Alimentation en fluide

Après l’acquisition du terrain, une des premières choses à faire, c’est de s’occuper de l’ensemble des fluides qui permettront le fonctionnement du bâtiment ainsi que celui des occupants.

Par fluide, on sous-entend les énergies et les fluides quelle qu’en soit la nature (liquide, solide, gazeuse). Pour une maison individuelle les trois principales sont :

– l’eau :

eau

–> claire arrivant des canalisations de ville,

robinet

–> non consommable provenant du terrain ou le bordant (puits, cuve, rivière, etc.) ou issue d’exploitation avec le règlement d’un forfait annuel, comme cela se fait dans les communes.

arrosage

–> issue du fonctionnement de l’habitation (sanitaire et activités diverses) et nécessitant d’être traitée.

égout

– l’électricité :

elctricité

–> courant fort (220 ou 380 volt) éclairages, prises, pour les besoins domestiques,

–> courant faible (téléphonie, informatique, domotique),

–> production d’énergie.

photovoltaique

– le gaz :

gaz

–> alimentation d’un appareil de production d’eau chaude, d’une cuisinière.

Lors de l’étude du projet, il est important de penser à l’ensemble de ces fluides, même si le budget initial ne permet pas de tout réaliser immédiatement.

En effet, une gaine, un tuyau passé lors du terrassement initial, est moins couteux et présente moins de risque d’endommagement ultérieur.

De toute manière, même un projet bien pensé, un jour il manquera toujours quelque chose, alors si il est possible de minimiser ce manque autant ne pas s’en priver.

C’est dans cette phase qui consiste à alimenter votre terrain que le mot service public prend tout son sens.

  attention

Ames sensibles s’abstenir pour la suite de cet article….

Enfin, service public si on veut, puisque même si l’état détient un pourcentage de parts, il ne reste plus grand chose en France du service public et de sa déontologie initiale. L’ouverture à la concurence n’arrange rien, surtout lorsque les réseaux restent un monopôle.

Il est impossible :

– d’obtenir des renseignements si vous n’êtes pas propriétaire, si vous n’avez pas signé un compromis, ou alors bien engagé dans un projet, avec toutes les surprises que cela peut engager,

abonné absent

– d’obtenir un rdv sur place, un devis sans que celui-ci vous soit facturé.

(Exemple : 

Concernant mon projet personnel photovoltaïque, mais qui reflète parfaitement l’esprit ressenti dans le projet de ma sœur :

mon engagement pris avec la société installatrice, le dossier est envoyé à ERDF, parce qu’avant personne chez ERDF n’est en mesure de vous renseigner ou de vous évaluer un prix, même à 1000 € près. Sait-on jamais, si leurs conditions de branchement ne vous conviennent pas et vous vous désistiez, travailler pour rien n’est plus rentable….

Dans le cas où le budget est dépassé, que se passe-t-il alors qu’un accompte a été réglé à l’installateur ?

A partir de ce moment :

Vous recevez un dossier accompagné d’un devis fait sur plan sur lequel vous apprenez que vous allez payer en plus du branchement, le remplacement du câble trop faible ainsi que le renforcement du transformateur.

Equipements, permettez-moi de vous le rappeler :

–  ne vous appartenant pas et utilisés par d’autres abonnés.

– pour lesquels chaque abonné paye tous les mois près de 40 % de taxes, si on fait la déduction des taxes pour l’état sur les factures pour l’entretien, l’extension du réseau et l’engraissement des PDG et autres….

C’est ce que l’on pourrait appeler la double peine ou le tac au tac perdant car tu ne gagnes jamais, mais tu payes :

double peine

Bien sur, pour être pris en compte, il faut impérativement payer 50% au moins du montant du devis qui s’élève pour mon installation tout naturellement à 14000 €.

Alors là, si ce n’est pas du maquereau tage….

mais ce qui suit est grandement fantastique car :

faisant suite au règlement, un technicien se déplace et commande une étude, qui peut bien évidemment modifier le montant du devis. Pour mon installation, il faudrait remplacer un pilone béton ????? pourtant à le regarder, rien ne semble anormal ??? Cependant, je n’ai toujours pas de nouveau devis.

Remarque, peut être qu’ERDF n’osera pas m’en renvoyer un autre……

technicien  Regardez moi ça comme il est content, il va bien s’occuper de mon projet le technicien que voilà.

Pour finir il faut attendre environ 15 semaines pour que les travaux soient réalisés.

