois de 0.25 x 0.045 x 8 m

– 15 pièces de bois de 0.20 x 0.045 x 8 m

qui serviront à confectionner les pièces de grandes longueurs dans un premier temps, telles :

– les lambourdes de plancher et de charpente,

– les lisses,

– les montants et les extrémités de caissons,

ainsi que dans les restes, les pièces moins longues telles :

– les entretoises ou autres pièces de baies,

– les montants de petites dimensions.

De cette première semaine, j’ai constaté deux difficultés qui demandent une réorganisation :

– la première est liée aux dimensions des pièces de bois, qui sur papier n’impressionnent pas de trop, mais lorsque l’on voit une lambourde de 8 m de long x 0,30 m de retombée et 0.045 m d’épaisseur et qu’ensuite on la saisit, la première question qui se pose, c’est comment la transporter ? (je ne parle pas jusque dans la Drôme car pour ce trajet, il s’effectura en semi remorque).

– la deuxième concerne la gestion des pièces, car il est impossible de débiter quelques longueurs que ce soit avant d’avoir scié toutes les billes d’une longueur de 8 m qui sont imdispensables à la confection des pièces comprises entre 5 m et 8 m, d’autant plus que pour les lamboudes de retombée de 0,30 m il est compliqué de les réaliser, bien que les troncs soient particulièrement jolis.

Je serai sûrement obligé de compléter certaines lambourdes de 0,30 par des 0,25 + 0,05.

Cependant, j’ai passé le week-end ainsi que le début de semaine très perturbé, car la première livraison de grumes (8 m et 4 m) ne permet pas de réaliser l’ensemble des pièces de retombée de 0,30 m et complique grandement la réalisation des montants, extrémités de caissons car pour les billes de dimension de 4 m, il est indispensable de bien calculer. Un mauvais calcul peut entraîner un gaspillage non négligeable ou de revoir certains assemblages.

Il est donc particulièrement important de définir :

– les longueurs de grumes en fonction des longueurs de pièces à réaliser,

–> cependant cet exercice :

— reste assez aléatoire, car le choix des grumes n’est pas toujours facile à faire. L’arbre sur pied peut être perçu différemment une fois couché,

— ne convient pas forcément au transport, qui pose la contrainte du véhicule et celle du tarif.

grumier 2 grumier

— le nombre de pièces pouvant être sciées dans la grume.

– la comptabilité des pièces sciées avec le plus de minutie possible :

comptabilité

–> fiche de coupe journalière pour comptabiliser les sections et les longueurs,

–> récapitulatif en fin de semaine, avec tenue à jour des pièces aux dimensions finies pouvant être réalisées avec le sciage de la semaine pour permettre la gestion globale de l’ensemble des pièces de bois à réaliser.

Surtout ne pas partir sur les petites pièces. Se débarasser des sections et longueurs les plus contraignantes.

poutres

Le choix de passer par cette filière est donc passionnant,

  passion

mais complexe.

  complexité

Rendez-vous pour la deuxième semaine……

Le sciage d’une grume

De l’arbre à la planche, deux principales étapes sont indispensables :

– la coupe (l’abattage de l’arbre, son ébranchage et son tronçonnage pour permettre le transport),

– le sciage (transformation de la bille en pièces de bois, soit utilisable immédiatement pour le bois de charpente, soit à transformer pour les bois d’ébénisterie).

Concernant le sciage artisanal, la scierie mobile est donc un outil intéressant.

Après avoir choisi la grume dans le stock, il faut la mettre en place sur le banc de coupe.

La mini-pelle est un engin pratique pour la manutention, cependant pour les grumes de 8 mètres et de diamètre imposant, un engin plus lourd s’impose.

Mise en place d’une grume de 8 mètres :

SAM_3342

La grume posée sur le banc, la laisser prendre sa place contre les béquilles d’appuis, remonter la chandelle mobile pour maintenir la grume le temps des passages de scie :

SAM_3343

Après le réglage du premier passage de coupe afin de retirer la partie extérieure du tronc (la dosse), faire progresser la scie le long de la grume :

SAM_3344   SAM_3341

Petit à petit au fur et à mesure des passages, les pièces coupées sont triées.

Seules les pièces pouvant, après délignage, être utilisées pour faire de la volige, du bardage, des planches, clin ou autres sont gardées.

Pour le reste, certaines pièces peuvent être utilisées pour diverses réalisations, quant aux autres, elles participeront à allumer le feu dans la cheminée ou cuire les aliments au barbecue.

Sur cette grume, 4 passages ont êté réalisés. On peut voir trois traits de coupe :

SAM_3345

Les pièces de bois sont retirées,

SAM_3356

SAM_3346

puis la grume est tournée la face sciée en appuis contre les béquilles fixes, afin de permettre la réalisation d’une deuxième face.

Cette manoeuvre s’effectue au moyen d’un outil à tourner les grumes : __________________

SAM_3347

La deuxième face est réalisée, les pièces de bois sont triées en fonction de leur future destination :

SAM_3351   SAM_3348

Pièces de bois issues du sciage en attente de triage :

SAM_3349

Pièces de bois non destinées à la construction, mais pouvant être utilisées pour d’autres usages divers :

SAM_3350

Réalisation de la troisième face.

Les pièces de bois de faible épaisseur sont réalisées jusqu’à la cote permettant la réalisation de pièces plus importantes :

SAM_3352

Réalisation de 4 pièces de 0,045 m d’épaisseur qui serviront à la confection de l’ossature.

Les pièces de faible épaisseur ont été sciées jusqu’à la cote de 4 X 0,045 m plus 3 X 0.003 m correspondant à l’épaisseur de la lame soit : 0,189 m.

SAM_3353

Les 4 pièces sont tournées afin de réaliser la quatrième face de la grume.

Le sciage doit s’arrêter à la dimension souhaitée pour la hauteur de la solive.

Le sciage fait, nous obtenons dans ce cas 4 solives de 0.25 m de retombée (hauteur) X 0.045 m d’épaisseur et 8 mètres de long :

SAM_3354

Sur les 4 solives l’une d’entre elles ne présente pas ses 4 faces planes.

Ce fait ne présente pas de problèmes particuliers à un usage dans la construction. Je les utiliserai pour la réalisation d’entretoises.

SAM_3355

Ce qu’il faut s’avoir, c’est que des pièces de bois réalisées avec 4 faces planes, demandent près de 50 % de grumes en plus et n’apportent pas grand chose en matière de résistance, mais colle bien moins en matière de projet respectueux de l’environnement.

Livraison du bois

La coupe a été effectuée aux dates prévues en août : 44,434 m3 de grumes ont été livrés chez Nicolas afin d’être transformés.

Ce bois servira pour l’ensemble des ouvrages abrités.

– 39 grumes en 8 m = 28,254 m3,

– 59 grumes en 4 m = 16,18 m3,

SAM_3314 SAM_3313

Il reste en attente de livraison environ 25 m3 :

–  de douglas pour réaliser les pièces destinées à être placées en extérieur,

– d’épicéa en complément des billes déjà livrées afin de réaliser les pièces de bois n’ayant pu être sciées dans le bois de première livraison.

Lorsque du bois est commandé à un forestier, un bon de livraison faisant mention pour chaque grume numérotée :

– de son diamètre,

– de sa longueur,

– de son volume.

est joint lors de la livraison :

Fiche cubage bois 1 090913    Fiche cubage bois 2 090913

Il ne reste plus qu’à scier.

SAM_3312  Aller au boulot……