Mais 15 semaines à partir de quand ? Difficile de le définir avec toute cette organisation…..

fin de l’exemple ).

– de recevoir un plan à jour, les plans des travaux réalisés n’étant pas toujours justes (sous-traitance oblige),

– de pouvoir télephoner sur un numéro autre qu’un n° surtaxé, alors que les forfaits vendus sont en illimités sauf N° spéciaux.

Mais le mieux c’est encore orange, car dans le cas du projet après avoir eu un technicien au bout du fil vous obtenez la réponse suivante :

– nous vous envoyons un bon de commande (sous-entendu pour pouvoir te facturer le branchement),

– vous réalisez les travaux jusqu’à la chambre de branchement (sous-entendu « démerdes-toi » comme tu veux on s’occupe surtout de rien),

– surtout passez deux gaines, si jamais il y en a une qui se bouche (et pourquoi pas trois dont l’une dans une autre tranchée, car deux côte à côte c’est peut être risqué), avec un regard tout les 30 m maximum (sous entendu pour que notre sous-traitant ne s’épuise pas au travail).

– une fois que vous avez fait les travaux nous effectuerons le branchement.

Une réponse à tout ce systhème

révolution

Mais après ce petit égarement, que faire techniquement ?

– définir l’emplacement des coffrets et regards en limite de propriété,

regards limite propriété

– tracer au sol l’axe de la tranchée,

– creuser la tranchée,

ouverture tranchée voirie

– disposer les gaines et tuyaux en respectant les profondeurs d’enfouissement,

gaines niveau

– assurer la protection des tuyaux et gaines avec du sable pour tranchée (moins cher que celui à maçonner) ainsi qu’avec les filets de signalisation.

Attention chaque fluide dispose de sa couleur :

gaines couleur filets de signalisation

J’ai utilisé le beige pour le tout-à-l’égout.

Pour les tubes en polyéthylène de couleur noire, un liseré de couleur correspondant est visible.

tube polyéthylène

Nous avons donc relié la maison et le garage à la limite de propriété (eau, électricité, injection photovolaïque, téléphone)

gaines et tuyaux arrivée dans le vide sanitaire.

 alimentation de la limite à la maison limite de propriété.

 contact avec réseau sur vp eau au droit des gaines téléphones alimentant les voisins. Celles-ci seront dirigées dans un regards de voirie téléphone, afin de reprendre les branchements de l’ensemble des abonnés.

SAM_3066 sur la conduite d’alimentation de ville.

L’adduction d’eau se fait au moyen d’une bride d’adduction, et d’un outil spécial. Les travaux peuvent s’effectuer la conduite en charge (sous pression) afin de ne pas incommoder les autres usagers.

Ne regardez surtout pas la position des gaines téléphoniques par rapport à la conduite d’eau, mais ce travail a été réalisé par une entreprise spécialisée qui a bien entendu facturé une prestation correspondant aux normes en vigueur.

SAM_3219 pour le tout-à-l’égout nous sommes passés de l’autre côté.

Quant à l’électricité, nous n’avons pas pu passer sur la servitude de passage, car dans ce cas, c’est le Syndicat d’électrification qui a la charge des parties publiques ainsi que des parties privées mais avec servitude.

Récupération des eaux pluviales

Dans certaines de nos régions, l’eau se fait parfois rare et suivant les saisons il peut être mis en place des mesures de restriction. Cependant, lorsque vous disposez d’un jardin quel qu’il soit, le besoin d’eau peut se faire ressentir.

Même sans jardin cette eau peut être utilisée pour :

– les toilettes, la machine à laver le linge,

wc

– la mise à niveau d’une piscine ou d’un bassin,

piscine

– l’animation d’un petit plan d’eau ou d’une fontaine en circuit fermé,

fontaine

–  l’abreuvement d’animaux,

abevreument

– les nettoyages divers tels que terrasse, voiture, etc…

lavage voiture

La solution est de se faire sa propre réserve, car en effet, les pluies ne se commandent pas, mais leur stockage lui, peut être géré à la demande.

Une eau stockée en cuve fermée et non exposée aux UV, vous conservera l’eau de pluie pour de nombreuses utilisations.

En fonction de la fréquence des précipitations, de la superficie de votre toiture et de la consommation envisagée, il reste facile de calculer le volume d’eau à stocker pour être le plus autonome possible.

précipitation

exemple :

Une chasse d’eau représente 6 à 9 litres d’eau. Si nous prenons 9 litres, avec une cuve de 1000 litres vous pouvez tirer 111 fois la chasse. Si vous tirez 10 fois la chasse par jour, vous tiendrez en autonomie 11 jours.

Une précipitation de 5 millimètres pour une toiture de 100 m² complètera votre réserve de 500 litres soit 5,5 jours d’autonomie.

Si vous installez une cuve de 3000 litres, il faudra pour cette même toiture de 100 m² :

30 mm de précipitation ==> 3000 / 500 = 6 précipitations ==> 6 X 5 mm = 30 mm.

Le volume de la cuve défini, il ne reste plus qu’à choisir son emplacement ainsi que sa position enterrée ou hors sol.

Il va de soi qu’une cuve enterrée aura plusieurs avantages :

– pas de gêne visuelle puisque invisible, bien qu’elle puisse être habillée,

– pas d’emprise au sol, donc pas d’imposition sur celle-ci, la place disponible au-dessus peut être aménagée en massif,

– possibilité de collecter toutes les eaux au-dessus de son niveau. Un article sera consacré à la récupération des eaux ménagères saines,

– une meilleure conservation, car non exposée aux UV ainsi qu’aux températures positives,

mais quelques inconvénients :

– des travaux de terrassement plus contraignants,

– l’obligation de mettre une pompe, l’écoulement naturel ne pouvant pas fonctionner.

Toutefois, l’utilisation d’un vide sanitaire ou d’un sous-sol, si celui-ci le permet, peut être un emplacement intéressant.

Quelle cuve choisir :

Alors là, on entre encore dans le commercial, car si vous prêtez une petite attention sur une majeure partie des cuves, vous vous apercevrez du peu de différence entre certaines, destinées à la récupération des eaux pluviales et les fosses toutes eaux.

fosse eaux de pluie 1cherchez l’erreur ?         fosse toutes eaux 1

Les revendeurs vous expliqueront bien que la différence entre les deux est que l’une a vocation à rester pleine alors que l’autre à être régulièrement vidée.

Donc, il va de soi que celle destinée à la récupération de l’eau est de conception bien plus résistante pour résister à la poussée du terrain.

Quelle belle attention, car si vous comparez les cuves ou fosses visuellement semblables souvent exposées les unes à côté des autres chez ces mêmes revendeurs, vous pourrez constater qu’elles ont la même conception à l’exception des « systèmes » internes de gestion de l’eau.

Alors, il faudrait que l’on m’explique pourquoi le cas de la résistance aux poussées du terrain n’est pas mise en avant lorsque ces mêmes revendeurs vous vendent une membrane EPDM pour la réalisation d’une réserve d’eau couverte.

réserve d'eau en EPDM

Pour information :

Chez moi je dispose d’une réserve couverte de 8 m3 d’eau utile en membrane EPDM recouvrant un trou formant un parallélépipède de 2 m x 3 mx 1,7 m et n’ai jamais eu de soucis.

J’ai réalisé trois réserves d’eau avec des fosses toutes eaux, parallélépipédes de 3000 litres.

Mais question tarif, c’est autre chose, cela est particulièrement intéressant.

Pour notre installation, la cuve a été installée en partie haute du terrain (dénivelé moyen : 4%).

Nous n’avons pas pu descendre en-dessous de 120 cm (rocher), mais le terrain a été remblayé d’environ 70 cm.

SAM_3185   SAM_3307

Les écoulements d’eaux pluviales ne poseront pas de problèmes, seule la récupération de l’eau ménagère propre est un peu contrariée, cependant j’ai déjà la solution, mais celle-ci fera l’objet d’un autre article….

Pose de la cuve sur lit de sable afin de la protéger des roches et pour sa mise à niveau.

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Remblayage autour avec du sable.

SAM_3197     SAM_3200

Un PVC de diamètre 100 mm est en attente pour récolter l’eau en sortie de descente d’eau.

Un autre en sortie de cuve à usage de trop plein a été dirigé vers le drain pour évacuer l’excédent.

trop plein

Par la suite, une pompe avec un sur-presseur sera installée dans le vide sanitaire. Elle servira à refouler l’eau de la cuve vers un robinet extérieur, mais également vers le sanitaire qui sera équipé d’une vanne 2 voies pour basculer soit sur l’eau de ville, soit sur l’eau de la cuve. (Un article sera réalisé sur ce branchement).

pompe surpresseur

Le tout à l’égout

Creusage de la tranchée :

La tranchée du tout à l’égout permettant d’obtenir une longueur d’environ de 14 mètres sur le terrain, sera creusée plus profonde afin d’y mettre en place le puits Canadien.

      SAM_3223  SAM_3237

Mais une mauvaise surprise nous attend, le sol n’a pas fini de nous rappeler sa nature.

   SAM_3250

Du côté Est, la terre en surface se fait de plus en plus rare, car nous arrivons au « sommet » du rocher.

Les roches ne sont plus qu’à 10 cm en-dessous de la terre et la masse à environ :

– 120 cm au plus profond vers la construction,

– 80 cm au moins profond vers la limite de propriété. Cependant le terrain étant dans le sens de la pente, cela ne posera pas de problèmes pour la mise en place de la canalisation.

Pour pallier à ce problème et étant donné que sur cette partie du terrain s’y trouvera :

– le puits Canadien,

– le tuyau d’évacuation vers le tout à l’égout,

– la réserve d’eau de pluie, nous avons remblayé en terre végétale entre 50 et 70 cm afin de mettre à niveau le terrain et faire en sorte que l’ensemble des éléments soient enterrés convenablement. Nous devrions après tassement être à :

– 80 cm de profondeur près de la maison,

– 80 cm en limite de propriété.

La protection  contre le gel est donc assurée.

   SAM_3217

Concernant l’évacuation des eaux vers le tout à l’égout, il nous a fallu passer par une parcelle voisine. L’acte de vente en fait mention afin d’officialiser cet accord entre propriétaires.

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Les travaux sur cette parcelle, ont demandé la combinaison d’un tractopelle et du marteau piqueur électrique d’environ 20 Kg. Ce dernier nous a permis de créer des points de pénétrations lorsque le godet se trouvait dans l’impossibilité de casser la roche.

Aux commandes Philippe mon beau frère.

 SAM_3227  SAM_3250

Plus nous progressions vers le débouché sur la voirie, plus la roche était présente et massive, mais après trois bons jours de travail acharné, nous y sommes arrivés.

Mise en place :

– des tuyaux au nombre de (11),

– d’un regard avec un Y équipé d’un bouchon de visite en limite de terrain et à chaque changement de direction. En cas de bouchon, cela permet d’y passer un dispositif pour déboucher la canalisation.

Laissé ouvert, cela permet de créer un point de pénétration d’air empêchant  de freiner les déchets du fait d’une éventuelle dépression. Ce procédé est complémentaire à la ventilation haute en place au sanitaire le plus éloigné et peut être utile sur de grandes distances. Dans notre installation, nous avons près de 60 mètres de tuyaux d’évacuation, avec deux changements de direction.

 SAM_3242

Rebouchage de la tranchée.

Celle-ci n’étant pas sur des parties empruntées par des véhicules, nous avons utilisé de la terre exempte de cailloux.SAM_3307

Pour finir, nous avons retiré les remblais tout en laissant de belles roches afin de faire la finition lorsque la commune aura fait mettre le tampon et que le branchement sera réalisé.

SAM_3222    SAM_3247   SAM_3289

Comme il est constatable sur la première photo, l’arrivée au futur tampon c’est space-montagne. plus de 2 m de dénivelé sur 1 m. S’il doit y avoir bouchon ce ne devrait pas être à cet endroit.

Réalisation de notre puits Canadien.

Le précédent article sur le puits Canadien présentait ce système d’apport d’air neuf selon les règles définies, qui théoriquement, donnent le meilleur résultat.

Cependant, parfois dans la réalité, certaines règles ne peuvent pas s’appliquer sans occasionner soit des dégâts, soit des coûts pouvant faire basculer le budget prévu.

Alors il faut peser le pour et le contre et s’adapter.

C’est ce que l’on a fait.

Comme précisé sur l’article du tout à l’égout, nous avons utilisé la même tranchée pour notre puits, en raison de la nature rocheuse du sous-sol.

Celle-ci a été creusée :

– au maximum du raisonnable pour sa profondeur, soit 120 cm près de la maison et 90 bons cm en limite de terrain,

– sur une longueur de 14 mètres en raison de la limite de propriété,

– d’une largeur de 60 cm, afin de doubler la longueur en revenant près de la maison pour le positionnement de la bouche d’entrée,

– avec un lit de sable au fond pour protéger le tuyau PVC et une pente de 2 à 3 cm par mètre environ.

Nous avons utilisé un tube de diamètre 125 mm sur une longueur de 2 X 14 m, représentant une longueur totale de 28 mètres.

SAM_3201

Retour en limite de propriété. L’espace entre les deux tubes est légèrement supérieur à 2 fois le diamètre des tubes.

A cet endroit, nous sommes au point le plus haut.

SAM_3203

Les pierres sur la photo servent de calage en attendant le recouvrement.

puits canadien       puits provençal

– à droite le point de pénétration dans le vide sanitaire,

– à gauche la partie du tube destiné à recevoir la bouche d’entrée de l’air. Celle-ci se trouve au Sud afin de recevoir un maximum le soleil.

A ces endroits, les deux parties de canalisation sont en point bas. L’eau de condensation s’écoulera de ce côté et avant chaque remontée, un petit puits perdu est en place pour permettre leur évacuation.

Par la suite, nous mettrons en place un dispositif solaire (fait maison) pour préchauffer l’air entrant dans le puits l’hiver.

Celui-ci sera retiré l’été.

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Faute d’avoir pu enterrer le tube sous la maison, il sera isolé sur les 12 m de passage dans le vide sanitaire.

Cependant, si la température dans le vide sanitaire reste tempérée, il sera peut être intéressant d’en tirer profit.

Pour cela il faut attendre la fin des travaux, mais on en reparlera.

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Remblaiement en terre puis pose du tuyau pour le tout à l’égout.

SAM_3307

Après le remblaiement au niveau du sol d’origine, nous avons fait un apport de terre végétale sur environ 70 cm pour obtenir un recouvrement suffisant.

Les roches au premier plan servent à retenir la terre rapportée.

Cet emplacement servira pour le jardin.

Le puits Canadien ou Provençal

On parlera de puits Canadien lorsque celui-ci sera destiné à un apport d’air plus chaud que l’air extérieur.

On parlera de puits Provençal lorsque celui-ci sera destiné à un apport d’air rafraîchi.

Vous l’avez donc bien compris, le puits Canadien et le puits Provençal ne font qu’un, seule la saison lui fait changer de nom.

le puis canadien

Un puits Canadien ou Provençal est un système de type géothermique qui utilise l’énergie stockée par le sol pour apporter de l’air neuf à une température variant entre 5°C et 15°C en moyenne et suivant les saisons et les régions, alors que dans un même temps les températures extérieures varient de – 20°C à + 40°C.

Cet air neuf en été apporte donc de la fraîcheur alors qu’en hiver l’air froid de l’extérieur est réchauffé par le transfert de calories provenant du sol.

Principaux points pour un fonctionnement performant :

puits canadien principed'installation

– la nature du sol avec des critères liés à la performance de l’installation :

la capacité thermique qui est la particularité d’un corps à absorber ou à restituer l’énergie.

la conductivité thermique qui est la particularité d’une matière à diffuser l’énergie par conduction.

– la localisation géographique :

puits canadien localisation géo

plus la différence de température entre l’été et l’hiver sera importante, plus une telle installation sera intéressante.

Le minimum rentable étant 20°C.

– la place disponible.

– l’assurance d’une ventillation hygiénique.

– la nécessité réelle du besoin en chauffage et en refroidissement.

Cependant, dans le cadre d’un projet sain et sans ventilation mécanique contrôlée, pour lequel vous privilégiez les échanges d’air avec des matériaux naturels, le système restera toujours intéressant mais cependant le critère de débit d’entrée d’air doit absolument être respecté.

Conception :

l’entrée d’air neuf :

puis canadien entrée d'air  il s’agit d’une prise d’air :

– dont le débouché doit se situer à au moins 1,10 m du niveau du sol afin d’en éviter l’encrassement,

– équipée d’un chapeau de protection contre les eaux de pluie,

– avec une grille de protection pour éviter l’intrusion des nuisibles,

– protégée par un filtre à particules,

– positionnée le plus loin possible des sources de pollution.

Le conduit :

puits canadien le conduit

– soit unique, ou multiple,

–  d’une longueur théorique de 30 à 50 m,

– d’un diamètre permettant une vitesse de l’air entre 1 et 3 m/s netre 160 et 250 mm,

– comprenant un minimum de coude,

– enfoui à une profondeur minimale de 1,5 m,

– présentant une pente comprise entre 1 et 3 % du côté opposé à l’entrée d’air, terminée par un orifice permettant l’évacuation des eaux de condensation provoquées par le rafraîchissement de l’air extérieur,

– en matière à conductivité thermique élevée pour faciliter les échanges. Les tubes couramment employés sont en PVC, en polyéthylène ou polypropylène souple ou rigide. Attention, les tubes en PVC structurés ou gaines de type TPC sont à proscrire, ceux-ci emprisonnant des bulles d’air, diminuant les échanges thermiques,

– avec des raccordements étanches pour éviter la pénétration des eaux ou des racines, ainsi que du radon si le projet est implanté dans une zone à risque,

– en veillant à bien enrober le tube de terre pour garantir le maximum de surface d’échange, car en effet chaque cavité contenant de l’air diminue la surface de contact et les échanges.

Dispositif d’évacuation des eaux de condensation :

puis canadien évacuation des condensats

Quel que soit le débouché de votre installation, il faut permettre l’évacuation des eaux de condensation soit dans le sol si le système reste enterré, soit dans le sous-sol.

Si l’installation est non accessible, au point le plus bas, mettre le dispositif au-dessus d’un trou rempli de graviers protégés d’un voile de géotextil.

Si l’installation donne dans un sous-sol et que cela est possible, assurer cet écoulement par le réseau d’évacuation des eaux du domicile.

Ventilation et Régulation :

puits canadien ventilation régulation

Le ventilateur doit être dimensionné en fonction de l’apport d’air frais nécessaire au renouvellement de l’air ambiant du domicile.

Un système de régulation peut être mis en place pour gérer les apports en intersaison, mais cela peut être géré manuellement.

Une connexion peut être également faite avec le système de ventilation mécanique.

Le puits Canadien est devenu un système particulièrement complexe et affaire juteuse dans la société actuelle, mais il est toujours bon de rapeller que son existence, bien que le terme n’aurait été utilisé pour la première fois qu’en 1977 par l’architecte Claude Micmacher, les Romains utilisaient déjà des systèmes de canalisation sophistiqués pour se chauffer avec l’air circulant sous terre.

Alors dans notre projet, nous resterons bien plus modeste.

Affaire à suivre….

Calendrier prévisionnel des travaux deuxième tranche

Cette deuxième tranche comprend :

– l’assemblage de la structure,

assemblage murs

– la pose des bardages extérieurs et intérieurs sur les murs et le plafond ainsi que du plancher,

bardage avec couvre joint

– la mise hors eau et hors air,

mise hors eau  mise hors air

– le passage des gaines, câbles et des tuyauteries,

électricité plomberie

– l’isolation de la toiture, du plancher et des murs extérieurs,

isolation lavande

– la réalisation de la toiture végétalisée,

toiture végétalisée 2

Le planning prévisionnel des travaux :

Planning travaux tranche 2

Dans le cas où le planning de la première phase est tenu et que le transport soit bien réalisé fin novembre, la deuxième phase des travaux pourra commencer en semaine 49.

Semaine 49 (décembre) :

– montage de la structure du plancher bois : longrines, entretoise, pièces d’extémité et sous-face en OSB 3″,

– mise en place de la lisse basse.

Semaines 49 / 50 :

– assemblage des caissons bas,

– mise en place de la lisse haute,

– assemblage des caissons hauts donnant la pente de la toiture,

– mise en place de la lisse supérieure.

Semaine 51 :

– montage de la structure de la toiture : longrines, entretoises, pièces d’extrémité et « volige » en dalle d’OSB 3. L’OSB sera fixé provisoirement afin d’être retiré pour la mise en place de l’isolant, une fois le plafond réalisé,

– protection de la « toiture » par la mise en place d’une bâche (mise hors eau provisoire).

Semaines 52 de 2013 et 1 de 2014 :

– les fêtes de Noël arrivant, ces deux semaines seront repos.

Semaines 2 / 3 (janvier 2014) :

– pose du bardage périphérique extérieur. Celui-ci fait office de contreventement.

Semaine 4 :

– mise en place des menuiseries extérieures (mise hors air),

– réalisation des tableaux et appuis de baies.

Semaine 5 :

– repos.

Semaine 6 (février) :

– réalisation du plafond.

Semaine 7 :

– passage des gaines, fils électriques et des tuyauteries de plomberie.

Semaines 8 et 9 :

– isolation de la toiture,

– réalisation de l’étanchéité,

– mise en place de la terre.

Semaine 10 (mars) :

– repos.

Semaine 11 :

– isolation du plancher,

– mise en place du revêtement bois.

Semaines 12 / 13 :

– isolation des murs périphériques,

– fixation des revêtements intérieurs sur les murs périphériques.

Si nous tenons le cap, la deuxième phase devrait se terminer pour la fin mars et céder la place à la troisième phase, qui avec l’arrivée du printemps pourrait bien débuter par le plancher de la terrassse extérieure.

A suivre……